26 décembre 2008

Monsieur le maire...

En ces durs temps de récession, je vous félicite.

Z'avez trouvé LA tactique pour pouvoir passer au travers.

On ne pouvait pas imaginer mieux.

Même mes élèves les plus imaginatifs pourront vous prendre comme modèle.

J'ai hâte de voir les prochains oraux ayant pour thème "celui ou celle que j'admire le plus".

C'est peu dire.

Vous m'épatatez vraiment beaucoup.

Chapeau!

Très bientôt, vous allez pouvoir faire des millions en revenus avec ce plan machiavélique et ô combien financièrement gagnant.

Tout comptable vous le dira, mesdames et messieurs: compenser un manque à gagner dû à une perte de revenus majestueusement organisée tout en augmentant sensiblement les redevances reçues de manière à, en plus, engranger un profit supplémentaire, c'est winner.

Y a pas à dire: en organisant un citoyenicide sur les trottoirs glacés, M'sieur Tremblay, vous aurez les raisons idéales d'augmenter les taxes chez les survivants!

11 décembre 2008

Aaaaah... six jours encore...

Six jours encore avant la pause des Fêtes.

En attendant, je continue les suppléances et il me reste encore une journée à m'épater de certains élèves de ma classe (m'épater du meilleur comme du pire, on s'entend).

Dernièrement, dans mes journées de suppléances:

  • Toujours intéressant ou agréable, après 3 ans et demi de suppléance, de faire le tour des écoles et de se faire reconnaître par des anciens de mes longs remplacements, par exemple deux de cette longue suppléance dans l'école du "plusse génial" prof de musique qui se sont retrouvés dans d'autres écoles. Une belle petite (m'enfin, grande maintenant) blonde me saute régulièrement dans les bras dès que je la vois pour ensuite me taquiner pendant que je lui rends la pareille. Et aujourd'hui, j'ai revu cet élève qui... euh... comment dire... m'a laissée pantoise dès le premier jour en s'empesant le bas de pantalon avec du biscuit soleil bien mâché (collation céesssdéaimiesque aux amandes qui était très populaire chez les élèves, car sucrée et assez trans merci). Plus tard dans l'année, c'était le tour de mes réalisations en pâte à sel et gouache de même que celui de ma gommette bleue. Bref... Ça m'a surpris surtout parce que c'est lui qui est venu me demander si j'étais bien celle qu'il pensait. J'aurais plutôt tendance à penser qu'il aurait cherché à se sauver de la pauvre maîtresse de maternelle qui voulait arriver à quelque chose avec lui, mais non. Il a l'air de bien aller...


  • Entendu dans la classe où j'étais aujourd'hui, alors que quatre élèves du troisième cycle s'amusent à regarder une encyclopédie du corps humain tout en faisant des dessins.
    Slackàlunettes: Heille!!! Ya pas de couilles!!!
    Moi: Hey! Vocabulaire!
    Tous me regardant: ???
    Moi: On dit pas ça. Ça s'appelle un castrat et ça chantait de l'opéra!
    J'ai aimé leur air interrogatif alors que j'essayais de leur insuffler un peu de culture.


  • Une élève de ma classe est un vrai phénomène. Appelons-la Marge (vous comprendrez pourquoi en lisant). Je vous jure, Marge est une source intarissable de bogues de l'an 2000 tellement parfois on se demande d'où elle sort ses interventions ou ses réactions. Cette semaine, elle arrive en "pieds de bas" dans la classe, me lançant, de sa voix mielleuse ressemblant étrangement à celle de Marge Simpson enfant (oui, oui, ça se peut): "J'ai pas mes souliers madame Dobby!!!"... Grr... la dernière fois qu'elle nous a fait le coup, ils étaient dans son casier, car elle ne les ramène jamais à la maison. Et, la dernière fois, c'était en fait la troisième fois qu'elle ne les trouvait pas. Madame Dobby prend ses nerfs à deux mains et va voir. Bingo, les souliers sont ENCORE derrière ses bottes dans son casier, impossibles à manquer quand on a cinq ans et qu'on se déshabille assis par terre. Je retourne voir Marge avec un air de vouloir faire d'elle de la chair à pâté et lui dit: "Marge!!! Va voir dans ton casier, ça presse, ils sont là tes souliers, regarde derrière tes bottes". Elle va voir, se traînant les bas dans la gadoue, tranquillement pas vite. J'ai eu le temps de faire une routine de 10 minutes avant qu'une éducatrice du service de garde ne vienne me voir pour me dire que la petite était assise, l'air hallucinée, la bouche ouverte et qu'elle regardait ses souliers sans trop comprendre, deux bottes dans les mains. La dame lui avait demandé si c'était ses souliers, ce à quoi, si j'ai bien compris, elle n'a répondu qu'un grognement. Je repose la question en la secouant vocalement, et je crois que c'est là que le miracle s'est produit. Windows a redémarré, elle me dit oui. Il a quand même fallu attendre que j'interpelle l'application "Ben envoueille, grouille, mets-les pis viens-t-en!" pour qu'elle finisse par déplanter complètement (sans blague, je crois qu'elle avait germé et pris racine, assise comme ça les fesses dans l'eau).


  • Vu en cheminant vers une école: sur un balcon, une scène de la Nativité entourée d'un cordon lumineux et, tout juste à côté, un minichandail décoratif de la Sainte Flanelle. Je crois qu'il y a là quelqu'un qui veut s'épargner un voyage à Sainte-Anne-de-Beaupré!

29 novembre 2008

Petit Papa Noël...

Aaaahh... c'est le temps où je dois faire ma liste de cadeaux pour la donner à mes parents. Je ne suis pas très difficile. Donnez-moi des CD et des DVD. Évidemment, pour ne pas me ramasser avec un CD de Sweet People ou le DVD de Snakes on the Plane, je dois donner quelques titres.

Jess vous le dira: je ne suis pas madame liste. Ce qui fait que j'arrive en novembre et que je me demande quelles sortie CD ou DVD je voulais depuis Noël passé. Mea culpa. Cela fait que je me tape des heures de recherche sur Internet pour trouver de vieux palmares, de vieilles listes de "Kessé qui sort en [insérer un mois]" et quelques recherches par artiste. J'ai donc besoin de votre aide, chers lecteurs, pour rajouter ce qui manque à ma liste.

J'aime écouter pas mal de tout, à part le classique (désolée PMT, j'ai vraiment de la misère, je pense que ça remonte au doux temps de mon enfance où on m'a forcé en travers de la gorge les trois mouvements d'une pièce obligatoire que je détestais). Je le dis sur mon profil: je passe de System of A Down à Isabelle Boulay et Pierre Lapointe, en passant par David Usher, Cesaria Evora, les tounes du lait et Linkin Park.

Voici donc la fameuse liste de CD que je me suis monté.

Linkin Park: Minutes to Midnight (pour remplir ma promesse faite à l'amie qui me l'a gentiment copié, car je n'avais pas les moyens de l'acheter à sa sortie)
Cowboy Fringants: L'expédition
Arianne Moffat: Tous les sens
David Usher: Strange Bird et Wake Up And Say Goodbye
Coldplay: Viva la vida 2CD Deluxe edition
Florence K: La historia de Lola
Josiane Paradis (oouuuuiiiiiiiiiiiiii Choubi!)
Mes Aïeux: La ligne orange
Nickelback: Dark Horse (j'avais décroché des albums après Silver Side Up à la suite de l'écoute d'extraits)
System of A Down: Hypnotize et Mesmerize
Alanis Morissette: Flavors of Entanglement
Zébulon: Retour sur Mars
Isabelle Boulay: De retour à la source

Ma liste contient aussi le coffret du dernier spectacle de Ferland, mais celui-là, je le donne à ma maman... avec le projet de le lui piquer après qu'elle l'ait étrenné!!!

Côté DVD, les titres sont récents et sont des films que je tiens absolument à avoir (HP et l'Ordre du Phoenix et Narnia en Collectors Edition, Coffrets 4 et 5 de Passe-Partout et Wall-E), car pour le reste, je préfère fouiller dans le bac à 5$ de tout bon magasin ou attendre les rabais.

Donc... des suggestions?

24 novembre 2008

Prière de ce soir...

Ptit Zézus...


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Allez-vous-ti finir par l'envoyer la marde blanche que les ptits finissent par redevenir du monde?!?!?

Me semble que 45 centimètres, ça ferait la job!!!

04 novembre 2008

Survivor: The Halloween Version

Comment fait-on, lorsqu'on est suppléante, pour survivre à l'Halloween?

Premièrement, on se croise les doigts et on fait des voeux le 30 au soir. On souhaite que le lendemain on n'aura aucune affectation ou que ce sera un prof d'une classe connue qu'on aura à remplacer. Au moins, au pourra se déguiser et s'amuser avec un plaisir franc avec les élèves sans perdre un iota de crédibilité avec une perruque multicolore lorsque viendra le temps d'en ramener un sur le droit chemin, et si horreur il n'y a rien d'organiser, on trouvera le moyen de moyenner la paix jusqu'à l'après-midi avec des élèves qui sauront qu'il vaut mieux pour eux d'être aussi raisonnables.

Quand on reçoit l'affectation pour le lendemain dans une école où on n'est jamais allée, dans une classe de plus vieux, à la presque dernière minute, on se croise les doigts et on fait des voeux jusqu'au lendemain matin. On souhaite que la prof a une salsifi de bonne raison de s'absenter sinon.... ben pas le temps d'imaginer les points suspensifs, car on essaie surtout de se dire que ça va bien aller. On souhaite que ça va bien aller.

Après s'être convaincu qu'on en a vu d'autres et que ce ne sont pas quelques morveux survoltés au sucre et au maquillage radioactif qui vont avoir raison de nous, on se décroise les doigts et on réfléchit. Quelles activités d'Halloween aimeraient des plus vieux, et qui, surtout, ne demanderaient pas de matériel ou utiliseraient celui normalement disponible en classe? Danse? Concours de costumes pour l'honneur seulement (parce qu'évidemment, pensez-vous vraiment que la suppléante a des bonbons à donner?). On se dit finalement que, de toute façon, on trouvera bien demain comment s'organiser, surtout que le matin on profitera des travaux de la chemise de suppléance pour les occuper. Puis, on trouvera sûrement, chez un collègue gentil, des feuilles sur l'Halloween; on n'en a pas de ça, sauf pour les maternelles nos amies.

Et on se couche là-dessus, toute confiante.

Le lendemain matin, on arrive le plus tôt possible considérant que l'horaire de cette école défie les lois naturelles en commençant une bonne demi-heure plus tôt que les écoles avec des horaires normaux. On arrive avec 20 minutes à tuer, euh à planifier... et on réalise finalement que tout est contre nous. On remplace la suppléante de l'enseignante normale, qui elle-même était absente la veille et qui en plus est la seule à n'avoir rien laissé dans les chemises de suppléance d'urgence pourtant obligatoires à cette école et gérées par le secrétariat. On n'a qu'un horaire général des cours, aucune explication de qui va à la première ou deuxième récré et on apprend sur le bureau même de la gentille secrétaire qu'il y a une surveillance de 10 minutes à faire dans... 5 minutes ( ben oui, donner le NAS et trouver l'inexistante chemise aura pris 5 minutes du précieux vingt minutes.)

Grincements de dents, on court au 3e étage déposer ses choses et on regarde vite les horaires laissés à la suppléante de la veille. Et en regardant celui de la classe, on découvre qu'on a une heure bénie d'éducation physique. Alléluia! On trouve aussi un travail qui n'a pas été fait par la suppléante de la veille. Alléluia encore; avec ça et les présentations d'usage, on devrait réussir à passer l'avant-midi, surtout que dans l'heure de période libre on ira téter la collègue d'à côté pour avoir des feuilles plus amusantes.

Par chance, à son arrivée la classe est correcte. On place les enfants en lecture silencieuse, pour tester le niveau "d'obtempération" et de bruit. Calme... wow! Ensuite, on se présente et on discute avec les élèves. On découvre que la suppléante qui fait les vendredis avait déjà organisé la "journée" avec un comité d'élèves qui savaient que le matin ils travailleraient pour ensuite faire des jeux organisés en après-midi. En plus, une des élèves s'était chargée d'acheter les bonbons pour un concours de costume déjà organisé. On planifie avec eux de laisser tomber le concours de momie en papier de toilette (la suppléante a ses limites...) et on fait ressortir une idée de chaise musicale et de danse.

Avant le cours d'éducation physique, ils sont calmes, font leur travail comme il faut et savent même ce à quoi ils peuvent s'occuper s'ils ont terminé. Ils ont été assez calmes, ont fait ça correctement et ils étaient des anges si on compare avec les fous furieux des classes environnantes.

Ensuite, après avoir tété la fameuse collègue pour des feuilles qu'on ira faire photocopier ensuite, on découvre que le cours ne dure que 30 minutes quand ladite collègue tétée arrive avec nos élèves après être allée mener les siens en gym. Comment on est supposé savoir que, dans une case horaire de 60 minutes, et avec la constatation à l'allée qu'il y a un gymnase et une grande salle communautaire aménagée en gymnase, les deux groupes inscrits à EP ne l'ont pas chacun de leur côté, mais les deux un après l'autre? Fallait pas se fier à l'horaire fait au papier cache sur le tableau, car un troisième cours se déroule et est inscrit après l'anglais la musique et les arts plastiques dans l'horaire d'école tellement pas clair... GRR!!!

Malgrétout, avec les feuilles et la participation des élèves qui savent quoi faire pour s'occuper, on termine la matinée. On va dîner et on réalise que la planification bien rodée tombe à l'eau quand, en lisant sur le tableau les mots "défilé voir dans les pigeonnier", que personne, pas même la secrétaire ou les profs, n'a daigné dire qu'une grosse demi-heure de l'après-midi passerait dans un défilé de tous les élèves pour tous les élèves à la grandeur de l'école. GRRR!!!!

Finalement, après la parade et le concours de costume, on se dit fiou, jusqu'à ce qu'on réalise qu'on a envoyé les élèves à la première récré comme indiqué sur le tableau de travail de la classe, mais que ce n'était pas la bonne. En effet, à peine 2 minutes après qu'on se soit assis pour cogiter avec les 3 membres-élèves du jury, les élèves remontent rapidement et calmement la rejoindre dans la classe parce que ce sont les petits qui sont à cette récré. On aime ça quand c'est clair de même la vie han! Un horaire fait avec des carreaux en papier cache et où sont inscrites des heures, ça devrait être fiable et ne pas porter à interprétation si on le compare avec l'horaire de l'école, non?

C'est sûr que ça a frôlé la catastrophe, et ce n'est même pas à cause des enfants!

Mais le plus important, c'est que la suppléante a survécu.

14 octobre 2008

Dites ouistitiiiiiiii!

Le billet de Grande Dame sur les difficultés d'avoir la photo "parfaite" avec six enfants m'a inspiré un billet sur la perfection que peut atteindre une photo de classe. Il faut dire que j'en connais un bail sur le sujet, après tant de photos avec des classes de maternelles, et que celle de ma présente classe frôle vraiment la perfection.

Donc, chers amis, voici comment vous assurer que votre photo de classe soit parfaite:

  • Assurez-vous d'avoir, quelque part dans la photo, un enfant qui, au moment où le flash fait son oeuvre, tire la langue de manière tout à fait discrète. Cela fera en sorte que le photographe n'y aura vu que du feu et que l'enfant accentuera par la même occasion le fait que ses oreilles bien rondes sont légèrement décollées et qu'un de ses yeux se fiche éperdument de l'autre.


  • Assurez-vous que l'enfant le plus revendicateur du droit au moindre effort, celui qui trouve que la vie est dure pour sa petite personne et qui trouve que même l'effort de revendication est une insulte à celle-ci, soit bien assis sur son banc, manière "potato couch", avec un air de "Ptit Gars Fatigué" du Groupe Sanguin. Accentuez la chose par le fait que son tricot, déboutonné, pend lamentablement en bas de ses deux épaules.


  • Assurez-vous d'avoir au moins deux ou trois sourires-dentiers. Vous savez, ces sourires qui donnent l'impression que la pire conséquence dans notre classe est de manger un quartier de citron entier... et qu'ils viennent justement de finir d'en purger une.


  • Assurez-vous aussi d'avoir un enfant baboune. Un enfant qui semble dire "Vas-tu la prendre ton **** de photo qu'on en finisse, j'ai des poupées à aller finir d'habiller!"


  • Soyez aussi certains de ne pas vérifier que même les enfants qui n'ont rien à cirer d'un "Mets tes mains sur tes genoux et tes pieds à plat en avant de toi" n'ont rien à cirer de répondre adéquatement à cette consigne. Un enfant qui se balance sur son banc, qui a l'air de tomber vers l'arrière ou qui oublie que ses genoux ne sont pas entre le tibia et la cheville donne un bel air de vie à une photo scolaire.


  • Évidemment, quelle photo parfaite le serait sans son traditionnel "Ho non, v'là le flash, vite j'me ferme les yeux!" et sans son traditionnel enfant qui recule se cacher derrière un autre, fort probablement pour les mêmes raisons.


  • Bien que la photo parfaite ne l'exige pas vraiment, tentez d'avoir dans votre photo une histoire qui vous fera vous interroger, vous et votre entourage, pour les quelques années à venir. Par exemple, un "coudon, veux-tu bien me dire pourquoi il a l'air de souffrir la pire douleur de sa vie?" Ça assure la pérennité des souvenirs...


  • Enfin, assurez-vous que tous les autres enfants affichent leurs plus jolis minois et leurs plus francs sourires afin de contrebalancer le tout.


Voilà! Si vous suivez mes conseils et qu'au surplus on vous envoie cette journée-là un photographe pas très organisé et assez fendant pour vous reprocher d'être trop à votre affaire alors que ça fait 10 minutes que vous l'attendez devant un simili-fond de simili mur de brique, vous aurez la plus parfaite des parfaites photos de classe.

La plus parfaite des photos de classe pour la plus imparfaite, mais ô combien plus intéressante et réaliste, classe!

:)

23 septembre 2008

Depuis la fin de semaine, je suis perdue.

Non.

Éperdue.

Perdue dans le regard des cinq beaux mecs qu'il y a sur la pochette de mon album.

Ben quoi, faute de pouvoir aller au spectacle, la madame s'est quand même payé l'album, version deluxe siouplaît! Et elle l'écoute en boucle depuis samedi en tripant comme une malade.

Je suis allée à mon ancienne école, enfin, cette semaine! Ça fait du bien, franchement du bien. Je viendrai en reparler un peu plus... quand je serai repue de musique chaudoudou!

16 septembre 2008

Je pensais avoir tout vu...

... mais non!!!

Ma nouvelle classe m'offre aussi des nouveautés en matière de situation tragico-comique.

Un enfant va carrément s'sseoir dans le lavabo, tellement frustré et affrontant qu'il fait cette bizarrerie. C'est mourrant à voir si on est de l'extérieur, mais vu que j'avais enduré plein d'autres refus de sa part avant, moins mignon de le retirer de là lui et son popotin détrempé! Tout de même je lui accorde un 9 pour son originalité!

La même journée, des enfants se font des peintures de guerre en pleine figure avec la peinture tactile. In-cro-yable. J'avais presque envie, dans le fond, de leur fournir les plumes... Et le pire, c'est qu'entre deux tonnerres et trois froncements de sourcils, j'ai pu admirer la qualité de leur travail en ce qui a trait à la symétrie. Penauds et symétriques... ah là là!!!

Et à la question "comment vous écrivez le nombre 13 les amis?" j'ai eu la mignonne réponse "Avec un crayon". Mignon parce qu'avec un grand sourire sincère, des lulus et des "linettes", on ne peut pas faire autrement que trouver la scène tout simplement craquante. Je crois que faudrait apprendre, des fois, ou réapprendre plutôt, à réfléchir avec la simplicité des enfants. Efficaces ils sont!

Pour le reste de ma semaine, une chance que la suppléance implique pour moi de faire mon boulot d'enseignante. Et que ça implique la reconnaissance de pairs que je ne connaissais pas avant, tout comme les câlins et les bons mots d'élèves qui ne me connaissaient pas encore la veille. Ça va être tout ça qui va me garder le moral, même si l'année va être longue... parce que pour le reste de l'administratif, on peut appeler ça "how to pitcher ze human interest chez le yâble!"

Ils ne m'auront pas...

05 septembre 2008

Tutti-frutti 05-09-08

Des petites nouvelles ou quelques faits et états d'âme...

  • Un ajustement année courante sur un talon de paie, saviez-vous que, même si ça adonnait que ça avait l'air de ça, ce n'est pas logiquement les 10 jours de paie qui manquait dans le montant que la CS nous retient puis nous regarroche joyeusement en juin pour avoir un été potable (payée 40 jours incluant la paye de juin alors qu'il y a 40 jours d'été plus la paie de juin justement!!!)? C'est plutôt l'ajustement du nombre de jours manquants à la période de paie entre son début et le moment où on commence à travailler pour "égaliser" mon salaire annuel de 200 jours. Je viens tout juste de l'apprendre, étant donné que je n'ai pas eu d'ajustement cette année, alors que j'attendais ce moment avec délectation. Ne l'ayant pas eu à cette paie (que je croyais ne pas avoir en plus), j'ai appelé au service des paies. J'ai appris que, puisqu'on a commencé à travailler au premier jour de la période de paie, je n'aurais pas de merveilleux petit montant si bien placé après un été de disette, montant que par pur hasard du calendrier j'obtenais à chaque année depuis minimum 4 ans, soit les années où je commençais avec un contrat. Au yâble le billet de NKOTB, et l'ordi attendra en octobre. Fait ch***. Bon d'accord, je paye mes factures quand même et je ne mange pas de "pouelle" non plus; c'est vrai et ma raison me dit que dans le fond c'est ça qui compte. Mais, fait ch*** mon émotif irrationnel bourré de joie et d'attente.


  • Pas eu de nouvelle de lui; pas de nouvelles provenant de lui en fait. Je l'ai rencontré au travail et j'ai eu de ses nouvelles, mais aucune initiative de téléphone de sa part comme prévu par sa personne. Bon, il a profité de ses vacances, mais... soupir... J'aurais aimé un tantinet d'intérêt, un téléphone juste pour dire qu'il n'avait pas oublié. Un petit quelque chose même amical. En tout cas. Il sait que l'offre à souper tient toujours. Je ne m'acharnerai pas. Ça craint comme disent les Français, et ça rentre (encore) dedans matante Dobby.


  • J'ai eu les nouvelles que j'attendais. Pas de deux jours. Pas de gâterie dans ma semaine. Pas avec mon équipe-école de "mon" école. Niet. Ça s'est encore passé ailleurs que ça aurait dû se passer. J'en ai braillé une "shot". Ça pince encore... je sais que c'est "comme" ça en enseignement, qu'on se fait barouetter d'une école à l'autre, d'un poste à l'autre. J'aurais juste mieux accepté le fait que c'était terminé "naturellement" par un vrai barouettage que par une décision unilatérale du genre qui vient me couper toute occasion de même terminer ça de la "bonne façon". L'administratif et les crocheries (pour ne pas dire crosseries), j'en ai ma claque.


  • Je suis allée au bingo ce soir. Pas celui de ma tante Gertrude, celui des profs. Rien de bon, quelques postes réguliers menant à la permanence en préscolaire 4 ans à faire dans deux écoles (avec trajet entre les deux impossible à faire en transport en commun) ou une tâche de 4 ans dans une seule école que je sais être dans un racoin de préfabriqué avec pas grand-chose comme matériel. Restait un truc tellement loin que je n'en parle même pas parce que pas voyageable en transport en commun. je suis partie finalement avant même que ça ne commence.


  • J'espère que ce sera ma dernière année sur ce projet. Je réalise que "matante" Dobby a fait le tour du jardin. Je sais de quoi je suis capable, je continue à "ramasser" les classes perdues et à combler les autres. Disons que cette année le choix a été plus économique, et avec tout le branle-bas d'émotions autant du côté personnel que professionnel, je me sens un peu démoralisée. J'aime encore enseigner, et c'est, je crois, ce qui me sauve. Malgré tout, je fais ce que j'aime, mais j'ai donc hâte de me retrouver dans mes pénates, surtout que je n'ai plus ces deux jours où je me sentais chez moi. J'aime et j'adore ma nouvelle équipe, ça aide aussi. Ce n'est pas pareil, mais c'est normal, je m'ennuie et je me sens déracinée présentement. Nono comme ça. Pourtant, j'ai déjà été barouettée, je devrais savoir. Mais non, puisque ça n'a pas été vécu sous les mêmes conditions...


  • Par contre, la journée que je fais sera très motivante vu que je la passerai presque toute à faire des arts plastiques, chose que l'enseignante ne fait que très rarement et qu'elle est bien contente de me voir prendre en charge. Et je vais en faire selon le "vrai modèle" de l'exercice de base et de l'exécution. J'ai déjà prévu plein d'activités, le matériel, les déroulements sont dans ma tête. Les enfants ont déjà bien apprécié mon activité de première rencontre: de la peinture tactile pour réaliser une oeuvre commune et passer par le fait même le miracle du mélange des couleurs. J'ai hâte d'expérimenter des journées "artistiques" régulièrement comme ça.


  • Des fois, j'ai honte de faire partie du projet. Pourquoi? Parce qu'admistrativement parlant, il est plus "rentable" de foutre le bordel dans une classe pour faire travailler 3-4 personnes du même projet qui sont inactives (on pourrait mettre la même quitte à la remplacer lors de sa journée fixe, mais je suppose qu'on en veut pas que ce soit toujours les mêmes qui paressent... soupir...), que de mettre un suppléant qui fera l'intermède entre le départ/absence d'un prof et l'arrivée du suppléant finalement trouvé pour faire le reste du temps. Il y a souvent même quelques tissus de mensonges pour expliquer qu'un suppléant libre ne vient pas; une chance que certains sont plus honnêtes, au moins ça rachète l'affaire un tantinet. Assez honteux pareil dans tous les cas. Cette fois-ci, une chance que quelqu'un a pris le poste au bingo de cette semaine. Je ne sais pas si la classe aurait résisté encore longtemps aux ballottages eux qui y ont déjà goûté l'an passé à de multiples reprises. Par chance aussi que dans les 6 jours de début d'année ils m'aient eu pour 3 jours: enfin de la stabilité pour eux!!!


  • Et moi aussi, j'ai été chanceuse. J'ai dû tenir cette classe serrée, leur rentrer dedans un peu, les mettre devant les conséquences de leurs choix. Pourtant, à la période libre aujourd'hui, les filles m'ont fait le plus beau des cadeaux: méga message sur le tableau blanc rempli de "#1" "Meilleure prof" "On t'aime Madame Dobby", de coeurs, de sourires et de couleurs. Ai-je besoin de dire que ça a franchement fait du bien à mon âme "un ptit peu beaucoup" poquée?

23 août 2008

Tutti-frutti 23-08-2008

Melletigne-potte, c'est un fait et autres expressions étant déjà utilisées, reste ça, tutti-frutti.

Donc voilà:

  • Reste deux dodos avant ma rentrée... j'ai hâte de reprendre le beat, de savoir où je m'en vais. Hâte de remettre les pieds dans une classe bon!


  • Toujours pas eu de nouvelles de ce qui m'inquiète...


  • J'attends toujours des nouvelles de lui... disons que le test "appelle-moi 101" est pas très concluant dans son cas.


  • J'ai de beaux souliers de marche/ course/ escaliers/ remplacement de gym/ surveillance/ confort/ sports/ jours où je file poche. Vous voyez? Non? Bah là, vous en avez pas vous des ronnigne choux?


  • Il y a de nouveaux billets de libérés semble-t-il pour le spectacle des NKOTB le 20 septembre.


  • L'ordinateur que je veux a un petit rabais pour la rentrée scolaire. Un gros dissse piasssses, mais vaut mieux l'avoir dans la mienne que dans la leur de poche!


  • Devinez qui ira s'acheter un billet de spectacle et un nouvel ordi quand elle recevra la paye qu'elle n'a pas eu en juin?!?!?


  • Devinez qui a hâte d'avoir de nouveau des payes normales pour économiser et aller se vautrer dans ses magasins de guenilles préférés que sont Wal-Marde et Pennington?


  • Une haltérophile aux Jeux Olympiques tellement en colère d'avoir manqué son coup et qui fait sa crise, les deux poings fermés et les yeux fermés bien durs, à la manière d'un enfant de 2 ans, c'est drôle. Mais quand de colère elle ne voit plus rien et se prend le mur du couloir d'accès au vestiaire en plein front, c'est encore plus drôle. Surtout quand la foule lâche un "HO!" et que l'athlète change son air bête pour un air de stupéfaction après avoir titubé sous l'impact. Scusez-la!


C'est tout!

18 août 2008

L'entrée progressive à la maternelle

Évangéline et moi avons fait nos études universitaires ensemble. Une fille géniale, drôle, pleine de vitalité, une personne ouverte avec qui j'ai jasé souvent dans un racoin de l'Après-Cour (quand je me suis déniaisée à y aller, évidemment, jus de fruit en mains) et en cours. Une prof qui a de l'allure aussi. C'est pourquoi, lorsque j'ai lu sa montée de lait sur l'entrée progressive à la maternelle et contre l'abrutisme "évident" dont fait preuve la liste de matériel à acheter à sa Citrouille, je n'ai pas hésité à monter aux barricades. On en a même rejasé sur MSN hier.

L'entrée progressive des élèves de maternelle est un de mes chevaux de bataille. Dans les équipes-école où j'atterris, on se bat encore pour en obtenir la moindre parcelle d'entrée progressive, autant au niveau local en la présentant au C.É. (où souvent on croit qu'on essaie de se passer quelques heures de congé supplémentaires) ou à la commission scolaire (où le bien-être des enfants passe après la rentabilité de la chose).

Je vais donc reprendre ici mon commentaire et, quelquefois, l'interrompre pour rajouter mes commentaires bloguesques. Avant, je vous invite à aller lire sa montée de lait, pour que vous puissiez comprendre ce à quoi je réagissais.

Irsssh...


Bon, ça c'est le cri primal de l'enseignante de maternelle en moi après lecture... continuons :)

Et nous qui nous battons chaque année pour avoir une vraie entrée progressive... Vu comme ça, nous avons effectivement l'air d'une vraie bande de paresseuses qui n'avons rien fait aux pédagos (qui sont, dans les 2-3 dernières années, de plus en plus envahies par les réunions de toutes sortes ou les formations que par du vrai travail de préparation de classe ou de replacement de notre matériel de classe...).


Aaaaaaaaaah... les fameuses pédagogiques... un autre débat plus tard ça!!!


C'est vrai que l'horaire de ton école a l'air bizarre, mais à ta place je me renseignerais... Tu sais, les entrées progressives comme ça doivent être approuvées par le C.É. qui généralement met plus de bâtons dans les roues qu'il n'améliore les choses. L'horaire qu'on propose subit souvent des changements bizarres, et les raisons peuvent être multiples: à cause de tel parent qui veut se faire accommoder "au nom des autres parents" ou par rapport au service de garde qui ne veut pas ajuster son horaire (peut pas l'ajuster? très rare à mon avis, même si ça arrive) ou à cause du service d'autobus.


C'est sûr qu'une entrée progressive demande des ajustements de tous ceux qui seront impliqués: parents et famille, service de garde, transport scolaire, enseignants, comité de la rentrée, etc. Dans le meilleur des mondes, tout le monde finit par s'entendre. Dans d'autres mondes, c'est à qui tirera la couverture de son bord ou à qui continuera de dire que l'entrée progressive n'est qu'un caprice. Il y a aussi les impondérables, comme dans le cas d'un transport scolaire qui a plusieurs écoles à desservir. Le manque de ressources financières a aussi un grand rôle à jouer; il arrive qu'un service de garde n'ait tout simplement pas les moyens d'assumer les heures de plus et qu'on doive réaménager l'horaire pour gratter les fonds de ses tiroirs. Dans ces conditions, les ententes obtenues sont parfois bizarres. Dans le cas d'Évangéline, après discussion, il se pourrait qu'il y ait un projet d'intégration spécifique à la commission scolaire de Citrouille. J'espère qu'elle pourra en savoir plus.

Et l'entrée progressive n'est pas là pour nous, les enseignantes de maternelle. Ah, c'est sûr qu'entre les deux périodes où nous recevons les enfants, idéalement en demi-groupes, nous courons comme des malades pour appeler les absents, pour préparer toutes les paperasses pas reçues d'avance dans les 3 pédagos précédentes, préparer le matériel de l'activité d'accueil qui suivra ou celles du lendemain, consoler un qui ne veut pas entrer au service de garde, parler avec les parents qui viennent chercher leurs enfants après la première demi-journée, construire les équipes de travail, vérifier si tout le salsifis de matériel est bien identifié comme demandé (parce que oui, quand 4 enfants perdent leur crayon rose, ce n'est magiquement jamais à personne, et après la 3e chicane de la journée du "c'est le mien" on adore qu'il y ait les noms dessus, on a d'autres chats à fouetter), évaluer les changements à faire ou les associations à éviter, etc. Mais ce n'est pas pour ça (parce que franchement, on est toutes capables de faire ça sur nos 40 minutes de décalage sur le primaire en TNP ou sur notre heure de dîner ou sur nos heures "supplémentaires" après l'école) qu'il y a l'entrée progressive.


On l'entend souvent sur le bord de la clôture cette argumentation. C'est pourquoi cette année dans ma classe nous avions fait, lors de la rencontre des futurs élèves, une rencontre avec animation pour expliquer le pourquoi du comment de l'entrée progressive, de sa nécessité. Oui, on travaille entre les accueils, mais ce n'est généralement pas du travail que nous pouvons faire d'avance ou du travail que nous n'avons pas pu faire d'avance (voir le futur débat sur les pédagos).

Non. C'est pour mieux se connaître, mieux s'apprivoiser, avoir le temps d'expliquer avec 8-10 paires d'yeux attentives et impressionnées au lieu de 18-20 totalement impressionnées nos attentes, notre personnalité. C'est pour que tout le monde puisse s'apprivoiser sans trop se faire bousculer par le nombre de personnes (le double de ce qu'il y a dans une garderie) ou par de nouveaux caractères problématiques (pas toujours géniaux on s'entend qu’un enfant plus problématique peut avoir 5 ans lui aussi) qui viennent saper toute l'attention à leur détriment. Eh oui, c'est plus facile à 8-10 qu'à 20 d'interrompre une activité pour faire une intervention. Les groupes A et B, ça ne doit pas être chaque maternelle, mais bien des demi-groupes A et B dans chacune des classes. Pratique ces demi-groupes aussi pour s'habituer à un nouvel environnement, une nouvelle routine, pleine de nouveautés: comment entrer en classe, quoi faire en entrant, comment placer ses choses, comment s'installer pour la collation, comment aller aux toilettes, comment s'installer pour le travail, quoi faire pour le rangement des jeux, comment se déplacer, apprendre les règles de vie, etc. Plus facile de le montrer à 8 à la fois qu'à 20, encore une fois. Ce ne sont pas des 6e années, il ne faut pas l'oublier. Ils ont 5 ans et sont mis devant plein de nouveautés et ils ont besoin d'être plus guidés que des grands de 11 ans.


Dans les 3 années où j'ai fait mon remplacement, nous n'avions que deux jours pour tout faire ça, et ça représente bien la moyenne de temps qu'on daigne accorder. Nous n'y sommes évidemment pas arrivées, et la majorité des routines ont été installées en grand groupe. Tout prend alors le triple du temps, nous courons d'un événement à l'autre pour corriger le tir. Ah, il est certain que ça fait partie du travail à faire, et c'est tout ce qu'il faut faire et que ça se fait. Il est "seulement" plus facile de prendre le temps d'expliquer à 8-10 alors qu'à 20 on a toujours l'impression de laisser l'enfant en plan, de le laisser avec sa peine si l'événement est venu le chercher (ils aiment bien faire les enfants, alors ça vient toujours en faire pleurer un ou une de manquer son coup). Plus facile d'être humain, d'éviter de bousculer ces petits; plus facile de servir de vrai guide dans ce nouveau monde...

C'est aussi parce que l'entrée à la maternelle est une expérience exigeante pour un enfant. Ils sont épuisés, fatigués, sollicités à plein. Fatigués même après une demi-journée, ou 1h30. Pour plusieurs, c'est de l'émotion en concentré. Pour d'autres, ce l'est moins. Et non, ce n'est pas parce qu'un enfant a fait la garderie qu'il est moins fatigué ou émotif ni parce qu'un enfant a toujours été à la maison qu'il le sera plus. C'est de l'adaptation dans les deux cas, et chacun la vit comme il peut.


Les enfants sont épuisés de leur entrée à l'école. Ils en ont pour un mois à être épuisés. Combien de parents nous arrivent et disent, étonnés, à la première rencontre de parents ou aux bulletins, que leur enfant tombait littéralement de fatigue chaque jour de septembre. Je ne dis pas que l'entrée progressive enlève cette fatigue, loin de là. Par contre, elle la tempère, l'étale pour l'inclure un peu plus doucement dans le vécu de l'enfant. Ils en ont déjà beaucoup à donner dans les premières journées sans qu'en plus on ne leur accorde pas un peu de répit. Certes, j'en entends dire déjà que plusieurs vont au service de garde et que de toute manière leur journée sera remplie. C'est vrai, sauf que le service de garde inclus dans une entrée progressive s'arrangera pour donner le répit et la distraction qu'il faut, du mieux qu'une telle situation peut le faire.


Pour le vivre chaque année, nous avons des parents qui ne comprennent pas le pourquoi ni la nécessité. Les commentaires que tu as ici ne m'étonnent pas, je les ai entendus souvent. Sauf que, pour avoir vécu les "grosses entrées", je peux t'assurer que ça a son effet sur les enfants de le faire en progressif. Idéalement, on voudrait ça sur 5 jours, avec la fameuse rencontre de la première journée (on rencontre généralement en demi-groupe, et ça donne notre temps de présence élève obligatoire) pour mettre les choses au clair avant la rencontre de septembre. Idéalement. Parce que nous nous battons chaque année, et que pour l'avoir vécu même les plans les plus logiques subissent des changements ou des coupures qui donnent des plans bizarres.

On se bat assez pour ça que je n'ai pas le choix que de faire ce long commentaire. Ce n’est pas pour nous, c'est pour les enfants. Les enfants, ce n'est pas une raison ridicule. Désolée si jamais d'aventure ça semble lancé comme commentaire, ce n'est pas le but, mais ça me choque. Et c'est rare que Dobby monte aux barricades... sauf pour ce qui lui tient à coeur ou ce qui n'est pas très bien compris.


Et Évangéline m'a assurée que je n'avais pas été dure ou raide. Je crois qu'elle-même peut dire que j'ai rarement mis mon pied à terre pour affirmer quelque chose sur un sujet quelconque. Je peux compter sur mes doigts les fois où je l'ai fait depuis l'université.

Pour ce qui est du matériel, eh oui nous avons nos exigences que nous ne pouvons plus demander, mais plutôt suggérer. Parce qu'avec les années, on a bien vu quel matériel finissait par faire la job pour l'année ou qui ne la faisait même pas pour 5 minutes, ce qui est pratique ou causera plus d'ennuis. Mais on les endure pareille les $%?!*& de gomme à effacer du Dollorama qui beurrent plus qu'elles n'effacent. On les endure les &$%!*&% de crayons-feutres Rose-Art qui après 5 dessins rendent l'âme et sèchent après 3 minutes d'ouverture. C'est mieux que rien, même si on demande les Crayolas parce que, même si un peu plus chers quoique souvent en spécial, ils fonctionnent et résistent. Même après 7 ans, les miens fonctionnent encore très bien. C'est intuable ou presque, sauf en mai-juin après 1200 dessins. Bref, ce qu'on veut c'est du résistant et du propre. Ce ne sont pas les balles qui sont importantes à mon avis, et pour le couvre-tout, vive les chemises de papa, en autant que ce ne soit pas trop long des manches pour pendre dans la peinture et tout beurrer quand ta citrouille l'enlèvera. J'en ai toujours utilisé des vieilles chemises et c'est parfait tant que ça ne tombe pas.


Si je parle pour moi et ma collègue, c'est sûr qu'on est accommodante, qu'on comprend que certains n'ont pas les moyens et qu'on acceptera du matériel palliatif, tant qu'il est de qualité. Reste que le matériel acheté pour pas cher ne vaut généralement pas cher sauf s'il s'agit de matériel correct acheté à rabais. Ça ne vaut pas la peine les crayons de mine du Dolloramoune s'il faut en racheter un paquet de 10 tous les mois parce qu'ils sont extrêmement friables et intaillable sans casser au fur et à mesure. sur 10 mois, les crayons du Dollaramoune auront engouffré 20 dollars de budget alors que des Mirado ou Bérol ou autre, qui auront coût 2,99$ pour 12, dureront pour 3-4 mois et économiseront beaucoup de frustrations aux enfants. Côté quantité, on essaie d'être raisonnable; je ne sais pas si c'est pareil pour d'autres enseignantes, mais on essaie, selon l'usage qu'on sait qu'on fera de tout cela pendant l'année.

Pour ce qui est des spécifications autres sur le matériel, il faut dire, comme j'ai dit à Évangéline, que chaque année on tombe sur des parents pas très logiques. Prenez par exemple ce parent qui, lisant boîte de 16 crayons-feutres, a acheté deux boîtes de 8 crayons... et a été franchement surpris qu'on lui dise qu'il aurait eu une bonne idée s'il n'en avait pas acheté deux "Originales" pour que son fils n'ait pas deux couleurs identiques... "Ah ouain??? Ah ben... j'y avais pas pensé!"... C'est plate, mais dorénavant, sur les listes, nous écrivons 16 couleurs différentes pour être sûres de notre coup. Nous prenons les parents pour des nonos pour être sûres de notre coup.

Et comme j'ai dit à Évangéline, qui n'aime pas se faire prendre pour une nouille: "Prends-le plutôt du bon côté: dis-toi que tu es vraiment très intelligente pour ne pas avoir besoin de tant de dessins!"

Voilà ;)


Eh oui... voilà :)

27 juillet 2008

Zébulinons en coeur!

Je suis allée aux Francos voir le retour de Zébulon. Merci le mauvais temps qui a attendu à la dernière minute pour quitter le temps du spectacle! À 20h il n'y avait presque personne devant la scène. Je me suis installée et c'est vers 20h45 que les gens ont commencé à affluer.

J'ai vite su que j'étais entourée de fans finis du groupe quand ils ont tous chanté en choeur avec le groupe "Merry Christmass" (que je ne connaissais pas, mais que j'ai trouvé bien drôle). Un "j'étais bien bandé/toute la nuit" entonné a cappella, ça fait une belle entrée en matière :D.

Ça a été comme ça tout le long tout spectacle. L'énergie qui se dégageait de la foule, pour ce qui est de l'avant à tout le moins, était géniale. Une petite d'à peine 10 ans derrière moi connaissait elle-même toutes les paroles de toutes les chansons par coeur. Quant à moi, je m'époumonais sur toutes celles dont je connaissais les paroles et je tentais de danser dans la marée humaine qui m'entourait. Je crois qu'Yves Marchand, du haut de son kilt, trouvait ça génial de voir les gens chanter comme ça avec eux, et il avait souvent le "rire" aux lèvres.

Ils ont enchaîné plein de leurs succès et d'autres chansons que je ne connaissais pas, mais que j'ai su apprécier, de Libido à Marie-Louise en passant par Sofa, J't'aime encore, Job steady, Adam et elle, Apocalypse, Les veuves de chasse, Reviens pas trop tard, Les femmes préfèrent les ginos, Y fait chaud et Adrénaline.

Le seul moment où la foule a été silencieuse a été celui où ils ont chanté "Mars et Vénus", leur nouvelle composition. Et encore là, les commentaires fusaient à la place des paroles; on s'entendait tous pour dire qu'on reconnaissait encore Zébulon dans cette nouvelle pièce et encore après toutes ces années.

J'ai passé une excellente soirée, bien remplie d'énergie et de musique à fond la caisse (suis sortie de là avec dans les oreilles la sensation d'entendre à travers de la ouate). J'ai bien hâte de mettre la main sur leur nouvel album qui sera, en fait, une compilation de leurs succès avec quatre nouvelles pièces.

21 juillet 2008

Le couperet du 5 ans

J'ai réalisé cette année, mais je n'en avais pas parlé, que j'avais passé le cap fatidique des 5 ans. Ce cap où, selon les statistiques, plusieurs diplômés (je ne me rappelle plus quelle proportion, si quelqu'un s'en rappelle, indiquez-le-moi) abandonnent l'enseignement pour toutes sortes de bonnes raisons. Je peux toutes les imaginer et les comprendre. Ce n'est pas évident enseigner et plusieurs choses peuvent faire en sorte que même des enseignants qui auraient un bel avenir devant eux quittent la profession. Trop de variables, j'en ai vécu assez pour comprendre.

Ce qui, je crois, m'a sauvé, ironiquement, c'est le stage raté. C'est là que je me suis pété (pas totalement par ma faute) la gueule, que j'ai vécu le questionnement sur le choix de ma profession. C'est à cause de cela que je me suis retrouvée à faire de la suppléance et à me faire demander de remplacer 2 mois dans une classe très difficile, encouragée par un support à toute épreuve de l'équipe-école et au final encouragée par mon superviseur de stage lorsque la "gamique" minant mon stage a été découverte. À sortir "vivante", ragaillardie, déterminée et revalorisée par tout cela.

J'ai été chanceuse de vivre ce support et cette confiance à ce moment précis de ma route. Du support, j'en ai eu plus souvent qu'autrement. Par contre, pour avoir vu diverses situations et en avoir vécu quelques-unes, je vois bien que ce n,est pas tous les enseignants qui, dans leur cheminement, au fil des classes, obtiennent les encouragements, le support, le filet de sécurité dont ils ont besoin. C'est dur de se sentir seul, que ce soit pour une journée, une période, un mois, un an. C'est dur de ne pas se faire accueillir, de voir des collègues de niveau ou de cycle tourner le dos à son approche ou se sauver à la moindre question pour aller prendre un café et ne jamais revenir, de se faire dire que les problèmes sont les nôtres et qu'on a tout simplement à s'arranger avec. Dur de ne pas se faire appuyer dans une démarche tout à fait légitime par une direction qui veut sauver les apparences. Et dur de vivre les situations problématiques tout court dans sa classe (je laisse votre imagination déborder, allez) et aux alentours de la classe (certains parents). Dur de se faire traiter presque d'incompétente parce qu'on surnage dans tout ça.

Bref, si un enseignant qui débute, aussi compétent soit-il, se retrouve deux, trois ou quatre fois de suite dans des situations où il crie à l'aide et où on ne daigne même pas lui lancer une bouée (ou que pire on l'achève avec ses propres rames), normal qu'il décroche.

Je suis contente d'avoir passé ce cap "psychologique" dont tout le monde parlait dans notre cohorte, et dont tous les profs "parvenus" parlent en fait. On connaît tous quelqu'un qui a abandonné. Je n'oublierai jamais cette collègue de bac rencontrée par hasard dans le métro, qui s'extasiait que j'enseigne encore alors qu'elle avait plutôt opté pour un travail où elle faisait plutôt de la formation aux pairs. Je suis fière d'être rendue là où je suis dans ma carrière. J'espère que je serai enseignante pour tout le reste de ma carrière. On ne sait jamais, bien que, comme j'en discutais avec un collègue vers la fin de l'année, qui a lui aussi passé ce cap, si on a passé à travers ce à travers quoi on a passé, on est équipés pour veiller tard malgré les avanies.

Je me demande combien de mes collègues de 2002 l'ont passé... Bonne carrière à tous ces autres qui ont passé leurs "5". Bonne vie à tous ceux qui ont changé de cap; soyez heureux et j'espère que vous n'êtes pas amers ou que vous ne gardez pas trop de mauvais souvenirs, et que tout va pour le mieux pour vous.

14 juillet 2008

Les 10 jours passés

Étant donné que je passe mes vacances sur la paille (vive les 4 payes de vacances à étirer en 5 pour éviter de manger de la poussière pendant 2 semaines à la fin août avant le début du contrat), disons que mes loisirs et mes petits bonheurs se doivent d'être gratuits. Exit donc le Super Aqua Club, exit le cinéma à toutes les semaines ou les locations de DVD (surtout que je dois attendre d'avoir le foutu fil HDMI pour brancher mon lecteur à la télé). Exit toute autre chose qui aurait pu me demander un peu d'argent.

Fait suer, mais pas grave.

Donc, j'essaie de profiter des petites choses de la vie gratuite, les prévues comme les imprévues. En voici quelques-unes survenues pendant les derniers dix jours.

Il y a une semaine, j'ai pris un autobus très spécial. Celui d'un futur retraité que ses collègues de travail avaient dû décorer pour l'occasion de sa dernière journée de travail. Il était plein de ballons, de cartes, de guirlandes et d'affiches; une affiche disait même "pas responsable des accidents". Nous avons bien rigolé avec le chauffeur et nous avons quitté l'autobus avec un grand sourire. Faut dire que lorsqu'une affiche à l'avant dit "Futur retraité, klaxonnez", chaque coup de klaxon donne des petites doses de bonheur et de folie. C'est vraiment génial de voir que des collègues se mettent à ce point à l'oeuvre pour monter une belle surprise pour quelqu'un qu'ils doivent évidemment apprécier.

La journée d'avant, j'étais allée voir le spectacle des Lost Fingers au Festival de jazz. Quelle belle énergie ces gars-là dégagent! Ils relèvent le défi de revamper et retravailler les succès des années 80 avec brio. Tout le monde était debout, tout le monde swignait (enfin, de notre mieux étant donné que la salle était pleine à craquer) et chantait. Les gars avaient le feu dans les yeux; je crois qu'ils étaient dépassés par la foule qui venait les voir et par l'impact qu'ils avaient. Ce qui est sûr, c'est que cet album se retrouve sur ma liste à acheter.

Ce matin, je me suis fait attaquer par une vieille peau à coup de canne. Oui oui!!! Une vieille acariâtre qui, alors que je m'apprêtais à monter dans l'autobus, puisque les gens avaient fini de débarquer depuis quelques secondes, a décidé de descendre. Alors, polie, je redescends et je recule d'une très bonne distance de la porte. Mais voilà que la dame commence à m'agiter la canne devant les jambes, la tenant à bout de bras, presque en train de tomber en bas de l'unique marche de l'autobus. Et là, pendant que je pense qu'elle a besoin d'aide, elle se met à maugréer et à pester, en anglais, comme quoi j'étais une ci et une ça et que j'aurais bien pu me tasser sur le côté pour la laisser passer. Elle descend et, tout en se tenant à la porte d'autobus, essaie de me remettre un coup de canne. Ça a été plus fort que moi, devant une telle attitude, j'ai lancé un "hey lady, be polite, you had enough room!". Non, mais! Attends voir si ta canne me repasse encore sous le nez!

Je suis allée voir le film Wall-E en fin de semaine avec mon père. Le nombre de niveaux de messages dans une animation aussi bien réussie est hallucinant. Le plaisir et les blagues sont aussi au rendez-vous. En plus, les minimalement geek comme moi voient plein de références. Même le générique de fin est amusant à voir. Par contre, j'aurais voulu avoir un "après-générique" comme le laissait espérer la dernière trame sonore. Il faut aussi noter l'excellent court-métrage d'animation Presto; déjà, juste les péripéties imaginées à partir de la trame de base sont hilarantes. Ajoutez à ça un superbe travail d'animation et de dessin et vous avez une petite merveille entre les mains. Le tout a fait du bien au moral.

Dans les prochains jours, je compte aller profiter du volet rue du Festival Juste pour rire. Aller voir les spectacles et les animations, aller jouer dans les tentes de jeux, aller à la petite cantine dans un wagon de métro sur Ontario. J'ai hâte de profiter de la folie de ce monde`-là. Ensuite, ce seront les Francofolies, et je compte bien voir les B.B., Zébulon, Gregory Charles ainsi que quelques spectacles de 17h aussi avec des artistes de la relève.

Après cela, mes parents sont en vacances, on trouvera bien quelques choses à faire d'ici la rentrée scolaire, qui elle, me turlupine encore...

04 juillet 2008

L'extase du jam

Mercredi, j'ai visité le Festival de jazz. J'ai décidé que j'allais profiter des ateliers du Salon des instruments de musique de Montréal et que j'allais participer au spectacle Grand Jam avec l'école de percussions Samajam. J'ai adoré ma journée. Je suis revenue chez moi complètement repue de rythme.

Tout a commencé avec l'atelier "Apprenez la guitare en une heure". Bon, je vais être honnête. J'ai acheté une guitare il y a un an et demi. J'ai tenté, il y a un an et demi, d'apprendre avec un livre. L'expérience n'a pas été un succès, faute de technique et faute de résultats malgré les efforts. La démotivation qui s'ensuivit aidant, mon côté autodidacte en a mangé un sérieux coup et je n'y ai plus retouché. Plus le temps a passé, plus j'avais honte de ne pas m'y remettre. En voyant l'atelier annoncé, je me suis dit: "Dobby, là c'est le temps de te mettre le pied au cul, de faire un crash course et ensuite, de t'y remettre!" Et... bien c'est un succès! J'ai appris seulement 3 accords, mais ceux-ci étaient accompagnés d'un autre à apprendre moi-même, des déplacements entre eux, de la technique pour tenir et gratter la guitare ainsi que d'une superbe feuille où sont notées toutes les chansons que je peux faire avec seulement ces quatre accords-là. Maintenant, je suis pleine de motivation pour continuer les accords et pour devenir la reine des feux de camp en enlignant J'entends frapper, Femme de société, La bamba, Horse with no name, Twist and Shout, Remède miracle ainsi que Mon voisin (Frère à ch'val). Call me Carlos Santana!

Après avoir dîné au soleil sur les marches de l'esplanade de la Plade-des-Arts, je suis retournée à la tente du SIMM pour un atelier Djembé Jam. ENFIN, j'allais tambouriner sur autre chose que les grosses bouteilles d'eau. Pendant une heure, j'ai jammé sur le ^djembé à m'en péter presque les jointures. Le "trip" a été total. J'ai vibré à entendre tous les djembés (il y en avait presque 60) se mettre au même rythme à certains moments, à écouter les sons bas des tempos (frappés au milieu avec la main en coupe) ainsi que les martèlements des rythmes autour. L'extase était totale, et la relaxation aussi; j'en étais rendue à me balancer tout en tambourinant. Je comprends les gens qui parlent des tam-tam du Mont-Royal, à part que je ne comprends pas que certains aient besoin de substance illicite pour "partir". Le rythme me suffit amplement!

Après une courte visite sur le site, retour à la tente pour un atelier de trompette. Malheureusement, celui-ci a été moins fructueux, étant donné que, comme d'habitude, j'ai frappé le citron; une trompette dont un piston faisait mal passer l'air ou je ne sais pas trop. Je sonnais toujours un ton plus bas que tout le monde, et le ré bloquait complètement et me renvoyait l'air que j'essayais de pousser. Par contre, j,ai quand même eu du plaisir à suivre l'atelier grâce au dynamisme de l'animateur. Bouffon, rigolo, il savait nous mettre à l'aise et nous faire aimer l'instrument.

Enfin, l'heure que j,attendais est arrivée. Je suis allée me placer pas très loin de l'enclos" près de la scène GM, là où étaient les djembés... 175 djembés pour pouvoir jouer en accord avec le spectacle qui allait avoir lieu. Plus ça allait, plus les gens, intrigués, s'agglutinaient autour de l'entrée pour pouvoir y accéder. Lorsque le signal a été donné, j'ai pu entrer, me prendre une petite percussion gratuite en passant (un coco), me placer à un djembé et commencer à jouer. Ça a été magique; tous les gens qui se plaçaient à un djembé commençaient à jouer, naturellement et sans gêne, et suivaient le rythme des plus habitués. Si j'avais tripé lors de l'atelier, imaginez comment j'étais avec 174 autres personnes autour de moi en train de jouer. Pendant 15 minutes, les organisateurs nous ont laissé jouer venant sur la scène, les yeux ronds, les photographes nous bombardaient de leurs flashs, les percussionnistes professionnels aussi. Ensuite, ça a été le spectacle des percussions brésiliennes, puis Samajam, avec nous en train de jouer aussi. Finalement, le tout s'est terminé sur une orchestration avec les autres gens de la foule environnante, qui avaient eu, eux, des maracas, castagnettes, tambourins et cocos.

Après le spectacle, j'étais dans les vapeurs, un peu déroutée, imprégnée de toutes les vibrations qu'il y avait eu.

Je recommence l'expérience n'importe quand.

Mais pas tout de suite...

J'ai les dessous de jointures irrités et presque mauves tellement j,ai tambouriné...

Ouch!

26 juin 2008

C'est les vacances...

Enfin, les vacances. Méritées.

Ma petite vie a été chamboulée dernièrement. Des choses plus importantes que d'autres, mais au final, le petit s'additionne au moyen et au gros et ça donne plein de choses auxquelles s'adapter et plein de petites, moyennes, grandes choses à faire.

Première chose: le nouvel appartement. Vive la liberté, l'autonomie; par contre, ça demande de faire tout soi-même (sans commentaires Jess :P). C'est une routine à acquérir et du temps à prendre pour le ménage, le rangement, la vaisselle, alouette! En écrivant, je souris toute seule, car dans le fond, j'adore ça et je m'amuse (pour l'instant, ah la bulle de la nouveauté!). Et qui dit nouvel appart dit aussi nouvelles factures, et avec le montant "forfaitaire " (lire les ponctions réalisées en cours d'année sur mon salaire pour me le redonner en fin d'année), je dois faire 5 périodes de paie avec les 4 ainsi payées (car le montant de la 5e n'est versé qu'en septembre). Pas de folies à faire, mais tant que j'arrive tout va pour le mieux. Je passe mon temps à planifier les dépenses, et vive Bébelles qui me fait payer des trucs que j'ai décommandé "car on vous les créditera seulement sur le prochain compte" et qui fait foirer momentanément ma belle planification (je n'aime pas du tout la couleur rouge des colonnes de ton logiciel Jess!!!)!

Deuxième chose: la fin d'année qui arrivait à grands pas. J'avais à faire mille et une petites choses de mon bord: bulletins à signer. à compléter, à photocopier, et à donner, cadeaux à préparer (car fait main), surprise à cuisiner pour mes ti-poux de maternelle, ménage de la classe avec les élèves, ramasser et retourner à la maison tous leurs effets, etc. Tout ça en tenant compte de toutes les activités spéciales et sorties prévues. Ça et du jogging, c'est du pareil au même. en trois jours, j'ai réussi à faire entrer tout ça avec les derniers travaux à terminer, le portfolio à compléter avec ces derniers, une collation spéciale, le dernier dessin dans le bulletin, une sortie (annulée par la pluie et remplacée par le gym) pour aller au parc avec nos parrains du 3e cycle, un spectacle et la fête de fin d'année. tout ça en recevant des fleurs, des cadeaux et en essayant d'avoir un peu de la routine habituelle. OUF! La terrasse du vendredi a été bien méritée!

Troisième chose: la cruise. Lui, il a déclenché en moi plein de choses, l'envie d'aller plus loin et d'aller vers lui. Je n'ai jamais été du genre à aller de l'avant avec un gars, c'est tellement nouveau que je me surprends moi-même, moi la fille qui ne prend jamais de risques et qui se dit généralement "s'il est intéressé, il fera quelque chose, et si non...". Je ne sais toujours pas où ça mènera (bien que j'espère plus que de l'amitié, il me "touche" beaucoup, profond et que les mots "he's The One" viennent dans ma tête avec une certitude déboussolante), mais prendre le temps de "manigancer" des occasions de le voir, ça aussi ça occupe!

Quatrième chose: qui dit fin d'année dit grand rangement pour le grand ménage, (trois pédagogiques pour tout remettre dans les cagibis, pour tout débrancher, tout déplacer, etc.) réunions et repas entre collègues. Des repas, j'en ai eu deux, dont un avec l'école où j'avais un jour, et l'autre avec mes collègues de depuis trois ans...

Ce qui m'amène à la cinquième chose. La plus déstabilisante. Cette année, malheureusement, le contrat que j'avais depuis 3 ans n'a pas été affiché avec un complément comme par le passé. Pour des raisons administrativement plates et pas très humaines de la commission scolaire (enfin de notre région administrative). tout a été fait pour régler la situation, mais rien n'a suffi. Je me suis donc enligné pour magasiner les postes. J'avais des idées de postes de remplacements à cinq jours pour l'année. Il y avait peu de postes partiels à 100% de tâche pour l'année, et signe du destin ils ont été pris avant moi ou avaient été donnés aux nombreux surplus. Donc, lorsque ça a été mon tour au bingo, j'ai pris un autre contrat du même genre que celui que j'avais, mais à cette autre école où j'allais cette année. Malgré les mésaventures, pour le plaisir et la fierté que "remplacer" m'apporte, pour la possibilité de revoir mes collègues des trois années passées, pour les membres de l'équipe-école de cette deuxième école qui sont des plus heureux de me voir (et moi aussi je suis contente d'être avec eux), et pour la sécurité financière plate et bête qu'il apporte. Sauf que la sécurité par plaisir, c'est cent fois meilleur au goût!

Je quitte donc d'une manière qui n'est pas la mienne, éjectée par la bande par une décision numérotée. Je devrais être habituée, nous sommes toujours barouettés. Mais cette fois-ci, ça me fait vraiment quelque chose, un gros quelque chose. J'ai pété au frette aujourd'hui, j'ai réalisé que ça m'affectait plus que je ne pensais, bien que ça hantait mes pensées depuis les deux dernières semaines. Ce n'était pas ma décision, surtout qu'après ma montée de lait, dans le fond, je ne voulais juste pas quitter ce poste seulement à cause des nombreux imbroglios vécus, je voulais rester pour le travail que j'y fais. Je désire toujours ma classe à moi, mais sachant que c'était la dernière année de congé de ma collègue, je voulais continuer, continuer cette équipe que nous formions elle et moi. Nous avons tellement une belle énergie ensemble, depuis trois ans les événements et mes décisions faisaient en sorte que je pouvais continuer cette belle aventure. Crève-coeur pour nous deux de voir que ça nous échappe des mains royalement cette fois-ci. Les larmes sont venues aujourd'hui. Je ne voulais donc pas!

Je n'ose même pas m'agripper à ce maigre espoir qu'il existe, ni même en parler, car cette année disons que mes espoirs ont souvent été déçus. Trop de facteurs impossibles à calculer.

...

C'était mon dernier dîner.

04 juin 2008

Malheur, désagréments et petits bonheurs...

Malheur et désagréments:

La justice n'existe pas, sauf pour ceux qui ont les moyens de se la payer... et puisque je ne fais pas partie de ceux-là...
Frotter sans relâche de vieilles chaises pour en enlever tout le Pledge et la crasse accumulée qui roule et roule encore...
Attendre des heures et des heures, plusiseurs jours de suite, pour m'obstiner des heures et des heures avec Bébelles qui ne peut pas connecter une simple ligne comme il faut sans problèmes et sans faire des erreurs dans le dossier (erreurs toutes causées par le nombre innombrables de préposés contactés pour chacun des problèmes précédents celui pour lequel j'appelle et appelle encore...).
Pas trop savoir quand Bébelles pourra me donner ma connexion Internet parce que, à force de devoir travailler fort à m'obstiner autant, faut me mettre en forme pour endurer un nouveau duel avec la filière Internet de ladite compagnie... car le préposé avec qui je viens de m'obstiner me lance un joyeux "Je ne peux pas m'en occuper, faut que je vous transfère au bon département..."
Compter le nombre de désistements et le nombre de postes disponibles et réaliser que la différence entre les deux laisse plusieurs personnes sans poste, et me dire que je n'aurai pas rien de permanent pour sûr.


Bonheurs:

Le voir et revoir encore, et pas juste au boulot.
"T'es belle Madame Dobby."
Les gros calins.
Passer le reste de l'année (pour ce qu'il en reste) dans mon école.
Faire ma première épicerie.
Voir mes ti-poux faire une dictée (oui oui, une vraie de vraie!!!) et constater que la majorité dépasse largement mes attentes (avec plusieurs surprises).
Savoir que dans quelques jours je passerai ma première nuit dans mon appart.
Me retrouver en gang et faire une activité des plus enivrantes juste pour aider.
Me dire que tout es possible, peut-être, avec lui, tout en n'espérant pas trop par peur d'être déçue, mais quand même surfer sur cette vague de bien-être.

Tout ça pour dire que d'ici la fin de semaine, je ne viendrai toujours pas plus souvent que depuis mon dernier message, car je serai très occupée et surtout très déconnectée!

À la prochaine!

17 mai 2008

Des arguments de poids (ajout)

Je suis une femme qu'on peut qualifier de ronde... très ronde, bien enrobée, très en chair. Une belle ronde bien en forme (autant dans le sens découpée que dans le sens santé). Je suis très à l'aise avec mon corps et bien dans ma peau.

Avec le temps j'ai vite appris à en rire, à faire des blagues, des jeux de mots ou des allusions plus ou moins évidentes sur ma grosseur. Trois réactions s'offrent à moi. Il y a ceux qui se mortifient à ma place ("Hoooooon ben là tu ne devrais pas dire ça de toi, voyons donc, ne te rabaisse pas!!!"), ceux qui deviennent tout simplement mal à l'aise et ceux qui voient le côté dédramatisé et humoristique de la chose. Aux deux premiers je réponds que je ne me rabaisse pas bien au contraire, que je me tiens bien droite et que je ris de moi-même avec moi-même non pas pour me taper dessus, mais plutôt pour montrer aux gens que je suis bien dans ma peau.

Je me sers de cette approche aussi en classe. Les élèves le voient très bien que je suis ronde, que je suis très ronde et savent bien qu'il serait suicidaire de me faire une allusion déplacée. Je me sers de l'ambiguïté créée pour passer plusieurs messages. Par exemple, j'utilise souvent le "Youhou mon coco!!! Tu fais beaucoup de bruit en montant les escaliers! Écoute, c'est moi la plus pesante des deux et je ne fais aucun bruit avec mes pieds!!!". Généralement les élèves me regardent candidement, sachant bien de quoi je parle, bien qu'il sache aussi qu'il ne peut pas me retourner la blague. Sinon, quelques-uns parmi les plus petits associent "pesant" à "oui, tu es plus grande et moi je suis petit".

Avec les plus vieux du 3e cycle, dernièrement, j'ai lancé (en fait, testé) en guise de réponse au classique "j'ai rien fait!!!!" un "Heille, prends-moi pour une nouille si tu veux, mais pas pour une grosse nouille épaisse!!!". Ça a eu l'effet escompté : l'élève n'a pas pu trouver de réplique, ne sachant pas si je venais de lui donner l'improbable autorisation de me traiter de nouille ou si je venais de lui interdire de me traiter de grosse. Les autres ont ri de le voir essayer d'allumer et de me dire quelque chose d'intelligent.

Finalement, il y a une réplique que j'utilise régulièrement, pour tous les âges et qui est un de mes classiques. Lorsque j'ai un élève qui se lève pour rien, qui achale les autres ou qui ne se tient vraiment pas tranquille (au-delà des gigoteux sur leur chaise), j'interviens avec des rappels, des avertissements puis des conséquences. Or, la première conséquence que j'utilise se veut humoristique, mais sur un ton et un air très sérieux qui indique que le prochain coup, il arrivera vraiment quelque chose.

"Si tu continues comme ça, je m'assois sur toi... tu vas voir que, là, tu vas te tenir tranquille"...

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la paix pendant quelques minutes...

AJOUT: Je tiens à ajouter un autre classique auquel je viens de penser, celui que j'adresse aux élèves qui s'assoient au bout de leur chaise ainsi qu'à bout de bras de leur pupitre. "Non, mais, c'est lequel de nous deux qui prend le plus de place dans la vie, lequel qui a le plus (gros postérieur, gros derrière, gros popotin ou de fesses, c'est selon l'âge...)? C'est drôle, mais si je m'assois à ta place, je vais prendre deux fois moins de place que toi maintenant." Devinez le résultat? :)

01 mai 2008

Bon coup, sourire et serrements de dents

Comment s'arranger pour que Blaise déguste sans rechigner le chocolat de notre dégustation de chocolats-moins-sucrés-et-bons-pour-la-santé,-mais-ô-combien-plaisants-pareil-à-manger-et-mieux-à-choisir? Dire au groupe qu'ils sont tous obligés de goûter aux chocolats et ajouter, au moment même où il veut s'objecter (sa bouche prend automatiquement une forme de M pour commencer à dire "moi, je..."), que tous ceux qui n'auront pas pris une mordée dans leur morceau pour goûter, même s'ils ont droit de ne pas aimer, n'auront pas le droit à un morceau du meilleur chocolat au lait. Le sourire qu'il m'a fait avec un air de "OK j'abdique tu m'as encore eu...". Après, il m'a par contre donné le change en me disant que "moi j'aime ça le 75%" alors que d'autres ont fait la grimace. Ptit Verrat va, tu pouvais bien vouloir manger ton pain sec pour ne pas prendre le beurre que tu avais baratté, au cas où ça n'aurait pas été bon!!!

Présentement, dans ma classe de maternelle, il y a beaucoup de compétition. Plusieurs élèves font beaucoup d'efforts pour arriver à être premiers. Premiers à quoi? À lire et décoder les messages et les mots qui les entourent. Deux des plus gros compétiteurs sont Sara (qui finalement n'a tout simplement pas de soeur sauf une soeur imaginaire!) et mon cher Danny (nom fictif, mais il va bien à ce petit Asiatique hyper bollé et allumé). Tous les deux sont les piliers de la course; ils décodent tous les sons et mots de mes messages quotidiens, essaient d'écrire au son, cherchent des livres faciles à lire à la bibliothèque et aident les autres. Ma collègue et moi n'avons pas fait d'enseignement systématique, seulement de l'éveil au "nom" et aux "voix" des lettres grâce à la méthode "Raconte-moi l'alphabet" et à la lecture et aux mots grâce aux messages quotidiens. C'est ce que j'aime à la maternelle: voir chacun développer ses habiletés et évoluer.

Serrement de dents et serrement de coeur. J'ai pris une décision qui m'arrache un peu beaucoup le coeur. Pour le prochain affichage, je jonglais avec l'idée, s'il n'y a plus à ma position de postes temps plein ou partiel, de reprendre le même poste de suppléante que cette année et que les années passées. Or, les problèmes de placement ont recommencé, les explications sont toujours aussi boiteuses et je suis réellement écoeurée que la fonction de suppléante occasionnelle ne soit perçue que comme une fonction de bouche-trou à rentabiliser. Ce n'est donc qu'en dernier recours, en tout dernier recours, si et seulement si plus rien d'intéressant n'est disponible même à 1h de voyagement de chez moi, que je reprendrais le genre de poste que j'ai présentement. Un contrat comme le mien a toujours existé dans le but d'assurer et de favoriser la sacro-sainte stabilité aux élèves (et aussi au personnel, nous aussi sommes des humains), mais on ne juge pas (ou on ne veut plus avec la pénurie de suppléants, qui sont tout aussi écoeurés que moi) que ce soit nécessaire. Toutes ces années, je l'ai pris pour la presque stabilité que ça offrait à tout le monde, pour le milieu et les élèves/collègues que je connais et adore et surtout pour cette collègue que j'adore plus que tout. Pour tout ça, ça me serre le coeur, mais j'ai aussi peur vu que je me remets intentionnellement en situation précaire...

19 avril 2008

Dessine-moi... une fleur!

Je me rappelle maintenant pourquoi je n'aimais pas, en stage, devoir faire mon journal professionnel. Je trouvais frustrant de ne pas toujours y avoir quelque chose à dire ou l'énergie de penser à quelque chose à dire.

C'est précisément le sentiment qui m'habite depuis quelque temps. Entre les évaluations et les bulletins d'une classe, les bulletins descriptifs de ma classe, mes boîtes à faire, mon déménageur à trouver (avec un piano et seulement quelques meubles, faut que je cherche beau, bon, pas cher et assuré), le grand ménage, ma vie et mes petits bonheurs de le voir (en attendant le moment fatidique où je n'aurai d'autre choix que de lui dire qu'il m'est rentré dans le coeur faute de regretter de ne l'avoir pas fait au risque de perdre sa compagnie), je n'ai juste pas de sujet ou pas l'envie faute de temps pour moi.

Sauf que, maintenant que je m'y mets entre deux secondes libres, j'ai envie d'écrire sur ce bon coup vécu cette semaine. L'équipe-école d'une de mes classes a créé, pour les besoins de nos élèves plus ou moins motivés, un projet de décloisonnement des plus motivants autant pour eux que pour moi; les forts, les moyens et les faibles sont divisés entre les profs et l'orthopédagogue. Lorsque je suis présente, nous travaillons l'écriture. Je m'occupe d'une quinzaine d'élèves moyens et je travaille des techniques d'écriture. Très expérimental; on n'a que le "travail" en main, et à nous de trouver plus ou moins sur le coup les méthodes à utiliser. J'adore improviser mon enseignement, alors je suis servie. Et ça fonctionne. Je n'ai jamais vu autant de participation dans une courte heure, surtout en enseignant les moyens d'améliorer une phrase (lire ici les élèves découvrent les différents moyens que certains utilisent sans le savoir).

Le bon coup, c'est comment j'ai illustré l'amélioration en ajoutant des mots de qualité (adjectifs) ou des précisions (compléments) à un nom dans la phrase. J'étais assez fière de ce que mes neurones avaient trouvé pour leur faire comprendre. J'ai pris une phrase bien simple.

"J'aime les fleurs."

J'ai dessiné une fleur ressemblant à ceci:



Puis, j'ai demandé aux élèves d'améliorer ma phrase en rajoutant des mots pour la fleur. Une des élèves a trouvé "J'aime les fleurs roses." J'ai donc dessiné à côté de ma première fleur ceci:



Sous les acclamations ("Wow, c'est beau!!!"), j'ai demandé de continuer à améliorer ma phrase. À ce moment, j'ai 15 mains levées avec des yeux allumés, car ils viennent de saisir. Même Allo Lalune semble avoir compris. Et son équivalent de l'autre classe, content que je donne la parole à sa main frénétiquement levée, me lance un "J'aime les fleurs roses avec des tiges vertes". Et je leur dessine ceci:



C'est ensuite que nous avons pu terminer la période en passant d'un "J'ai peur des vampires" à un "Je suis effrayé par les vampires dégoulinant de sang qui sortent dans les rues la nuit." "Pas pire, pas pire, pas pire!" comme dirait ce cher Ron!

02 avril 2008

L'art de se détripler

Je suis toujours là.

Seulement, pour quelques temps, je dois me "détripler": préparer mes deux classes et aider à tenir/organiser/faire avancer une autre à plus ou moins long terme (reste à voir ce qui va se passer dans les prochaines semaines). Je cours un peu beaucoup, pas envie ou la tête à rédiger un billet digne de ce nom.

Faut aussi compter les efforts que je mets à penser et à travailler sur mon cas "mec". Stidée de tomber amoureuse quand faut se détripler. Bah, prenons le bon côté des choses; je le vois plus souvent! Faut juste que j'arrange mes flûtes pour pouvoir passer le dîner avec lui... ah là là!

Dans le fond, j'aime bien être une queue de veau ;).

22 mars 2008

En cette Pâques...

Tout d'abord, laissez-moi vous souhaiter de Joyeuses Pâques.

Ensuite, laissez-moi faire un aveu. Un aveu qui a un certain rapport avec l'enseignement, avec un débat qui a connu son dénouement avec un changement à la constitution canadienne (ne me demandez pas quelle année, je ne me rappelle plus laquelle surtout que mes cours sur la Loi de l'instruction publique sont loin).

Pas un gros aveu, mais quand même. Généralement, lorsque je le dis, soit je vois un sourcil se lever de surprise, soit la curiosité se fait sentir, soit le désintéressement à ce sujet est palpable et la conversation prend vite un nouveau tournant.

Je suis croyante. Catholique croyante. Plus ou moins pratiquante côté "bâtiment" et institution (j'ai beaucoup de difficulté avec certaines contradictions de l'organisation si on peut dire), mais j'essaie de l'être dans ma vie et dans ma communauté. Disons qu'il y a des gens qui me surpassent de beaucoup côté connaissances, réflexion, intériorisation et côté foi. Je suis plutôt du genre pratique dans la vie courante. Je crois en Dieu, je crois en Jésus, je crois aux messages légués et à tout le tralala, tout en restant avec mon esprit d'analyse (faut pas croire mot à mot, autrement dit). J'essaie de ne pas juger, j'essaie de voir le bon, j'essaie de comprendre le message humain caché derrière le message catholique, de me faire ma propre idée, de profiter de la réflexion des autres pour relancer la mienne, de partager le tout avec d'autres, etc.

J'ai été une des premières à me désoler der voir la religion quitter le programme scolaire. J'étais triste entre autres parce que je voulais pouvoir partager ma foi avec les élèves qui y étaient inscrits. Depuis, j'ai bien vu le désengagement de la majorité de ces élèves que j'aurais pu avoir. En effet, j'ai dorénavant l'occasion de mettre mon côté "pratique" et réel en étant catéchète pour une paroisse, dans une église. Ce n'est plus la catéchèse bébête de mon temps ou de certains manuels, on va plus loin intérieurement ou dans l'explication des écrits, et ça me plaît.

Et, comme je disais, je vois qu'il y a un gros désengagement et peu de croyants. Je ne pensais pas que les groupes d'enseignement religieux étaient remplis de croyants, remarquez, mais je ne pensais pas que c'était le contraire à ce point. S'il y a 30 enfants dans une année de parcours catéchitique d'une paroisse couvrant 3 ou 4 écoles, c'est beau; et encore là, ces enfants sont de 2 ou 3 niveaux scolaires différents. Donc, par rapport au nombre qu'il y avait dans chaque classe de toutes ces écoles pour un niveau catéchitique donné, c'est bien peu.

Pourquoi si peu d'enfants s'engagent dans le parcours catéchitique? Probablement parce que ce n'est plus offert par défaut, ce qui fait que plusieurs parents qui avaient fait baptiser "au cas où", mais qui dans le fond n'y croient plus depuis belle lurette, n'ont pas envie de faire des démarches plus avant pour faire avancer leur enfant dans la foi qu'ils lui ont donnée. Je n'ai rien contre, là; c'est un choix, il n'y a rien à juger, et si l'enfant veut plus tard affirmer cette foi, il sera capable de le faire par lui-même. En fait, ça me fait réaliser le caractère plus personnel de la démarche, le caractère plus engageant et forçant de la chose, caractères que je voyais plus ou moins lorsque celle-ci faisait partie du cheminement scolaire. Et je me dis que, dans le fond, ce n'est pas une mauvaise chose la laïcisation (enfin, si un jour les écoles finissent par vraiment devenir laïques et qu'elles sortent vraiment et absolument tout ce qui est religieux, mais c'est un autre débat). Dans le fond, ces 30 enfants sont juste plus allumés, plus réflexifs, plus éveillés, plus engagés et impliqués personnellement dans cette réflexion et démarche dans laquelle ils veulent être.

Pourquoi je suis en train d'écrire tout cela? Tout simplement parce que je réalise, depuis le début de l'année, que ma foi a changé, s'est définie de plus en plus grâce à la réflexion vers laquelle m'amènent les formations que je dois suivre, grâce à la réflexion des enfants que j'accompagne, grâce aux activités paroissiales auxquelles je participe ainsi que grâce aux rencontres humaines (merci M. et R.) que je fais depuis septembre. Et, avec tout ça, je crois que j'en suis rendue à avoir envie de dire sur mon blogue que je suis une enseignante croyante, catholique, qui ne se gênera pas pour le dire et pour l'utiliser pour avancer dans sa vie autant professionnelle que personnelle. C'est une affaire personnelle, certes, mais, on le sait tous, nous, les enseignants, nous avons la qualité d'être ce que nous sommes tout en étant enseignants, et d'être indissociables de ce que nous sommes et vivons en tant que personnes en enseignant.

Bref, j'ai acquis ce quelque chose qui fait que je crois même dans les coups durs et que j'y perçois mieux tous les petits symboles et les petites joies de la vie qui me ramènent encore et encore à ma foi et l'alimentent. J'ai un bouillonnement intérieur constant depuis, j'ai un je-ne-sais-encore-quoi d'ajouté, mais qui me fais de plus en plus croire en l'Église humaine, qui me fait de plus en plus croire en moi, en l'humain, en la vie, en Dieu. Ça me donne plus de valeurs à utiliser, si on veut, plus d'espoir, plus de... je ne sais pas quoi en fait, mais de meilleur. Je ne sais pas si vous me comprenez; même moi, je ne suis plus sûre de me comprendre en relisant. Mais ce que je sais, c'est que je veux en faire profiter tout le monde, à ma manière, sans vexer personne, sans forcer personne non plus, juste en étant meilleure.

Voilà, c'est tout.

Merci de votre écoute ;).

17 mars 2008

Tannée!

Je suis tannée d'être inactive à cause de la situation des toits à la CSDM.

Demain je devrais être en classe, et je ne pourrai pas. Je déteste être inactive quand je devrais être en train de m'activer dans une classe. Mais au diable, je vais aller me shaker le bonbon dans la classe de mes amours de maternelle qui est ouverte, elle. De toute manière, ça va être un bien pour un mal; je n'ai pas pu faire ranger les enfants lorsque nous avons évacué, disons que nous n'avions pas le temps.

Et pourtant, vendredi, j'ai été super active et super efficace. Disons seulement que je me serais passée de toute l'action du vendredi à évacuer en vitesse et à appeler les parents dans un coin de salle communautaire. Une chance que mes élèves sont très calmes, qu'ils savent s'occuper eux-mêmes et qu'ils ont vite compris que madame Dobby n'avait tout simplement pas le temps, entre le 3e et le 4e numéro de téléphone sur la fiche d'urgence et la gestion de liste des départs, de regarder leurs beaux dessins ou d'écouter leur blague. Et une chance que notre plan d'urgence permettait d'éviter l'hystérie collective. J'ai finalement placé tout le monde (je suis restée volontairement pour mon petit dernier même si je opuvais partir plus tôt), puis j'ai pu me reposer, la chute d'adrénaline aidant.

Le pire, c'est que tout aurait pu être décidé la veille; tant qu'à ne pas être sûrs et à attendre que le rapport soit officiel; ne dit-on pas "dans le doute, abstiens-toi"? Les inspections et les déneigements auraient pu commencer le vendredi matin.

Mais bon, ça doit être moi qui ne comprends pas la lourdeur de la tâche et qui ne comprends pas que les quelques, mais nombreuses inspections déjà faites donnaient un portrait pas assez négatif du "risque zéro". Je chiale sans savoir de quoi je parle, évidemment. Et en plus, on dit aussi "mieux vaut tard que jamais". Et, encore en plus, je ne suis pas dans les bottines des décideurs qui ont dû gérer la situation, probablement du mieux possible. Exact. Qu'on m'explique, alors, et je pourrai dire que ça ne pouvait pas être fait autrement. Argumentez fort, par contre, pour que mon opinion de l'affaire, que j'ai évidemment gardée pour moi par-devers les parents, change ;).

Dans le fond, les problèmes ont pris naissance bien avant les événements de la semaine passée et, comme le dit si bien Prof Masqué, la neige ne date pas d'hier. Je suppose (bien sincèrement, aucune ironie ici), que les autorités n'avaient pas envisagé que le problème prendrait cette ampleur après deux tempêtes successives et avec l'hiver de fou (gel, dégel, neige, fond) qu'on a. Laissons le bénéfice du doute. C'est vrai que ça a été exceptionnel et que, depuis les années, on a probablement perdu l'habitude de ce genre d'inquiétudes-là. Sauf que...

Par contre, chez moi j'ai agi; je peux dire qu'avec les avertissements partout dans les médias et les événements qui ont suivis la dernière tempête, je suis allée inspecter mon toit le mardi. Sauf que, moi, je suis pissou comme pas deux, alors...

Only My Two Cents ;)

10 mars 2008

Journée neige

Aaaahhhh... une autre journée de lâcheté!

Enfin presque. J'avais prévu terminer ma couture aujourd'hui, troquer l'oisiveté volée au calendrier scolaire pour quelque chose d'utile et d'inachevé.

Finalement, c'est l'oisiveté qui a gagné, mais pas volontairement. Le destin a voulu que ma machine à coudre me lâche irrémédiablement. Une visite du docteur Bobine sera la bienvenue.

J'ai donc réquisitionné le salon pour moi, me suis donc confortablement installée dans mon sofa et ai regardé le sixième DVD des Appendices de Lord of The Rings. J'ai donc terminé le marathon des Appendices que je n'avais pas vus dans mes coffrets, activité que j'ai dégustée tout au long de ma relâche, entre deux rendez-vous, un souper de fête, trois ou quatre coups de pelle et l'épicerie de la semaine de paye.

J'ai découvert un hommage posthume dans le dernier DVD qui m'a scié. Cameron Duncan: tellement de talent, de lucidité et de philosophie dans une si jeune personne. Un jeune qui depuis son enfance ne jure que par la réalisation de films, qui apprends à 16 ans qu'il a un cancer, qui subit tous les traitements en trouvant la force de faire un autre court-métrage sur la prison qu'est sa maladie, va mieux, retombe dans le pire, fait son dernier film traitant de sa propre mort alors qu'il lui reste deux mois à vivre. Peter Jackson voulait lui donner sa chance de réaliser une pub; il l'a contacté alors que Duncan avait eu son premier diagnostic de cancer. Lui et l'équipe de LOTR l'ont épaulé jusqu'au bout. Il a même inspiré, par sa mort, la chanson de clôture de la trilogie, "Into The West".

Outre l'histoire de sa trop courte vie, la passion de ce jeune homme pour la réalisation m'a touchée. C'était pour lui la passion avec un grand P, une passion comme on en voit parfois dans nos classes. Une passion dévorante sur un métier, un sujet, un rêve, une vie, une fin. Chaque fois que j'en rencontre une chez un de mes élèves, je me demande toujours si je serai "à la hauteur" de cette passion pour la faire grandir, évoluer, pour l'outiller, pour la porter en avant, pour ne pas jouer l'éteignoir par inadvertance. Et je me demande si je suis à la hauteur pour tous ceux qui n'ont peut-être pas une telle passion, mais qui ont besoin d'autant de précautions pour, un jour, pouvoir découvrir la leur.

Et aussi, j'espère pouvoir toujours me laisser transporter par ces passions vivantes ou passions en devenir pour aller plus loin moi-même, pour entretenir mes rêves et pour continuer d'en faire.

06 mars 2008

Mon blogue en papier

Un peu plus et on se croirait dans une émission de la Bible en papier... vous vous rappelez de ça avec Claude Lafortune? J'adorais le voir aller avec ses ciseaux; il ne manquait jamais son coup.

Mais revenons au fait.

Émile a proposé, depuis 2006, l'idée de se réapproprier le papier et le crayon, et il récidive depuis. Très bonne idée. L'an passé, j'avais participé en écrivant dans Paint (image ici; quand même, mes pattes Paint et nature se ressemblent) (pas de scan ni d'appareil photo). Cette année, par contre, c'est différent.

Voilà le mien de blogue papieresque, 100% papier. Tard, mais tout là :)

26 février 2008

Vivement la semaine de lâches!

Savez-vous pourquoi il y a une semaine de lâches?

Oubliez les explications officielles de la naissance de la semaine de relâche.

Je vais vous le dire pourquoi, moi.

C'est seulement parce que les enfants sont tellement gagas et plus capables de s'endurer eux-mêmes (et donc pas plus capables d'endurer les autres autour d'eux) pendant les deux semaines précédant le grand congé qu'ils ont besoin d'une pause pour en revenir.

Et pour cela je chante... vive les enfants!

Eh oui, car, la théorie des vases communicants étant ce qu'elle est, leur propre épuisement m'épuise totalement, je vais profiter à mon tour d'un bon congé.

Le hic, c'est que je remarque de plus en plus que les enfants ne se reposent plus pendant les relâches. Ils en reviennent souvent plus fatigués et plus "verts" qu'au départ.

Pas le choix donc. C'est moi qui me reposerai pour mieux affronter les plus drainants au retour!

Aaaaah et petite anecdote. En cherchant l'histoire de la semaine de relâche, avec les mots "semaine de relâche" et "wikipedia", je tombe sur Prof Malgré Tout parlant des mezzo-soprano-coloratura. C'est quoi le message subliminal?

16 février 2008

Une bonne alternative

Allez, un petit détour de l'enseignement pour aller voir mes aptitudes dignes de Madame Blancheville ou indignes, c'est selon, étant donné que je ne suis pas très nettoyage. Je vais oser faire un peu de pub à une gamme de produits; il faut dire que ces produits sont écologiques, alors je me sens beaucoup moins mal de les annoncer.

Dernièrement, en faisant mon épicerie, j'ai découvert ces produits: Attitude. Il s'agit de différents produits de nettoyage, partant du nettoyant douche quotidienne au tout usage, en passant par le nettoyant fenêtre et miroir ainsi que les liquides et assouplisseurs à lessive ou liquides à (lave-)vaisselle.

Ils sont certifiés Ecologo depuis janvier 2008 et sont faits à base d'ingrédients non nocifs pour l'environnement: huiles essentielles, alcool, agents ensioactifs dérivés du maïs et non du pétrole, etc. Bref, à ce que mes yeux connaissent des produits utilisés, rien de dommageable. En plus, une partie des ventes est remise àl'Association québécoise de la fibrose kystique.

J'ai essayé celui pour la douche ainsi que celui pour les fenêtre et miroirs. À mon humble avis de ménagère occasionnelle (je ne frotte pas souvent, juste assez pour que ce soit propre), je trouve qu'ils fonctionnent très bien. Quelques coups de pompe, et les affres d’un bain et deux douches partent comme par magie. Mieux encore, mes portes de douche, après un essuyage, sont devenues superbe, sans traces de savon et reluisantes, ce à quoi je n'arrivais habituellement qu'après une forte dose de Scrubbin Bubbles et un frottage en règle. Mes vitres et miroirs sont devenus clairs et propres, sans traces ou dépôt. Et, surtout, ils ne me donnent pas ce que j'appelle "cette foutue toue chimique", et diverses fragrances sont offertes.

Tout ça pour dire que je suis devenue gaga de ces produits et que je nettoie davantage depuis que je les utilise. Hum... espérance que ce sont bel et bien les produits qui me donnent cet engouement sinon mon naturel minimaliste reviendra au galop!

Je n'ai pas encore essayé les autres, mais je compte bien le faire. J'hésite pour le savon à vaisselle et le produit à lessive surtout à cause du fait que je ne suis pas encore la maître incontestée du lavage chez mes parents et que ma mère aime bien son Gain, qui est sans phosphate au moins.

Leur prix? Pas vraiment plus chers que les produits de nettoyage "traditionnels chimiques", soit entre 3 et 6 dollars à l'épicerie où je les ai pris, et il ne suffit que de quelques coups de "poush-poush" pour obtenir un bon nettoyage. Allez dans la section Compagnie/Où acheter pour savoir où les trouver et dans produits pour découvrir toute la gamme offerte.

09 février 2008

Je l'ai attrapée

Je pensais m'en sauver, mais elle "épidémise" partout. Voilà qu'elle a atteint "my dearest pearl", qui a elle aussi semé la contagion. Faut croire qu'elle n'a pas oublié le rhume que je lui ai "supposément" refilé et qu'elle a pris sa douce revanche :P. En attendant que je termine mon billet sur Ptit Nombril, je vais en profiter pour vous mettre quelque chose sous la dent.

Les règles du questionnaire :

Écrire le lien de la personne qui nous a tagué
Préciser le règlement sur son blogue
Mentionner six choses sans importance sur soi
Taguer six autres personnes en mettant leur lien
Prévenir ces personnes sur leur blogue respectif

Et c'est parti!!!

1) Je suce encore mon pouce, de manière involontaire ou nerveuse. En période de stress ou quand j'ai besoin de réconfort, je suce mon pouce la nuit. Je m'en aperçois quand je me réveille et que j'ai ce foutu doigt dans la bouche. Bon d'accord, c'est mieux que de l'avoir ailleurs, sauf que j'ai hâte de voir la tête que fera mon futur chum en se réveillant un beau matin. Et, pour rajouter à la honte, disons que si vraiment je suis très très nerveuse, il peut arriver que je le suce inconsciemment en période de veille. Je réalise donc, bien installée dans mon divan, que j'ai un pouce dans la bouche et que je me flatte le nez avec les autres doigts. J'ai remarqué que ma Ptite Poupoune (la fille d'une amie) fait couramment pareil... et elle a à peine 3 ans. Sans commentaire.

2) Ma montre a très exactement 7 minutes d'avance sur tout autre marqueur de temps. J'ai commencé ce truc au début de ma carrière d'enseignante pour m'aider à "être à l'heure". Habituellement, je voyais l'heure sur ma montre et je capotais puisqu'il était déjà trop tard pour préparer les élèves et être à temps pour une activité XYZ. En mettant 7 minutes de plus, je savais en regardant l'heure fatale que j'avais en fait un délai de 7 minutes pour m'activer au lieu d'une pour paniquer intérieurement. Ça a fonctionné étant donné que j'ai toujours la fâcheuse habitude de regarder l'heure que lorsqu'il n'est que trop tard "officiellement" sur ma montre. Depuis, je n'ai plus vraiment besoin de ce truc, mais je conserve le truc, comme ça je ne suis pas en retard ni pour mes autobus ou pour mes rendez-vous. Par contre, quand ma pile a commencé à faiblir et que ma montre a perdu du temps par le fait même, j'ai eu quelques difficultés avec mes repères chronologiques. Et imaginez le plaisir de calculer mentalement la différence quand quelqu'un me demande l'heure...

3) Je tape constamment. Pas au clavier ou sur mon voisin, non non. Je tape des pieds, des doigts, des crayons, etc. Je tape constamment, et au rythme de la chanson que j'ai dans la tête. Un peu fatigant pour mes voisins ou mes collègues en réunion du personnel. J'ai du rythme et j'adore suivre les batteries ou autres rythmes d'une chanson.

4) Je suis très habile avec mes pieds. Je suis capable de ramasser n'importe quoi avec mes orteils. J'ai un gros orteil assez habile et des orteils qui ont une faculté de préhension très développée. Ajoutez à cela une très bonne flexibilité, et le tout devient une aptitude assez pratique quand je ne veux pas me pencher. Avec mes orteils, je peux aussi pincer quelqu'un, je peux écrire assez lisiblement avec un crayon-feutre et je peux peser sur les "pitons" de ma télé pour l'allumer, la changer de poste ou monter le volume quand ma télécommande est trop loin. Je peux aussi applaudir avec mes pieds et entrecroiser mes orteils comme on le fait avec ses doigts.

5) Je bouge mon nez à la manière de celui d'un lapin.

6) NKOTB. New Kids On The Block. Je suis encore une de leurs fans finies. J'écoute encore, de temps à autre, leurs albums en cassettes. Je serais assez folle pour aller acheter un billet pour les voir en spectacle si jamais ils se remettaient ensemble. Je surveille leur site, je surveille...

Donc, voilà, c'est fait.
Que ceux qui la veulent prennent la tague :)

P.-S. : Parlant de cassettes, je cherche désespérément une compagnie qui pourrait me transférer sur DC toutes mes cassettes. J'en ai tant qu'avec mon ordi pas très rapide, j'en aurais pour des mois à tout faire, et encore là, faudrait que je croise mes doigts de pieds (oui, ils peuvent faire ça aussi) pour que ça ne plante pas en chemin.

03 février 2008

Pour bien commencer la semaine...

Mon affectation de demain tombe bien.

Espérance que je pourrai lui jaser demain. Moi qui d'habitude ne le vois qu'une fois semaine, ça serait bien qu'il n'ait pas de réunion à l'extérieur. Une journée d'extra à le voir déambuler partout et à dîner avec lui, ça ne se refuse pas!

À venir: un billet sur Ptit Nombril et sur l'inefficacité de l'ignorance intentionnelle quand le principal intéressé ne remarque même pas qu'on l'ignore!

01 février 2008

Là où il y a de l'homme...

... il y a de l'hommerie.

Je dois être vraiment naïve, mais jamais je n'aurais cru que quelqu'un puisse être si malhonnête. Que quelqu'un puisse vouloir tellement faire du mal, fesser sur un autre qui est déjà à terre pour l'achever. Je ne parle pas physiquement, mais moralement.

Je n'ai juste plus de moral concernant cette histoire; je suis une battante, mais là à force d'affronter et combattre, j'ai la langue à terre. Je vais essayer de me refaire pour le prochain affrontement. Il faut. Je ne veux pas avoir à faire les frais d'un tissus de mensonges. L'hommerie et la vacherie ne gagneront pas. Faut pas, car rendu là je ne croirai plus, mais vraiment plus, à la justice.