24 février 2009

Élémentaire mon cher Watson!

La semaine passée, avec mon groupe de maternelle, j'ai commencé la gravure et l'impression. Le thème: l'île déserte. À la question "qu'amènerais-tu sur une île déserte?", les réponses ont été multiples. Outre les merveilleux Bakugan (ceux-là même qui remplissent les tiroirs à gugusses confisquées des bureaux de profs), j'ai obtenu un chat, une bouée pour nager dans le profond, un petit bateau pour jouer dans l'eau et...

"-Un trésor."

Air d'étonnement de ma part. "Et pourquoi, Suzie Risettes?"

"-Ben, pour l'enterrer." Sourire candide et clin d'oeil de Mamzelle Risettes puis éclats de rire en duo.

Fallait y penser... ils n'arrivent pas là tout seuls non?

09 février 2009

Tutti-frutti 09-02-2008

Full fan freak finie...

C'est à peu près ce que voulait dire le regard que m'a jeté mon père lorsque, très concentrée sur mon jeu Tetris pendant que j'écoutais distraitement Le cercle la semaine passée, j'ai lancé un "NEW KIDS ON THE BLOCK". Je venais toujours d'entendre les mots "Click Click Click" de la bouche du beau Charles. Je n'avais pas vu la lettre vedette aux définitions à ce moment, mais comment aurais-je pu réagir autrement à l'énoncé de ce mot par trois fois répété? J'ai eu la confirmation en levant la tête que je ne m'étais pas trompée; la lettre était N et, puisque le concurrent avait passé sur la définition, j'ai pu réentendre celle-ci. Non, mais, ça fait un petit velours à mon coeur de groupie de voir que, quelque part, il y a une recherchiste qui a pensé à leur fameux retour pour l'inclure dans la banque des N.



Compliment par la bande

Après que j'aie eu expliqué en long et en large mon fonctionnement, mes quatre attentes, mon tableau d'émulation basé sur leur atteinte ainsi que ce que j'appelle la zone individualiste, un élève lance, dans le brouhaha des pupitres et des livres qui sont sortis de ceux-ci: "Ouain, c'est vraiment la meilleure des suppléantes qu'on a eues à date". Et je n'ai pas eu de graves problèmes avec ces élèves. J'adore.


Sacoche ceinture noire

Eh oui... ma merveilleuse sacoche a décidé de me lâcher dans un moment critique. Alors que je mettais la main dedans pour attraper mon portefeuille, j'ai entendu un "TAK!" suivi d'un "patatak!". La sangle d'épaule venait de lâcher, cassant net et volant dans les airs, à la manière d'un élastique qu'on tire et lâche. Et, évidemment, j'ai tout perçu comme dans un ralenti dramatique. N'écoutant que mon courage, j'ai réussi à saisir ma sacoche d'une main tout en attrapant ma sangle, l'empêchant d'éborgner le client suivant. Maintenant, amenez-moi quelques Ninjas que je puisse les trucider, surtout que ma nouvelle sacoche a une forme assez aérodynamique qui pourra les assommer à tous les coups. Je suis prête!

06 février 2009

Petite perle de 3e année

Dans un exercice où la consigne était d'écrire le masculin du nom féminin donné...

J'ai ri de voir la réponse en imaginant ce dont ça aurait l'air dans la minute de la faune et de la flore canayenne.

"Masculin de hirondelle:

- rondelle"

Jolie omission hihi.

31 janvier 2009

Recharger la carte OPUS, ou comment écoeurer un acheteur

Si vous n'aviez pas compris, j'ai besoin de péter ma coche. De faire une montée de lait. De manger du comité de l'innovation technologique pour souper. Bref, je suis en maudit contre le très nouveau, et pas très fiable, système d'obtention de cartes de passage mensuel sur la carte OPUS de la Société de transport de Montréal.

J'ai acquis ma carte OPUS lors d'un échange de titres de transport cet été. J'aime bien le principe de la puce RFID. Il faut quand même faire attention, car des histoires d'horreur du genre titres disparus entre l'achat et la première utilisation sont, sans être monnaie courante, assez fréquents. Jusqu'à présent, sur ce point, je suis très chanceuse. Par contre, à 68,50$, arrêts de services du métro fréquents et horaires d'autobus coupés dans mon coin pour mettre le véhicule libre ainsi obtenu ailleurs pour ramener l'horaire de passage d'une autre ligne déjà très efficace de 10 à 8 minutes (alors que nous passons d'un autobus aux demi-heures à un autobus aux heures pour le seul trajet qui dessert dans l'axe est-ouest un quartier résidentiel), j'aimerais que l'opération achat soit la moins douloureuse possible.

Est-ce que c'est trop demander?

Il semble bien que oui à la STM. Il est très difficile de recharger la carte dans le circuit même du métro.

Évidemment, cet été, les points d'achats n'étaient pas encore nombreux. Il fallait aller dans certaines stations équipées pour ce faire, en attendant que graduellement les autres points de services soient ouverts. Finalement, en septembre, ils en sont arrivés à brancher la distributrice à ma station. On me disait aussi que les points de vente chez les commerçants allaient bientôt être équipés, sans toutefois être capable de me donner des dates. La dernière fois que j'avais demandé à mon point de vente habituel, soit vers la fin octobre, il était toujours en attente du système pour faire le chargement. Je m'étais donc résignée à ne pourvoir acheter mes passages que dans une station de métro lorsque j'y passais. À part deux fois où la machine était hors d'usage à ma station d'entrée (j'ai pu acheter à la sortie), je n'ai pas eu de réels problèmes jusqu'au mois de janvier.

C'est en janvier que j'ai connu les douceurs des ratés de la machinerie. Fin décembre, je suis allée à ma station de métro pour charger ma carte dans la très magnifique et grosse machine orange et bleu située en face de la très magnifique et très vitrée loge du changeur. Habituellement, j'utilisais ma carte de débit. Or, cette journée de décembre, j'ai dû aller retirer de l'argent comptant, et plutôt que faire ensuite une deuxième transaction au métro, j'ai retiré le montant comptant pour mon titre de transport. Ce que je ne savais pas, c'est que, rendue là-bas, le 5 dollars pourtant tout neuf et un 20$ tout neuf aussi n'ont obstinément pas voulu entrer dans le "gobeur d'argent". Celui-ci me les a recrachés invariablement, même après deux, trois, cinq, dix, quinze tentatives.

Puis, pendant que j'essayais de retaper le minuscule pli dans un coin des billets, la transaction s'est annulée. J'ai légèrement paniqué à l'idée que derrière le méga "TRANSACTION ANNULÉE" affiché à l'écran se cachaient MES 40$... jusqu'au moment où kecling keclang kecling keclang... mes 40 beaux dollars ont atterri dans le récipient à reçus et monnaie en... vingt belles pièces de 2$ lâchées "lousses". Mes yeux étaient aussi ronds que chacune des pièces, il va sans dire. Je bouillais de l'intérieur; essayez, avec deux sacs d'épicerie bien pleins, des gants et un porte-monnaie ouvert de ramasser vingt pièces sans en échapper une et en les comptant, puis d'aller avec le tout à la loge située à l'opposé de la position de la grosse machine pourrie. Bouillir comme ça, je pouvais siffler comme un bon vieux "kettle".

Finalement, après 10 tentatives du changeur (pauvre lui, ce n'est pas donné à tout le monde d'être à l'aise avec l'informatique et le gossage dans les menus, alors imaginez quand votre patron vous fout cet outil entre les dents), et un comptage puis recomptage de la monnaie, j'ai eu mon titre sur ma carte. Arrivée chez moi, j'ai appelé à la STM pour comprendre ce qui se passait. Imaginez-vous donc que c'est normal que les billets ne rentrent pas toujours dans le système de "gobage", qui est le même que les machines pour faire de la monnaie. Un peu trop vieux, un pli, tout peut faire en sorte que le billet est rejeté. Quelle est la solution, ai-je demandé. Utiliser la carte débit, quoique là aussi le système peut flancher, Madame, ou aller directement à la loge du changeur... Euh... c'est moi ou la machine devait ALLÉGER la tâche du changeur et rendre l'achat plus efficace? Oui, madame. Ah bon.

Ce mois-ci, je décide que je ne ferai pas de chichi. Je n'ai pas eu à retirer de l'argent, alors j'y vais pour le bon vieux système débit. Petite marche jusqu'à ma station; j'arrive devant la magnifique et gigantesque machine et... un très "Désolé, hors d'usage" est inscrit sur l'écran bleu rappelant douloureusement les "blue screens of death". Ben coudon... on va aller voir la charmante changeuse qui trône dans la loge. En parcourant la distance, un doute m'assaille. Et il se confirme: à la question "avez-vous l'Interac?", 100% de la changeuse interrogée a donné "Non" comme réponse. Sa solution à mon mécontentement? "Bah là, regardez, y a un guichet juste derrière madame"... Ben oui, il est sûr et certain que je vais utiliser un bel ATM qui, pour me donner 80$ (car vive les billets guichets qui n'ont toujours que des billets de 20$), me soutirera de 2$ à 5$ de frais (dont une partie va directement à l'exploitant louant la machine) tout en offrant à ma banque de me retirer un montant presque équivalent pour services rendus.

Est-ce que j'ai envie que mon titre de transport me coûte presque 80$ plus le fait que les 11,50$ de surplus ne seront pas dans mon compte de banque lorsque viendront mes paiements préautorisés? Nah! J'ai donc pris la route de la prochaine station, croisant les doigts pour que la belle et grosse machine y soit fonctionnelle. Elle l'était. Résultat de l'opération: une affaire de 20 minutes de marche plus 5 minutes de transaction aura pris 20 minutes d'attente et de voyage de métro puisque, évidemment, le métro vous passe au nez toujours dans les moments de bouillonnement intense contre leur estifi de système, à l'aller comme au retour.

Arrivée chez moi, j'appelle le service de la carte OPUS. On me dit que pour me plaindre je dois appeler l'autre ligne... qui bien sûr débouche sur un gentil message "Veuillez prendre note que le samedi et dimanche nos bureaux ne sont pas ouverts". Grrrr. Rappel au service OPUS, en omettant le mot plainte. Je leur explique le problème et leur demande pourquoi les loges n'ont pas Interac. L'aimable dame qui a l'air d'en avoir son voyage met dit que c'est parce que les loges n'ont jamais eu d'Interac. Wow, superbe raison, me dis-je en lui disant, effectivement, avant qu'ils n'entrent le système d'opération et les machines qui elles l'ont, je peux comprendre. Mais, maintenant qu'il ne suffit que de relier le fil et le service Interac (au nom de la STM) déjà entrant dans la station la loge, pourquoi ne l'ont-ils pas, surtout que le service de renseignement sur OPUS m'a dit que le débit était la meilleure manière de se procurer la recharge? Elle me fait comme réponse d'appeler le service à la clientèle. Je lui ai dit qu'il était fermé la fin de semaine, ce à quoi elle me dit que je pouvais écrire un commentaire sur le site de la carte OPUS et qu'on m'y répondrait. Cette réponse m'a fait réagir: eeeeuh... et les gens d'Internet du site de renseignement d'OPUS vont, eux, pouvoir me répondre plus qu'ici avec vous au téléphone? Oui. Ah ben... coudon. Vive l'efficacité! Merci, Madame!

Grrrrr...

Il est sûr que j'appelle lundi (si je trouve le temps) pour me plaindre de leur inefficacité. En attendant, il y a de l'espoir pour les mois à venir. Dans un éclair de génie, j'ai rappelé mon point de vente, une belle pharmacie. J'ai alors appris de la bouche d'une jolie (au ton de voix, elle est jeune et jolie bon!) et sympathique caissière qu'ils avaient le système pour recharger les cartes et que le tout se payait non pas sur une des belles machines de la STM, mais bien sur leur sympathique caisse à eux!

Vive les humains aux commandes!!!

Et vive la STM qui achète le méga système de seconde main à gros prix et qui n'obtient même pas un service fiable de celui-ci pour ses clients dans son propre réseau!!!

04 janvier 2009

Mixed feelings

J'aime bien cette expression. J'aime mieux les mixed nuts par contre.

Ça décrit à peu près ce que je ressens présentement. Oui, j'ai hâte de recommencer à travailler. J'ai hâte de me faire aller devant une classe, de revoir des étincelles, de me sentir active et utile, d'enseigner et d'aider les élèves qui en ont besoin. Par contre, cette hâte signifie aussi que je vais refaire le ballet des classes, le manège de la suppléance, le charivari des appels, les montagnes russes administratives, les clowneries des changements de cap des décisions. Ça, ça me tente moins. Et encore, si j'étais sur appel comme 95% des suppléants, ça pourrait être 100 fois pire avec l'incertitude des appels et du salaire. Eux, je sympathise avec eux, ça doit sincèrement faire mal au moral de se faire traiter comme des moins que rien.

C'est sûr que j'ai pris ce contrat en connaissance de cause. En désespoir de cause. En espoir de cause; j'aurais aimé que ça change un peu. Mais non, le varlopage continue, le "bullshitage" continue, la chaise musicale des consignes et des responsables également. Demander des explications, des améliorations ou me plaindre ne mène à rien; je passe pour la chialeuse j'en suis certaine, et ça me bouffe plus d'énergie qu'il y a de résultats. Il ne me reste qu'à me raccrocher à ce qui me reste de ma profession, soit le besoin et la fierté de bien faire mon travail et de faire avancer les enfants même pour un jour ou deux de présence. Il me reste aussi l'appréciation des collègues, des directions d'écoles, les mots gentils des enfants que je rencontre, la joie dans leurs yeux en me voyant revenir (même chez ceux qui se rappellent avoir goûté à ma médecine).

Et il me reste l'écriture, pour ventiler un petit peu ce que je ressens comme ce soir.

Bon retour à tous ceux qui y retournent demain!

26 décembre 2008

Monsieur le maire...

En ces durs temps de récession, je vous félicite.

Z'avez trouvé LA tactique pour pouvoir passer au travers.

On ne pouvait pas imaginer mieux.

Même mes élèves les plus imaginatifs pourront vous prendre comme modèle.

J'ai hâte de voir les prochains oraux ayant pour thème "celui ou celle que j'admire le plus".

C'est peu dire.

Vous m'épatatez vraiment beaucoup.

Chapeau!

Très bientôt, vous allez pouvoir faire des millions en revenus avec ce plan machiavélique et ô combien financièrement gagnant.

Tout comptable vous le dira, mesdames et messieurs: compenser un manque à gagner dû à une perte de revenus majestueusement organisée tout en augmentant sensiblement les redevances reçues de manière à, en plus, engranger un profit supplémentaire, c'est winner.

Y a pas à dire: en organisant un citoyenicide sur les trottoirs glacés, M'sieur Tremblay, vous aurez les raisons idéales d'augmenter les taxes chez les survivants!

11 décembre 2008

Aaaaah... six jours encore...

Six jours encore avant la pause des Fêtes.

En attendant, je continue les suppléances et il me reste encore une journée à m'épater de certains élèves de ma classe (m'épater du meilleur comme du pire, on s'entend).

Dernièrement, dans mes journées de suppléances:

  • Toujours intéressant ou agréable, après 3 ans et demi de suppléance, de faire le tour des écoles et de se faire reconnaître par des anciens de mes longs remplacements, par exemple deux de cette longue suppléance dans l'école du "plusse génial" prof de musique qui se sont retrouvés dans d'autres écoles. Une belle petite (m'enfin, grande maintenant) blonde me saute régulièrement dans les bras dès que je la vois pour ensuite me taquiner pendant que je lui rends la pareille. Et aujourd'hui, j'ai revu cet élève qui... euh... comment dire... m'a laissée pantoise dès le premier jour en s'empesant le bas de pantalon avec du biscuit soleil bien mâché (collation céesssdéaimiesque aux amandes qui était très populaire chez les élèves, car sucrée et assez trans merci). Plus tard dans l'année, c'était le tour de mes réalisations en pâte à sel et gouache de même que celui de ma gommette bleue. Bref... Ça m'a surpris surtout parce que c'est lui qui est venu me demander si j'étais bien celle qu'il pensait. J'aurais plutôt tendance à penser qu'il aurait cherché à se sauver de la pauvre maîtresse de maternelle qui voulait arriver à quelque chose avec lui, mais non. Il a l'air de bien aller...


  • Entendu dans la classe où j'étais aujourd'hui, alors que quatre élèves du troisième cycle s'amusent à regarder une encyclopédie du corps humain tout en faisant des dessins.
    Slackàlunettes: Heille!!! Ya pas de couilles!!!
    Moi: Hey! Vocabulaire!
    Tous me regardant: ???
    Moi: On dit pas ça. Ça s'appelle un castrat et ça chantait de l'opéra!
    J'ai aimé leur air interrogatif alors que j'essayais de leur insuffler un peu de culture.


  • Une élève de ma classe est un vrai phénomène. Appelons-la Marge (vous comprendrez pourquoi en lisant). Je vous jure, Marge est une source intarissable de bogues de l'an 2000 tellement parfois on se demande d'où elle sort ses interventions ou ses réactions. Cette semaine, elle arrive en "pieds de bas" dans la classe, me lançant, de sa voix mielleuse ressemblant étrangement à celle de Marge Simpson enfant (oui, oui, ça se peut): "J'ai pas mes souliers madame Dobby!!!"... Grr... la dernière fois qu'elle nous a fait le coup, ils étaient dans son casier, car elle ne les ramène jamais à la maison. Et, la dernière fois, c'était en fait la troisième fois qu'elle ne les trouvait pas. Madame Dobby prend ses nerfs à deux mains et va voir. Bingo, les souliers sont ENCORE derrière ses bottes dans son casier, impossibles à manquer quand on a cinq ans et qu'on se déshabille assis par terre. Je retourne voir Marge avec un air de vouloir faire d'elle de la chair à pâté et lui dit: "Marge!!! Va voir dans ton casier, ça presse, ils sont là tes souliers, regarde derrière tes bottes". Elle va voir, se traînant les bas dans la gadoue, tranquillement pas vite. J'ai eu le temps de faire une routine de 10 minutes avant qu'une éducatrice du service de garde ne vienne me voir pour me dire que la petite était assise, l'air hallucinée, la bouche ouverte et qu'elle regardait ses souliers sans trop comprendre, deux bottes dans les mains. La dame lui avait demandé si c'était ses souliers, ce à quoi, si j'ai bien compris, elle n'a répondu qu'un grognement. Je repose la question en la secouant vocalement, et je crois que c'est là que le miracle s'est produit. Windows a redémarré, elle me dit oui. Il a quand même fallu attendre que j'interpelle l'application "Ben envoueille, grouille, mets-les pis viens-t-en!" pour qu'elle finisse par déplanter complètement (sans blague, je crois qu'elle avait germé et pris racine, assise comme ça les fesses dans l'eau).


  • Vu en cheminant vers une école: sur un balcon, une scène de la Nativité entourée d'un cordon lumineux et, tout juste à côté, un minichandail décoratif de la Sainte Flanelle. Je crois qu'il y a là quelqu'un qui veut s'épargner un voyage à Sainte-Anne-de-Beaupré!

29 novembre 2008

Petit Papa Noël...

Aaaahh... c'est le temps où je dois faire ma liste de cadeaux pour la donner à mes parents. Je ne suis pas très difficile. Donnez-moi des CD et des DVD. Évidemment, pour ne pas me ramasser avec un CD de Sweet People ou le DVD de Snakes on the Plane, je dois donner quelques titres.

Jess vous le dira: je ne suis pas madame liste. Ce qui fait que j'arrive en novembre et que je me demande quelles sortie CD ou DVD je voulais depuis Noël passé. Mea culpa. Cela fait que je me tape des heures de recherche sur Internet pour trouver de vieux palmares, de vieilles listes de "Kessé qui sort en [insérer un mois]" et quelques recherches par artiste. J'ai donc besoin de votre aide, chers lecteurs, pour rajouter ce qui manque à ma liste.

J'aime écouter pas mal de tout, à part le classique (désolée PMT, j'ai vraiment de la misère, je pense que ça remonte au doux temps de mon enfance où on m'a forcé en travers de la gorge les trois mouvements d'une pièce obligatoire que je détestais). Je le dis sur mon profil: je passe de System of A Down à Isabelle Boulay et Pierre Lapointe, en passant par David Usher, Cesaria Evora, les tounes du lait et Linkin Park.

Voici donc la fameuse liste de CD que je me suis monté.

Linkin Park: Minutes to Midnight (pour remplir ma promesse faite à l'amie qui me l'a gentiment copié, car je n'avais pas les moyens de l'acheter à sa sortie)
Cowboy Fringants: L'expédition
Arianne Moffat: Tous les sens
David Usher: Strange Bird et Wake Up And Say Goodbye
Coldplay: Viva la vida 2CD Deluxe edition
Florence K: La historia de Lola
Josiane Paradis (oouuuuiiiiiiiiiiiiii Choubi!)
Mes Aïeux: La ligne orange
Nickelback: Dark Horse (j'avais décroché des albums après Silver Side Up à la suite de l'écoute d'extraits)
System of A Down: Hypnotize et Mesmerize
Alanis Morissette: Flavors of Entanglement
Zébulon: Retour sur Mars
Isabelle Boulay: De retour à la source

Ma liste contient aussi le coffret du dernier spectacle de Ferland, mais celui-là, je le donne à ma maman... avec le projet de le lui piquer après qu'elle l'ait étrenné!!!

Côté DVD, les titres sont récents et sont des films que je tiens absolument à avoir (HP et l'Ordre du Phoenix et Narnia en Collectors Edition, Coffrets 4 et 5 de Passe-Partout et Wall-E), car pour le reste, je préfère fouiller dans le bac à 5$ de tout bon magasin ou attendre les rabais.

Donc... des suggestions?

24 novembre 2008

Prière de ce soir...

Ptit Zézus...


...


...


...

...


...


...


...


...


...


...


Allez-vous-ti finir par l'envoyer la marde blanche que les ptits finissent par redevenir du monde?!?!?

Me semble que 45 centimètres, ça ferait la job!!!

04 novembre 2008

Survivor: The Halloween Version

Comment fait-on, lorsqu'on est suppléante, pour survivre à l'Halloween?

Premièrement, on se croise les doigts et on fait des voeux le 30 au soir. On souhaite que le lendemain on n'aura aucune affectation ou que ce sera un prof d'une classe connue qu'on aura à remplacer. Au moins, au pourra se déguiser et s'amuser avec un plaisir franc avec les élèves sans perdre un iota de crédibilité avec une perruque multicolore lorsque viendra le temps d'en ramener un sur le droit chemin, et si horreur il n'y a rien d'organiser, on trouvera le moyen de moyenner la paix jusqu'à l'après-midi avec des élèves qui sauront qu'il vaut mieux pour eux d'être aussi raisonnables.

Quand on reçoit l'affectation pour le lendemain dans une école où on n'est jamais allée, dans une classe de plus vieux, à la presque dernière minute, on se croise les doigts et on fait des voeux jusqu'au lendemain matin. On souhaite que la prof a une salsifi de bonne raison de s'absenter sinon.... ben pas le temps d'imaginer les points suspensifs, car on essaie surtout de se dire que ça va bien aller. On souhaite que ça va bien aller.

Après s'être convaincu qu'on en a vu d'autres et que ce ne sont pas quelques morveux survoltés au sucre et au maquillage radioactif qui vont avoir raison de nous, on se décroise les doigts et on réfléchit. Quelles activités d'Halloween aimeraient des plus vieux, et qui, surtout, ne demanderaient pas de matériel ou utiliseraient celui normalement disponible en classe? Danse? Concours de costumes pour l'honneur seulement (parce qu'évidemment, pensez-vous vraiment que la suppléante a des bonbons à donner?). On se dit finalement que, de toute façon, on trouvera bien demain comment s'organiser, surtout que le matin on profitera des travaux de la chemise de suppléance pour les occuper. Puis, on trouvera sûrement, chez un collègue gentil, des feuilles sur l'Halloween; on n'en a pas de ça, sauf pour les maternelles nos amies.

Et on se couche là-dessus, toute confiante.

Le lendemain matin, on arrive le plus tôt possible considérant que l'horaire de cette école défie les lois naturelles en commençant une bonne demi-heure plus tôt que les écoles avec des horaires normaux. On arrive avec 20 minutes à tuer, euh à planifier... et on réalise finalement que tout est contre nous. On remplace la suppléante de l'enseignante normale, qui elle-même était absente la veille et qui en plus est la seule à n'avoir rien laissé dans les chemises de suppléance d'urgence pourtant obligatoires à cette école et gérées par le secrétariat. On n'a qu'un horaire général des cours, aucune explication de qui va à la première ou deuxième récré et on apprend sur le bureau même de la gentille secrétaire qu'il y a une surveillance de 10 minutes à faire dans... 5 minutes ( ben oui, donner le NAS et trouver l'inexistante chemise aura pris 5 minutes du précieux vingt minutes.)

Grincements de dents, on court au 3e étage déposer ses choses et on regarde vite les horaires laissés à la suppléante de la veille. Et en regardant celui de la classe, on découvre qu'on a une heure bénie d'éducation physique. Alléluia! On trouve aussi un travail qui n'a pas été fait par la suppléante de la veille. Alléluia encore; avec ça et les présentations d'usage, on devrait réussir à passer l'avant-midi, surtout que dans l'heure de période libre on ira téter la collègue d'à côté pour avoir des feuilles plus amusantes.

Par chance, à son arrivée la classe est correcte. On place les enfants en lecture silencieuse, pour tester le niveau "d'obtempération" et de bruit. Calme... wow! Ensuite, on se présente et on discute avec les élèves. On découvre que la suppléante qui fait les vendredis avait déjà organisé la "journée" avec un comité d'élèves qui savaient que le matin ils travailleraient pour ensuite faire des jeux organisés en après-midi. En plus, une des élèves s'était chargée d'acheter les bonbons pour un concours de costume déjà organisé. On planifie avec eux de laisser tomber le concours de momie en papier de toilette (la suppléante a ses limites...) et on fait ressortir une idée de chaise musicale et de danse.

Avant le cours d'éducation physique, ils sont calmes, font leur travail comme il faut et savent même ce à quoi ils peuvent s'occuper s'ils ont terminé. Ils ont été assez calmes, ont fait ça correctement et ils étaient des anges si on compare avec les fous furieux des classes environnantes.

Ensuite, après avoir tété la fameuse collègue pour des feuilles qu'on ira faire photocopier ensuite, on découvre que le cours ne dure que 30 minutes quand ladite collègue tétée arrive avec nos élèves après être allée mener les siens en gym. Comment on est supposé savoir que, dans une case horaire de 60 minutes, et avec la constatation à l'allée qu'il y a un gymnase et une grande salle communautaire aménagée en gymnase, les deux groupes inscrits à EP ne l'ont pas chacun de leur côté, mais les deux un après l'autre? Fallait pas se fier à l'horaire fait au papier cache sur le tableau, car un troisième cours se déroule et est inscrit après l'anglais la musique et les arts plastiques dans l'horaire d'école tellement pas clair... GRR!!!

Malgrétout, avec les feuilles et la participation des élèves qui savent quoi faire pour s'occuper, on termine la matinée. On va dîner et on réalise que la planification bien rodée tombe à l'eau quand, en lisant sur le tableau les mots "défilé voir dans les pigeonnier", que personne, pas même la secrétaire ou les profs, n'a daigné dire qu'une grosse demi-heure de l'après-midi passerait dans un défilé de tous les élèves pour tous les élèves à la grandeur de l'école. GRRR!!!!

Finalement, après la parade et le concours de costume, on se dit fiou, jusqu'à ce qu'on réalise qu'on a envoyé les élèves à la première récré comme indiqué sur le tableau de travail de la classe, mais que ce n'était pas la bonne. En effet, à peine 2 minutes après qu'on se soit assis pour cogiter avec les 3 membres-élèves du jury, les élèves remontent rapidement et calmement la rejoindre dans la classe parce que ce sont les petits qui sont à cette récré. On aime ça quand c'est clair de même la vie han! Un horaire fait avec des carreaux en papier cache et où sont inscrites des heures, ça devrait être fiable et ne pas porter à interprétation si on le compare avec l'horaire de l'école, non?

C'est sûr que ça a frôlé la catastrophe, et ce n'est même pas à cause des enfants!

Mais le plus important, c'est que la suppléante a survécu.

14 octobre 2008

Dites ouistitiiiiiiii!

Le billet de Grande Dame sur les difficultés d'avoir la photo "parfaite" avec six enfants m'a inspiré un billet sur la perfection que peut atteindre une photo de classe. Il faut dire que j'en connais un bail sur le sujet, après tant de photos avec des classes de maternelles, et que celle de ma présente classe frôle vraiment la perfection.

Donc, chers amis, voici comment vous assurer que votre photo de classe soit parfaite:

  • Assurez-vous d'avoir, quelque part dans la photo, un enfant qui, au moment où le flash fait son oeuvre, tire la langue de manière tout à fait discrète. Cela fera en sorte que le photographe n'y aura vu que du feu et que l'enfant accentuera par la même occasion le fait que ses oreilles bien rondes sont légèrement décollées et qu'un de ses yeux se fiche éperdument de l'autre.


  • Assurez-vous que l'enfant le plus revendicateur du droit au moindre effort, celui qui trouve que la vie est dure pour sa petite personne et qui trouve que même l'effort de revendication est une insulte à celle-ci, soit bien assis sur son banc, manière "potato couch", avec un air de "Ptit Gars Fatigué" du Groupe Sanguin. Accentuez la chose par le fait que son tricot, déboutonné, pend lamentablement en bas de ses deux épaules.


  • Assurez-vous d'avoir au moins deux ou trois sourires-dentiers. Vous savez, ces sourires qui donnent l'impression que la pire conséquence dans notre classe est de manger un quartier de citron entier... et qu'ils viennent justement de finir d'en purger une.


  • Assurez-vous aussi d'avoir un enfant baboune. Un enfant qui semble dire "Vas-tu la prendre ton **** de photo qu'on en finisse, j'ai des poupées à aller finir d'habiller!"


  • Soyez aussi certains de ne pas vérifier que même les enfants qui n'ont rien à cirer d'un "Mets tes mains sur tes genoux et tes pieds à plat en avant de toi" n'ont rien à cirer de répondre adéquatement à cette consigne. Un enfant qui se balance sur son banc, qui a l'air de tomber vers l'arrière ou qui oublie que ses genoux ne sont pas entre le tibia et la cheville donne un bel air de vie à une photo scolaire.


  • Évidemment, quelle photo parfaite le serait sans son traditionnel "Ho non, v'là le flash, vite j'me ferme les yeux!" et sans son traditionnel enfant qui recule se cacher derrière un autre, fort probablement pour les mêmes raisons.


  • Bien que la photo parfaite ne l'exige pas vraiment, tentez d'avoir dans votre photo une histoire qui vous fera vous interroger, vous et votre entourage, pour les quelques années à venir. Par exemple, un "coudon, veux-tu bien me dire pourquoi il a l'air de souffrir la pire douleur de sa vie?" Ça assure la pérennité des souvenirs...


  • Enfin, assurez-vous que tous les autres enfants affichent leurs plus jolis minois et leurs plus francs sourires afin de contrebalancer le tout.


Voilà! Si vous suivez mes conseils et qu'au surplus on vous envoie cette journée-là un photographe pas très organisé et assez fendant pour vous reprocher d'être trop à votre affaire alors que ça fait 10 minutes que vous l'attendez devant un simili-fond de simili mur de brique, vous aurez la plus parfaite des parfaites photos de classe.

La plus parfaite des photos de classe pour la plus imparfaite, mais ô combien plus intéressante et réaliste, classe!

:)

23 septembre 2008

Depuis la fin de semaine, je suis perdue.

Non.

Éperdue.

Perdue dans le regard des cinq beaux mecs qu'il y a sur la pochette de mon album.

Ben quoi, faute de pouvoir aller au spectacle, la madame s'est quand même payé l'album, version deluxe siouplaît! Et elle l'écoute en boucle depuis samedi en tripant comme une malade.

Je suis allée à mon ancienne école, enfin, cette semaine! Ça fait du bien, franchement du bien. Je viendrai en reparler un peu plus... quand je serai repue de musique chaudoudou!

16 septembre 2008

Je pensais avoir tout vu...

... mais non!!!

Ma nouvelle classe m'offre aussi des nouveautés en matière de situation tragico-comique.

Un enfant va carrément s'sseoir dans le lavabo, tellement frustré et affrontant qu'il fait cette bizarrerie. C'est mourrant à voir si on est de l'extérieur, mais vu que j'avais enduré plein d'autres refus de sa part avant, moins mignon de le retirer de là lui et son popotin détrempé! Tout de même je lui accorde un 9 pour son originalité!

La même journée, des enfants se font des peintures de guerre en pleine figure avec la peinture tactile. In-cro-yable. J'avais presque envie, dans le fond, de leur fournir les plumes... Et le pire, c'est qu'entre deux tonnerres et trois froncements de sourcils, j'ai pu admirer la qualité de leur travail en ce qui a trait à la symétrie. Penauds et symétriques... ah là là!!!

Et à la question "comment vous écrivez le nombre 13 les amis?" j'ai eu la mignonne réponse "Avec un crayon". Mignon parce qu'avec un grand sourire sincère, des lulus et des "linettes", on ne peut pas faire autrement que trouver la scène tout simplement craquante. Je crois que faudrait apprendre, des fois, ou réapprendre plutôt, à réfléchir avec la simplicité des enfants. Efficaces ils sont!

Pour le reste de ma semaine, une chance que la suppléance implique pour moi de faire mon boulot d'enseignante. Et que ça implique la reconnaissance de pairs que je ne connaissais pas avant, tout comme les câlins et les bons mots d'élèves qui ne me connaissaient pas encore la veille. Ça va être tout ça qui va me garder le moral, même si l'année va être longue... parce que pour le reste de l'administratif, on peut appeler ça "how to pitcher ze human interest chez le yâble!"

Ils ne m'auront pas...

05 septembre 2008

Tutti-frutti 05-09-08

Des petites nouvelles ou quelques faits et états d'âme...

  • Un ajustement année courante sur un talon de paie, saviez-vous que, même si ça adonnait que ça avait l'air de ça, ce n'est pas logiquement les 10 jours de paie qui manquait dans le montant que la CS nous retient puis nous regarroche joyeusement en juin pour avoir un été potable (payée 40 jours incluant la paye de juin alors qu'il y a 40 jours d'été plus la paie de juin justement!!!)? C'est plutôt l'ajustement du nombre de jours manquants à la période de paie entre son début et le moment où on commence à travailler pour "égaliser" mon salaire annuel de 200 jours. Je viens tout juste de l'apprendre, étant donné que je n'ai pas eu d'ajustement cette année, alors que j'attendais ce moment avec délectation. Ne l'ayant pas eu à cette paie (que je croyais ne pas avoir en plus), j'ai appelé au service des paies. J'ai appris que, puisqu'on a commencé à travailler au premier jour de la période de paie, je n'aurais pas de merveilleux petit montant si bien placé après un été de disette, montant que par pur hasard du calendrier j'obtenais à chaque année depuis minimum 4 ans, soit les années où je commençais avec un contrat. Au yâble le billet de NKOTB, et l'ordi attendra en octobre. Fait ch***. Bon d'accord, je paye mes factures quand même et je ne mange pas de "pouelle" non plus; c'est vrai et ma raison me dit que dans le fond c'est ça qui compte. Mais, fait ch*** mon émotif irrationnel bourré de joie et d'attente.


  • Pas eu de nouvelle de lui; pas de nouvelles provenant de lui en fait. Je l'ai rencontré au travail et j'ai eu de ses nouvelles, mais aucune initiative de téléphone de sa part comme prévu par sa personne. Bon, il a profité de ses vacances, mais... soupir... J'aurais aimé un tantinet d'intérêt, un téléphone juste pour dire qu'il n'avait pas oublié. Un petit quelque chose même amical. En tout cas. Il sait que l'offre à souper tient toujours. Je ne m'acharnerai pas. Ça craint comme disent les Français, et ça rentre (encore) dedans matante Dobby.


  • J'ai eu les nouvelles que j'attendais. Pas de deux jours. Pas de gâterie dans ma semaine. Pas avec mon équipe-école de "mon" école. Niet. Ça s'est encore passé ailleurs que ça aurait dû se passer. J'en ai braillé une "shot". Ça pince encore... je sais que c'est "comme" ça en enseignement, qu'on se fait barouetter d'une école à l'autre, d'un poste à l'autre. J'aurais juste mieux accepté le fait que c'était terminé "naturellement" par un vrai barouettage que par une décision unilatérale du genre qui vient me couper toute occasion de même terminer ça de la "bonne façon". L'administratif et les crocheries (pour ne pas dire crosseries), j'en ai ma claque.


  • Je suis allée au bingo ce soir. Pas celui de ma tante Gertrude, celui des profs. Rien de bon, quelques postes réguliers menant à la permanence en préscolaire 4 ans à faire dans deux écoles (avec trajet entre les deux impossible à faire en transport en commun) ou une tâche de 4 ans dans une seule école que je sais être dans un racoin de préfabriqué avec pas grand-chose comme matériel. Restait un truc tellement loin que je n'en parle même pas parce que pas voyageable en transport en commun. je suis partie finalement avant même que ça ne commence.


  • J'espère que ce sera ma dernière année sur ce projet. Je réalise que "matante" Dobby a fait le tour du jardin. Je sais de quoi je suis capable, je continue à "ramasser" les classes perdues et à combler les autres. Disons que cette année le choix a été plus économique, et avec tout le branle-bas d'émotions autant du côté personnel que professionnel, je me sens un peu démoralisée. J'aime encore enseigner, et c'est, je crois, ce qui me sauve. Malgré tout, je fais ce que j'aime, mais j'ai donc hâte de me retrouver dans mes pénates, surtout que je n'ai plus ces deux jours où je me sentais chez moi. J'aime et j'adore ma nouvelle équipe, ça aide aussi. Ce n'est pas pareil, mais c'est normal, je m'ennuie et je me sens déracinée présentement. Nono comme ça. Pourtant, j'ai déjà été barouettée, je devrais savoir. Mais non, puisque ça n'a pas été vécu sous les mêmes conditions...


  • Par contre, la journée que je fais sera très motivante vu que je la passerai presque toute à faire des arts plastiques, chose que l'enseignante ne fait que très rarement et qu'elle est bien contente de me voir prendre en charge. Et je vais en faire selon le "vrai modèle" de l'exercice de base et de l'exécution. J'ai déjà prévu plein d'activités, le matériel, les déroulements sont dans ma tête. Les enfants ont déjà bien apprécié mon activité de première rencontre: de la peinture tactile pour réaliser une oeuvre commune et passer par le fait même le miracle du mélange des couleurs. J'ai hâte d'expérimenter des journées "artistiques" régulièrement comme ça.


  • Des fois, j'ai honte de faire partie du projet. Pourquoi? Parce qu'admistrativement parlant, il est plus "rentable" de foutre le bordel dans une classe pour faire travailler 3-4 personnes du même projet qui sont inactives (on pourrait mettre la même quitte à la remplacer lors de sa journée fixe, mais je suppose qu'on en veut pas que ce soit toujours les mêmes qui paressent... soupir...), que de mettre un suppléant qui fera l'intermède entre le départ/absence d'un prof et l'arrivée du suppléant finalement trouvé pour faire le reste du temps. Il y a souvent même quelques tissus de mensonges pour expliquer qu'un suppléant libre ne vient pas; une chance que certains sont plus honnêtes, au moins ça rachète l'affaire un tantinet. Assez honteux pareil dans tous les cas. Cette fois-ci, une chance que quelqu'un a pris le poste au bingo de cette semaine. Je ne sais pas si la classe aurait résisté encore longtemps aux ballottages eux qui y ont déjà goûté l'an passé à de multiples reprises. Par chance aussi que dans les 6 jours de début d'année ils m'aient eu pour 3 jours: enfin de la stabilité pour eux!!!


  • Et moi aussi, j'ai été chanceuse. J'ai dû tenir cette classe serrée, leur rentrer dedans un peu, les mettre devant les conséquences de leurs choix. Pourtant, à la période libre aujourd'hui, les filles m'ont fait le plus beau des cadeaux: méga message sur le tableau blanc rempli de "#1" "Meilleure prof" "On t'aime Madame Dobby", de coeurs, de sourires et de couleurs. Ai-je besoin de dire que ça a franchement fait du bien à mon âme "un ptit peu beaucoup" poquée?

23 août 2008

Tutti-frutti 23-08-2008

Melletigne-potte, c'est un fait et autres expressions étant déjà utilisées, reste ça, tutti-frutti.

Donc voilà:

  • Reste deux dodos avant ma rentrée... j'ai hâte de reprendre le beat, de savoir où je m'en vais. Hâte de remettre les pieds dans une classe bon!


  • Toujours pas eu de nouvelles de ce qui m'inquiète...


  • J'attends toujours des nouvelles de lui... disons que le test "appelle-moi 101" est pas très concluant dans son cas.


  • J'ai de beaux souliers de marche/ course/ escaliers/ remplacement de gym/ surveillance/ confort/ sports/ jours où je file poche. Vous voyez? Non? Bah là, vous en avez pas vous des ronnigne choux?


  • Il y a de nouveaux billets de libérés semble-t-il pour le spectacle des NKOTB le 20 septembre.


  • L'ordinateur que je veux a un petit rabais pour la rentrée scolaire. Un gros dissse piasssses, mais vaut mieux l'avoir dans la mienne que dans la leur de poche!


  • Devinez qui ira s'acheter un billet de spectacle et un nouvel ordi quand elle recevra la paye qu'elle n'a pas eu en juin?!?!?


  • Devinez qui a hâte d'avoir de nouveau des payes normales pour économiser et aller se vautrer dans ses magasins de guenilles préférés que sont Wal-Marde et Pennington?


  • Une haltérophile aux Jeux Olympiques tellement en colère d'avoir manqué son coup et qui fait sa crise, les deux poings fermés et les yeux fermés bien durs, à la manière d'un enfant de 2 ans, c'est drôle. Mais quand de colère elle ne voit plus rien et se prend le mur du couloir d'accès au vestiaire en plein front, c'est encore plus drôle. Surtout quand la foule lâche un "HO!" et que l'athlète change son air bête pour un air de stupéfaction après avoir titubé sous l'impact. Scusez-la!


C'est tout!

18 août 2008

L'entrée progressive à la maternelle

Évangéline et moi avons fait nos études universitaires ensemble. Une fille géniale, drôle, pleine de vitalité, une personne ouverte avec qui j'ai jasé souvent dans un racoin de l'Après-Cour (quand je me suis déniaisée à y aller, évidemment, jus de fruit en mains) et en cours. Une prof qui a de l'allure aussi. C'est pourquoi, lorsque j'ai lu sa montée de lait sur l'entrée progressive à la maternelle et contre l'abrutisme "évident" dont fait preuve la liste de matériel à acheter à sa Citrouille, je n'ai pas hésité à monter aux barricades. On en a même rejasé sur MSN hier.

L'entrée progressive des élèves de maternelle est un de mes chevaux de bataille. Dans les équipes-école où j'atterris, on se bat encore pour en obtenir la moindre parcelle d'entrée progressive, autant au niveau local en la présentant au C.É. (où souvent on croit qu'on essaie de se passer quelques heures de congé supplémentaires) ou à la commission scolaire (où le bien-être des enfants passe après la rentabilité de la chose).

Je vais donc reprendre ici mon commentaire et, quelquefois, l'interrompre pour rajouter mes commentaires bloguesques. Avant, je vous invite à aller lire sa montée de lait, pour que vous puissiez comprendre ce à quoi je réagissais.

Irsssh...


Bon, ça c'est le cri primal de l'enseignante de maternelle en moi après lecture... continuons :)

Et nous qui nous battons chaque année pour avoir une vraie entrée progressive... Vu comme ça, nous avons effectivement l'air d'une vraie bande de paresseuses qui n'avons rien fait aux pédagos (qui sont, dans les 2-3 dernières années, de plus en plus envahies par les réunions de toutes sortes ou les formations que par du vrai travail de préparation de classe ou de replacement de notre matériel de classe...).


Aaaaaaaaaah... les fameuses pédagogiques... un autre débat plus tard ça!!!


C'est vrai que l'horaire de ton école a l'air bizarre, mais à ta place je me renseignerais... Tu sais, les entrées progressives comme ça doivent être approuvées par le C.É. qui généralement met plus de bâtons dans les roues qu'il n'améliore les choses. L'horaire qu'on propose subit souvent des changements bizarres, et les raisons peuvent être multiples: à cause de tel parent qui veut se faire accommoder "au nom des autres parents" ou par rapport au service de garde qui ne veut pas ajuster son horaire (peut pas l'ajuster? très rare à mon avis, même si ça arrive) ou à cause du service d'autobus.


C'est sûr qu'une entrée progressive demande des ajustements de tous ceux qui seront impliqués: parents et famille, service de garde, transport scolaire, enseignants, comité de la rentrée, etc. Dans le meilleur des mondes, tout le monde finit par s'entendre. Dans d'autres mondes, c'est à qui tirera la couverture de son bord ou à qui continuera de dire que l'entrée progressive n'est qu'un caprice. Il y a aussi les impondérables, comme dans le cas d'un transport scolaire qui a plusieurs écoles à desservir. Le manque de ressources financières a aussi un grand rôle à jouer; il arrive qu'un service de garde n'ait tout simplement pas les moyens d'assumer les heures de plus et qu'on doive réaménager l'horaire pour gratter les fonds de ses tiroirs. Dans ces conditions, les ententes obtenues sont parfois bizarres. Dans le cas d'Évangéline, après discussion, il se pourrait qu'il y ait un projet d'intégration spécifique à la commission scolaire de Citrouille. J'espère qu'elle pourra en savoir plus.

Et l'entrée progressive n'est pas là pour nous, les enseignantes de maternelle. Ah, c'est sûr qu'entre les deux périodes où nous recevons les enfants, idéalement en demi-groupes, nous courons comme des malades pour appeler les absents, pour préparer toutes les paperasses pas reçues d'avance dans les 3 pédagos précédentes, préparer le matériel de l'activité d'accueil qui suivra ou celles du lendemain, consoler un qui ne veut pas entrer au service de garde, parler avec les parents qui viennent chercher leurs enfants après la première demi-journée, construire les équipes de travail, vérifier si tout le salsifis de matériel est bien identifié comme demandé (parce que oui, quand 4 enfants perdent leur crayon rose, ce n'est magiquement jamais à personne, et après la 3e chicane de la journée du "c'est le mien" on adore qu'il y ait les noms dessus, on a d'autres chats à fouetter), évaluer les changements à faire ou les associations à éviter, etc. Mais ce n'est pas pour ça (parce que franchement, on est toutes capables de faire ça sur nos 40 minutes de décalage sur le primaire en TNP ou sur notre heure de dîner ou sur nos heures "supplémentaires" après l'école) qu'il y a l'entrée progressive.


On l'entend souvent sur le bord de la clôture cette argumentation. C'est pourquoi cette année dans ma classe nous avions fait, lors de la rencontre des futurs élèves, une rencontre avec animation pour expliquer le pourquoi du comment de l'entrée progressive, de sa nécessité. Oui, on travaille entre les accueils, mais ce n'est généralement pas du travail que nous pouvons faire d'avance ou du travail que nous n'avons pas pu faire d'avance (voir le futur débat sur les pédagos).

Non. C'est pour mieux se connaître, mieux s'apprivoiser, avoir le temps d'expliquer avec 8-10 paires d'yeux attentives et impressionnées au lieu de 18-20 totalement impressionnées nos attentes, notre personnalité. C'est pour que tout le monde puisse s'apprivoiser sans trop se faire bousculer par le nombre de personnes (le double de ce qu'il y a dans une garderie) ou par de nouveaux caractères problématiques (pas toujours géniaux on s'entend qu’un enfant plus problématique peut avoir 5 ans lui aussi) qui viennent saper toute l'attention à leur détriment. Eh oui, c'est plus facile à 8-10 qu'à 20 d'interrompre une activité pour faire une intervention. Les groupes A et B, ça ne doit pas être chaque maternelle, mais bien des demi-groupes A et B dans chacune des classes. Pratique ces demi-groupes aussi pour s'habituer à un nouvel environnement, une nouvelle routine, pleine de nouveautés: comment entrer en classe, quoi faire en entrant, comment placer ses choses, comment s'installer pour la collation, comment aller aux toilettes, comment s'installer pour le travail, quoi faire pour le rangement des jeux, comment se déplacer, apprendre les règles de vie, etc. Plus facile de le montrer à 8 à la fois qu'à 20, encore une fois. Ce ne sont pas des 6e années, il ne faut pas l'oublier. Ils ont 5 ans et sont mis devant plein de nouveautés et ils ont besoin d'être plus guidés que des grands de 11 ans.


Dans les 3 années où j'ai fait mon remplacement, nous n'avions que deux jours pour tout faire ça, et ça représente bien la moyenne de temps qu'on daigne accorder. Nous n'y sommes évidemment pas arrivées, et la majorité des routines ont été installées en grand groupe. Tout prend alors le triple du temps, nous courons d'un événement à l'autre pour corriger le tir. Ah, il est certain que ça fait partie du travail à faire, et c'est tout ce qu'il faut faire et que ça se fait. Il est "seulement" plus facile de prendre le temps d'expliquer à 8-10 alors qu'à 20 on a toujours l'impression de laisser l'enfant en plan, de le laisser avec sa peine si l'événement est venu le chercher (ils aiment bien faire les enfants, alors ça vient toujours en faire pleurer un ou une de manquer son coup). Plus facile d'être humain, d'éviter de bousculer ces petits; plus facile de servir de vrai guide dans ce nouveau monde...

C'est aussi parce que l'entrée à la maternelle est une expérience exigeante pour un enfant. Ils sont épuisés, fatigués, sollicités à plein. Fatigués même après une demi-journée, ou 1h30. Pour plusieurs, c'est de l'émotion en concentré. Pour d'autres, ce l'est moins. Et non, ce n'est pas parce qu'un enfant a fait la garderie qu'il est moins fatigué ou émotif ni parce qu'un enfant a toujours été à la maison qu'il le sera plus. C'est de l'adaptation dans les deux cas, et chacun la vit comme il peut.


Les enfants sont épuisés de leur entrée à l'école. Ils en ont pour un mois à être épuisés. Combien de parents nous arrivent et disent, étonnés, à la première rencontre de parents ou aux bulletins, que leur enfant tombait littéralement de fatigue chaque jour de septembre. Je ne dis pas que l'entrée progressive enlève cette fatigue, loin de là. Par contre, elle la tempère, l'étale pour l'inclure un peu plus doucement dans le vécu de l'enfant. Ils en ont déjà beaucoup à donner dans les premières journées sans qu'en plus on ne leur accorde pas un peu de répit. Certes, j'en entends dire déjà que plusieurs vont au service de garde et que de toute manière leur journée sera remplie. C'est vrai, sauf que le service de garde inclus dans une entrée progressive s'arrangera pour donner le répit et la distraction qu'il faut, du mieux qu'une telle situation peut le faire.


Pour le vivre chaque année, nous avons des parents qui ne comprennent pas le pourquoi ni la nécessité. Les commentaires que tu as ici ne m'étonnent pas, je les ai entendus souvent. Sauf que, pour avoir vécu les "grosses entrées", je peux t'assurer que ça a son effet sur les enfants de le faire en progressif. Idéalement, on voudrait ça sur 5 jours, avec la fameuse rencontre de la première journée (on rencontre généralement en demi-groupe, et ça donne notre temps de présence élève obligatoire) pour mettre les choses au clair avant la rencontre de septembre. Idéalement. Parce que nous nous battons chaque année, et que pour l'avoir vécu même les plans les plus logiques subissent des changements ou des coupures qui donnent des plans bizarres.

On se bat assez pour ça que je n'ai pas le choix que de faire ce long commentaire. Ce n’est pas pour nous, c'est pour les enfants. Les enfants, ce n'est pas une raison ridicule. Désolée si jamais d'aventure ça semble lancé comme commentaire, ce n'est pas le but, mais ça me choque. Et c'est rare que Dobby monte aux barricades... sauf pour ce qui lui tient à coeur ou ce qui n'est pas très bien compris.


Et Évangéline m'a assurée que je n'avais pas été dure ou raide. Je crois qu'elle-même peut dire que j'ai rarement mis mon pied à terre pour affirmer quelque chose sur un sujet quelconque. Je peux compter sur mes doigts les fois où je l'ai fait depuis l'université.

Pour ce qui est du matériel, eh oui nous avons nos exigences que nous ne pouvons plus demander, mais plutôt suggérer. Parce qu'avec les années, on a bien vu quel matériel finissait par faire la job pour l'année ou qui ne la faisait même pas pour 5 minutes, ce qui est pratique ou causera plus d'ennuis. Mais on les endure pareille les $%?!*& de gomme à effacer du Dollorama qui beurrent plus qu'elles n'effacent. On les endure les &$%!*&% de crayons-feutres Rose-Art qui après 5 dessins rendent l'âme et sèchent après 3 minutes d'ouverture. C'est mieux que rien, même si on demande les Crayolas parce que, même si un peu plus chers quoique souvent en spécial, ils fonctionnent et résistent. Même après 7 ans, les miens fonctionnent encore très bien. C'est intuable ou presque, sauf en mai-juin après 1200 dessins. Bref, ce qu'on veut c'est du résistant et du propre. Ce ne sont pas les balles qui sont importantes à mon avis, et pour le couvre-tout, vive les chemises de papa, en autant que ce ne soit pas trop long des manches pour pendre dans la peinture et tout beurrer quand ta citrouille l'enlèvera. J'en ai toujours utilisé des vieilles chemises et c'est parfait tant que ça ne tombe pas.


Si je parle pour moi et ma collègue, c'est sûr qu'on est accommodante, qu'on comprend que certains n'ont pas les moyens et qu'on acceptera du matériel palliatif, tant qu'il est de qualité. Reste que le matériel acheté pour pas cher ne vaut généralement pas cher sauf s'il s'agit de matériel correct acheté à rabais. Ça ne vaut pas la peine les crayons de mine du Dolloramoune s'il faut en racheter un paquet de 10 tous les mois parce qu'ils sont extrêmement friables et intaillable sans casser au fur et à mesure. sur 10 mois, les crayons du Dollaramoune auront engouffré 20 dollars de budget alors que des Mirado ou Bérol ou autre, qui auront coût 2,99$ pour 12, dureront pour 3-4 mois et économiseront beaucoup de frustrations aux enfants. Côté quantité, on essaie d'être raisonnable; je ne sais pas si c'est pareil pour d'autres enseignantes, mais on essaie, selon l'usage qu'on sait qu'on fera de tout cela pendant l'année.

Pour ce qui est des spécifications autres sur le matériel, il faut dire, comme j'ai dit à Évangéline, que chaque année on tombe sur des parents pas très logiques. Prenez par exemple ce parent qui, lisant boîte de 16 crayons-feutres, a acheté deux boîtes de 8 crayons... et a été franchement surpris qu'on lui dise qu'il aurait eu une bonne idée s'il n'en avait pas acheté deux "Originales" pour que son fils n'ait pas deux couleurs identiques... "Ah ouain??? Ah ben... j'y avais pas pensé!"... C'est plate, mais dorénavant, sur les listes, nous écrivons 16 couleurs différentes pour être sûres de notre coup. Nous prenons les parents pour des nonos pour être sûres de notre coup.

Et comme j'ai dit à Évangéline, qui n'aime pas se faire prendre pour une nouille: "Prends-le plutôt du bon côté: dis-toi que tu es vraiment très intelligente pour ne pas avoir besoin de tant de dessins!"

Voilà ;)


Eh oui... voilà :)

27 juillet 2008

Zébulinons en coeur!

Je suis allée aux Francos voir le retour de Zébulon. Merci le mauvais temps qui a attendu à la dernière minute pour quitter le temps du spectacle! À 20h il n'y avait presque personne devant la scène. Je me suis installée et c'est vers 20h45 que les gens ont commencé à affluer.

J'ai vite su que j'étais entourée de fans finis du groupe quand ils ont tous chanté en choeur avec le groupe "Merry Christmass" (que je ne connaissais pas, mais que j'ai trouvé bien drôle). Un "j'étais bien bandé/toute la nuit" entonné a cappella, ça fait une belle entrée en matière :D.

Ça a été comme ça tout le long tout spectacle. L'énergie qui se dégageait de la foule, pour ce qui est de l'avant à tout le moins, était géniale. Une petite d'à peine 10 ans derrière moi connaissait elle-même toutes les paroles de toutes les chansons par coeur. Quant à moi, je m'époumonais sur toutes celles dont je connaissais les paroles et je tentais de danser dans la marée humaine qui m'entourait. Je crois qu'Yves Marchand, du haut de son kilt, trouvait ça génial de voir les gens chanter comme ça avec eux, et il avait souvent le "rire" aux lèvres.

Ils ont enchaîné plein de leurs succès et d'autres chansons que je ne connaissais pas, mais que j'ai su apprécier, de Libido à Marie-Louise en passant par Sofa, J't'aime encore, Job steady, Adam et elle, Apocalypse, Les veuves de chasse, Reviens pas trop tard, Les femmes préfèrent les ginos, Y fait chaud et Adrénaline.

Le seul moment où la foule a été silencieuse a été celui où ils ont chanté "Mars et Vénus", leur nouvelle composition. Et encore là, les commentaires fusaient à la place des paroles; on s'entendait tous pour dire qu'on reconnaissait encore Zébulon dans cette nouvelle pièce et encore après toutes ces années.

J'ai passé une excellente soirée, bien remplie d'énergie et de musique à fond la caisse (suis sortie de là avec dans les oreilles la sensation d'entendre à travers de la ouate). J'ai bien hâte de mettre la main sur leur nouvel album qui sera, en fait, une compilation de leurs succès avec quatre nouvelles pièces.

21 juillet 2008

Le couperet du 5 ans

J'ai réalisé cette année, mais je n'en avais pas parlé, que j'avais passé le cap fatidique des 5 ans. Ce cap où, selon les statistiques, plusieurs diplômés (je ne me rappelle plus quelle proportion, si quelqu'un s'en rappelle, indiquez-le-moi) abandonnent l'enseignement pour toutes sortes de bonnes raisons. Je peux toutes les imaginer et les comprendre. Ce n'est pas évident enseigner et plusieurs choses peuvent faire en sorte que même des enseignants qui auraient un bel avenir devant eux quittent la profession. Trop de variables, j'en ai vécu assez pour comprendre.

Ce qui, je crois, m'a sauvé, ironiquement, c'est le stage raté. C'est là que je me suis pété (pas totalement par ma faute) la gueule, que j'ai vécu le questionnement sur le choix de ma profession. C'est à cause de cela que je me suis retrouvée à faire de la suppléance et à me faire demander de remplacer 2 mois dans une classe très difficile, encouragée par un support à toute épreuve de l'équipe-école et au final encouragée par mon superviseur de stage lorsque la "gamique" minant mon stage a été découverte. À sortir "vivante", ragaillardie, déterminée et revalorisée par tout cela.

J'ai été chanceuse de vivre ce support et cette confiance à ce moment précis de ma route. Du support, j'en ai eu plus souvent qu'autrement. Par contre, pour avoir vu diverses situations et en avoir vécu quelques-unes, je vois bien que ce n,est pas tous les enseignants qui, dans leur cheminement, au fil des classes, obtiennent les encouragements, le support, le filet de sécurité dont ils ont besoin. C'est dur de se sentir seul, que ce soit pour une journée, une période, un mois, un an. C'est dur de ne pas se faire accueillir, de voir des collègues de niveau ou de cycle tourner le dos à son approche ou se sauver à la moindre question pour aller prendre un café et ne jamais revenir, de se faire dire que les problèmes sont les nôtres et qu'on a tout simplement à s'arranger avec. Dur de ne pas se faire appuyer dans une démarche tout à fait légitime par une direction qui veut sauver les apparences. Et dur de vivre les situations problématiques tout court dans sa classe (je laisse votre imagination déborder, allez) et aux alentours de la classe (certains parents). Dur de se faire traiter presque d'incompétente parce qu'on surnage dans tout ça.

Bref, si un enseignant qui débute, aussi compétent soit-il, se retrouve deux, trois ou quatre fois de suite dans des situations où il crie à l'aide et où on ne daigne même pas lui lancer une bouée (ou que pire on l'achève avec ses propres rames), normal qu'il décroche.

Je suis contente d'avoir passé ce cap "psychologique" dont tout le monde parlait dans notre cohorte, et dont tous les profs "parvenus" parlent en fait. On connaît tous quelqu'un qui a abandonné. Je n'oublierai jamais cette collègue de bac rencontrée par hasard dans le métro, qui s'extasiait que j'enseigne encore alors qu'elle avait plutôt opté pour un travail où elle faisait plutôt de la formation aux pairs. Je suis fière d'être rendue là où je suis dans ma carrière. J'espère que je serai enseignante pour tout le reste de ma carrière. On ne sait jamais, bien que, comme j'en discutais avec un collègue vers la fin de l'année, qui a lui aussi passé ce cap, si on a passé à travers ce à travers quoi on a passé, on est équipés pour veiller tard malgré les avanies.

Je me demande combien de mes collègues de 2002 l'ont passé... Bonne carrière à tous ces autres qui ont passé leurs "5". Bonne vie à tous ceux qui ont changé de cap; soyez heureux et j'espère que vous n'êtes pas amers ou que vous ne gardez pas trop de mauvais souvenirs, et que tout va pour le mieux pour vous.

14 juillet 2008

Les 10 jours passés

Étant donné que je passe mes vacances sur la paille (vive les 4 payes de vacances à étirer en 5 pour éviter de manger de la poussière pendant 2 semaines à la fin août avant le début du contrat), disons que mes loisirs et mes petits bonheurs se doivent d'être gratuits. Exit donc le Super Aqua Club, exit le cinéma à toutes les semaines ou les locations de DVD (surtout que je dois attendre d'avoir le foutu fil HDMI pour brancher mon lecteur à la télé). Exit toute autre chose qui aurait pu me demander un peu d'argent.

Fait suer, mais pas grave.

Donc, j'essaie de profiter des petites choses de la vie gratuite, les prévues comme les imprévues. En voici quelques-unes survenues pendant les derniers dix jours.

Il y a une semaine, j'ai pris un autobus très spécial. Celui d'un futur retraité que ses collègues de travail avaient dû décorer pour l'occasion de sa dernière journée de travail. Il était plein de ballons, de cartes, de guirlandes et d'affiches; une affiche disait même "pas responsable des accidents". Nous avons bien rigolé avec le chauffeur et nous avons quitté l'autobus avec un grand sourire. Faut dire que lorsqu'une affiche à l'avant dit "Futur retraité, klaxonnez", chaque coup de klaxon donne des petites doses de bonheur et de folie. C'est vraiment génial de voir que des collègues se mettent à ce point à l'oeuvre pour monter une belle surprise pour quelqu'un qu'ils doivent évidemment apprécier.

La journée d'avant, j'étais allée voir le spectacle des Lost Fingers au Festival de jazz. Quelle belle énergie ces gars-là dégagent! Ils relèvent le défi de revamper et retravailler les succès des années 80 avec brio. Tout le monde était debout, tout le monde swignait (enfin, de notre mieux étant donné que la salle était pleine à craquer) et chantait. Les gars avaient le feu dans les yeux; je crois qu'ils étaient dépassés par la foule qui venait les voir et par l'impact qu'ils avaient. Ce qui est sûr, c'est que cet album se retrouve sur ma liste à acheter.

Ce matin, je me suis fait attaquer par une vieille peau à coup de canne. Oui oui!!! Une vieille acariâtre qui, alors que je m'apprêtais à monter dans l'autobus, puisque les gens avaient fini de débarquer depuis quelques secondes, a décidé de descendre. Alors, polie, je redescends et je recule d'une très bonne distance de la porte. Mais voilà que la dame commence à m'agiter la canne devant les jambes, la tenant à bout de bras, presque en train de tomber en bas de l'unique marche de l'autobus. Et là, pendant que je pense qu'elle a besoin d'aide, elle se met à maugréer et à pester, en anglais, comme quoi j'étais une ci et une ça et que j'aurais bien pu me tasser sur le côté pour la laisser passer. Elle descend et, tout en se tenant à la porte d'autobus, essaie de me remettre un coup de canne. Ça a été plus fort que moi, devant une telle attitude, j'ai lancé un "hey lady, be polite, you had enough room!". Non, mais! Attends voir si ta canne me repasse encore sous le nez!

Je suis allée voir le film Wall-E en fin de semaine avec mon père. Le nombre de niveaux de messages dans une animation aussi bien réussie est hallucinant. Le plaisir et les blagues sont aussi au rendez-vous. En plus, les minimalement geek comme moi voient plein de références. Même le générique de fin est amusant à voir. Par contre, j'aurais voulu avoir un "après-générique" comme le laissait espérer la dernière trame sonore. Il faut aussi noter l'excellent court-métrage d'animation Presto; déjà, juste les péripéties imaginées à partir de la trame de base sont hilarantes. Ajoutez à ça un superbe travail d'animation et de dessin et vous avez une petite merveille entre les mains. Le tout a fait du bien au moral.

Dans les prochains jours, je compte aller profiter du volet rue du Festival Juste pour rire. Aller voir les spectacles et les animations, aller jouer dans les tentes de jeux, aller à la petite cantine dans un wagon de métro sur Ontario. J'ai hâte de profiter de la folie de ce monde`-là. Ensuite, ce seront les Francofolies, et je compte bien voir les B.B., Zébulon, Gregory Charles ainsi que quelques spectacles de 17h aussi avec des artistes de la relève.

Après cela, mes parents sont en vacances, on trouvera bien quelques choses à faire d'ici la rentrée scolaire, qui elle, me turlupine encore...

04 juillet 2008

L'extase du jam

Mercredi, j'ai visité le Festival de jazz. J'ai décidé que j'allais profiter des ateliers du Salon des instruments de musique de Montréal et que j'allais participer au spectacle Grand Jam avec l'école de percussions Samajam. J'ai adoré ma journée. Je suis revenue chez moi complètement repue de rythme.

Tout a commencé avec l'atelier "Apprenez la guitare en une heure". Bon, je vais être honnête. J'ai acheté une guitare il y a un an et demi. J'ai tenté, il y a un an et demi, d'apprendre avec un livre. L'expérience n'a pas été un succès, faute de technique et faute de résultats malgré les efforts. La démotivation qui s'ensuivit aidant, mon côté autodidacte en a mangé un sérieux coup et je n'y ai plus retouché. Plus le temps a passé, plus j'avais honte de ne pas m'y remettre. En voyant l'atelier annoncé, je me suis dit: "Dobby, là c'est le temps de te mettre le pied au cul, de faire un crash course et ensuite, de t'y remettre!" Et... bien c'est un succès! J'ai appris seulement 3 accords, mais ceux-ci étaient accompagnés d'un autre à apprendre moi-même, des déplacements entre eux, de la technique pour tenir et gratter la guitare ainsi que d'une superbe feuille où sont notées toutes les chansons que je peux faire avec seulement ces quatre accords-là. Maintenant, je suis pleine de motivation pour continuer les accords et pour devenir la reine des feux de camp en enlignant J'entends frapper, Femme de société, La bamba, Horse with no name, Twist and Shout, Remède miracle ainsi que Mon voisin (Frère à ch'val). Call me Carlos Santana!

Après avoir dîné au soleil sur les marches de l'esplanade de la Plade-des-Arts, je suis retournée à la tente du SIMM pour un atelier Djembé Jam. ENFIN, j'allais tambouriner sur autre chose que les grosses bouteilles d'eau. Pendant une heure, j'ai jammé sur le ^djembé à m'en péter presque les jointures. Le "trip" a été total. J'ai vibré à entendre tous les djembés (il y en avait presque 60) se mettre au même rythme à certains moments, à écouter les sons bas des tempos (frappés au milieu avec la main en coupe) ainsi que les martèlements des rythmes autour. L'extase était totale, et la relaxation aussi; j'en étais rendue à me balancer tout en tambourinant. Je comprends les gens qui parlent des tam-tam du Mont-Royal, à part que je ne comprends pas que certains aient besoin de substance illicite pour "partir". Le rythme me suffit amplement!

Après une courte visite sur le site, retour à la tente pour un atelier de trompette. Malheureusement, celui-ci a été moins fructueux, étant donné que, comme d'habitude, j'ai frappé le citron; une trompette dont un piston faisait mal passer l'air ou je ne sais pas trop. Je sonnais toujours un ton plus bas que tout le monde, et le ré bloquait complètement et me renvoyait l'air que j'essayais de pousser. Par contre, j,ai quand même eu du plaisir à suivre l'atelier grâce au dynamisme de l'animateur. Bouffon, rigolo, il savait nous mettre à l'aise et nous faire aimer l'instrument.

Enfin, l'heure que j,attendais est arrivée. Je suis allée me placer pas très loin de l'enclos" près de la scène GM, là où étaient les djembés... 175 djembés pour pouvoir jouer en accord avec le spectacle qui allait avoir lieu. Plus ça allait, plus les gens, intrigués, s'agglutinaient autour de l'entrée pour pouvoir y accéder. Lorsque le signal a été donné, j'ai pu entrer, me prendre une petite percussion gratuite en passant (un coco), me placer à un djembé et commencer à jouer. Ça a été magique; tous les gens qui se plaçaient à un djembé commençaient à jouer, naturellement et sans gêne, et suivaient le rythme des plus habitués. Si j'avais tripé lors de l'atelier, imaginez comment j'étais avec 174 autres personnes autour de moi en train de jouer. Pendant 15 minutes, les organisateurs nous ont laissé jouer venant sur la scène, les yeux ronds, les photographes nous bombardaient de leurs flashs, les percussionnistes professionnels aussi. Ensuite, ça a été le spectacle des percussions brésiliennes, puis Samajam, avec nous en train de jouer aussi. Finalement, le tout s'est terminé sur une orchestration avec les autres gens de la foule environnante, qui avaient eu, eux, des maracas, castagnettes, tambourins et cocos.

Après le spectacle, j'étais dans les vapeurs, un peu déroutée, imprégnée de toutes les vibrations qu'il y avait eu.

Je recommence l'expérience n'importe quand.

Mais pas tout de suite...

J'ai les dessous de jointures irrités et presque mauves tellement j,ai tambouriné...

Ouch!