04 septembre 2009

La vie fait bien les choses

Il y a de ces moments dans la vie où une décision prise préalablement fait en sorte d'influencer votre vie plus tard et de lui donner tout un tournant.

Et c'est ce qui s'est passé cette année, en juin pour être précise. J'ai choisi ce poste pour l'année en juin dernier. Je me disais que je me fixais pour l'année, que c'était ce que je voulais, et que je ne me présenterais pas aux affichages de septembre pour ne pas changer d'école. Hey oui, car un poste vacant choisi au bingo du début septembre n'est pas triangulé. Pourtant, si ce même poste est encore disponible la semaine suivante, il le sera.

Bref, je le répète, je n'avais aucune intention de me présenter; un déménagement alors que je venais de me fixer ne m'intéressait pas. Décision prise.

Sauf que...

Vous vous rappelez que dans mon école on a ouvert une autre classe de maternelle?

L'affichage de ce poste vacant était fait justement cette semaine au fameux bingo de septembre.

Je me suis présentée. Le tout pour le tout. Ça ou rien.

J'ai écouté ma musique et relaxé pendant l'attente de l'ouverture des portes. Et mon mantra était simple: si je l'avais, super. Si je ne l'avais pas, j'avais quand même une année à moi.

Et mon nom a été appelé.

Je suis allée à cette table.

J'ai bafouillé le nom du poste.

Depuis, je suis en choc.

J'ai pleuré de joie au téléphone avec ma mère.

Je n'aurais jamais pensé.

Pas cette année. Voyons. Dans quelques autres, peut-être.

Et je ne le crois toujours pas.

Vous me l'auriez dit que ça se passerait cette année que je ne vous aurais pas cru.

Hey oui, les choses ont tourné cette semaine.

Je suis dorénavant en voie de permanence, et je ne change ni de classe ni d'école.

Je n'arrête pas de regarder ce bout de papier, de relire l'en-tête et le nom de l'école, de même que le libellé de la plaquette d'affichage pour être certaine que je ne rêve pas.

La vie fait vraiment bien les choses parfois n'est-ce pas?

29 août 2009

Première semaine

Tout d'abord, bonne nouvelle.

Je ne suis plus en surdépassement. Mes collègues et moi avons reçu la nouvelle que le nombre d'élèves dans les classes de maternelle (toutes en surdépassement) allait justifier l'ouverture d'une autre classe. Ma liste revient à un niveau des plus agréable et je n'aurai plus à chercher où je pourrai bien confortablement placer ces quelques enfants de "plus" dans mon vestiaire déjà bondé. J'envisageais sérieusement l'idée de faire installer une mezzanine...

Dès la semaine prochaine, nous referons les groupes. C'est plate pour les enfants qui seront déplacés; bien qu'ils ne nous aient vu que cinq heures en tout depuis jeudi, toujours est-il qu'ils ont commencé à s'attacher. Nous avons fait attention toutefois de ne pas déplacer les plus fragiles d'entre eux. C'est mieux maintenant que plus tard, mais ce serait beaucoup mieux si le processus d'emploi permettait de trouver immédiatement la personne qui sera leur prof pour l'année; en attendant l'affichage, les enfants devront avoir une suppléante. Espérance que la suppléante ne partira pas en courant après un jour, et que l'administratif ne gèrera pas la chose en suppléance au jour le jour. Sinon, bonjour le bal des suppléants!

J'ai adoré mon premier contact avec les enfants qui composent ma classe. Je n'ai jamais vu une classe qui, en début d'année, avait suffisamment de calme pour me permettre de remplir la paperasse habituelle sans que j'aie à intervenir. Même les gens qui sont venus en soutien ou chercher les papiers n'en revenaient pas. Ils étaient assis, et chuchotaient tout simplement. Bien que le surdépassement n'était pas l'idéal ni pour eux ni pour moi, j'ai eu de la difficulté à dire lesquels je laissais partir pour l'autre classe.

Déjà je sais lesquels sont les plus poqués par la vie, lesquels sont les plus allumés, lesquels sont les plus ver à choux, lesquels sont les plus confrontants, lesquels sont les plus aidants et attentifs aux autres, lesquels auront le plus besoin de soutien.

J'ai bien hâte de les retrouver lundi :)

25 août 2009

Deuxième journée

Fatiguée.

Brûlée

J'ai accroché des affiches, placé et déplacer mes tables, placé et déplacé mes armoires, identifié tous les effets scolaires des élèves, déplacé des meubles, placé puis déplacé puis replacé les ordinateurs, déménagé mes boîtes et mes sacs bourrés, placé mon espace prof.

Brûlée. Et mal de "reinké" en prime.

Demain? Réunion et sensiblement le même train-train.

Est-ce que je vous ai dit que j'étais brûlée?

24 août 2009

Première journée!

Elle s'est quand même bien déroulée.

J'ai rencontré ma direction, toujours aussi accueillante (pour vrai, c'est un charme travailler avec cette personne) mes collègues du préscolaire, qui sont toutes bien contentes de me voir. Ensuite, rencontre de tous les autres collègues (qui sont bien contents de me voir et surtout de voir que j'ai pu avoir ce remplacement).

Au menu? Travail personnel et réunion. Le hic c'est que mon travail personnel s'est résumé à imaginer l'aménagement possible et à tenter de replacer le plus de meubles possible par moi-même. J'étais chanceuse que les gros chevalets lourds étaient sur roulettes! Le reste, trop lourd, reste en plein milieu, m'empêchant de terminer d'aménager ma classe. Le concierge courant partout, j'ai eu beau lui demander, ce n'est pas encore fait. Demain j'irai le revoir.

Et devinez quel CD a inauguré l'ouverture de ma classe... Oréole interdit de répondre :P

Oh... et espérez avec moi qu'il y a eu quelques déménagements cet été ou que plusieurs se sont ajoutés afin d'ouvrir une troisième classe de maternelle, car je suis en plus que dépassement sur papier!!! Gé-ni-al. Surtout avec une pseudo rentrée progressive. Non.. non... je ne partirai pas là dessus. Je vous mets seulement le lien suivant :)

La rentrée progressive à la maternelle

23 août 2009

Un dodo!!

V! Vi!

Il me reste un dodo... ça fait une semaine que je compte les dodos, comme une grande: sept, six, cinq, quatre, trois, deux... et maintenant un!!!

Mon sac est prêt, mes boîtes sont prêtes (wow, j'ai des boîtes moi aussi ENFIN!) mon lunch est prêt, je suis prête!

Me reste juste à faire dodo... pas tout de suite, faut quand même profiter des dernières heures de vacances pour mon vice de l'été: Twitter et les New Kids On The Block (je dis mon vice, car sans les New Kids je ne serais pas sur Twitter).

Demain, déjeuner rencontre, puis au boulot. J'ai beaucoup de questions pour ma collègue, surtout en ce qui a trait à la rentrée des élèves. Sera-t-elle progressive, organisée, déjà institutionnalisée, les surveillances, etc. Probablement que je devrai commencer à placer le local (espérance que les meubles ne seront pas tous dans le même coin, ça aiderait!)

Oh, au fait, aviez-vous compris que j'ai hâte de prendre possession de mon prix de bingo?

;) Bonne rentrée chers confrères!

27 juillet 2009

Tranche de vie!

Il y a de ces moments dans la vie d'une femme où elle doit faire certains achats. Certains achats mensuels disons. Certains achats intimes et personnels.

Prenons par exemple l'achat de serviettes hygiéniques. Hey ben ouais!

On ne veut pas montrer ça à tout le monde en sortant du magasin, n'est-ce pas?

Me semble que c'est clair en partant, non?

Eh ben...

Le sévice à la clientèle étant dorénavant empreint d'écologisme aigu, la petite phrase à la mode est "est-ce que vous voulez un sac?".

Je suis la première à ne pas en prendre chez mon ami Jean Coutu quand ça peut se loger dans ma sacoche ou si j'ai un sac écolo avec moi. Le hic, c'est que la semaine passée je n'avais pas de sac avec moi. Et je faisais justement une visite surprise chez Jean Coutu vu que je n'avais plus de réserve de ces damnées serviettes. Partie en oubliant le sac. Ça arrive.

À la caisse, la jeune demoiselle me lance, avec un automatisme déconcertant après le "est-ce que vous voulez autre chose?" et le "avez-vous la carte Air Lousses?", un "Est-ce que vous voulez un sac?"...

...
...
...

Vous la voyez venir?

Qui veut sortir de la pharmacie avec un sac de serviettes hygiéniques à l'air? Qui veut sortir avec une boîte de condoms à l'air? À la défense des condoms, par contre, je dirai que j'aurais pu au moins les cacher dans ma sacoche. Le sac de serviettes, par contre, aurait fallu que je travaille solide dessus!

Bref... quand elle m'a lancé sa question, j'ai légèrement figé. J'ai même, l'espace d'un moment, eu une conscience écologique, tout de suite suivie d'un "whoa là il y a des limites à tout!!!". C'est après ce "wake-up call" que j'ai regardé la pauvre caissière (très estudiantine) et que j'ai bafouilllé un "Ben... euuh... oui. Parce que. c'est pas le genre de truc que ça me tente de ramener devant tout le monde finalement..."

On l'a rit, mais je crois qu'elle vient d'en apprendre une bonne sur le sévice à la clientèle :D

24 juillet 2009

Je ne fais pas que travailler...

Aux détours de courriels, de recherche sur Youtube, je suis tombée sur...

Le duo des chats, G.A Rossini, par les petits chanteurs à la croix de bois. Moi, c'est le ptit brun que je veux dans ma classe!