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20 janvier 2012

Aveu coupable

Ça fait deux semaines que je roule.

Que j'enfile les activité d'apprentissage, peinarde.

Deux semaines que ma classe a retrouvé son air d'aller, ses bonnes vieilles habitudes.

Deux semaines que j'enclenche des projets que j'avais dû mettre en veilleuse, comme faire la "pas si simple" initiation à la bibliothèque.

Si le meilleur pour Ti-Poqué est de nous revenir, eh bien je le lui souhaite. Et je crois que oui on peut lui apporter beaucoup...

Mais en même temps...

J'aime ce que je (re)vis présentement.

17 avril 2009

Câlin-aholic

Non, je ne suis pas dépendante à ce point, mais reste que ça fait vraiment du bien. Et parce que ça fait du bien au moral, j'entretiens la chose. Venez m’en faire des câlins (quand c'est le temps évidemment, pas quand je suis en train de vous demander pour la 15e fois de vous placer en rang...). Et souvent, j'en demande.

Essayez de rester fatigués, songeurs ou dans votre bulle quand des enfants vous reconnaissent dans la rue, vous disent bonjour avec vigueur (pour ne pas dire avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles) puis vous sautent littéralement dans les bras. Ça vous remonte le Canayen et vous étampe un sourire en pleine face. Même sans la partie câlins, ça fait du bien, surtout quand les fameux bonjours viennent d'élèves qui auraient toutes les raisons de vous éviter vu que leur dernière période libre en votre présence s'est passée "sur le banc".

Ça redonne un boost d'énergie.

Des exemples?

  • Au retour du travail, ce soir, j'en ai eu quatre pour le prix d'un. Quatre enfants du primaire, enjoués et souriants, qui, me voyant à l'arrêt d'autobus, ont traversé la rue pour venir me voir et me sauter dans les bras. Une petite qui à toutes les fois qu'elle me voit prend sa course et vient me serrer fort, son frère et deux de leurs amis. On a jasé de leurs projets, ri un peu puis ils sont repartis à leur petite affaire.


  • Lorsque j'ai fait ce fameux premier dernier stage, j'ai eu un moment de franc découragement. Tous les autres enfants de la classe le percevaient. La preuve que les enfants sont de vraies petites éponges. Une des élèves, du haut de ses cinq ans, est venue à côté de moi et m'a frotté le dos, en me disant qu'elle ne trouvait pas ça plaisant pour moi ce qu'il faisait. Ces quelques cercles dans mon dos m'ont tellement fait du bien que je m'en souviens encore.


  • Un vieil ancien élève de bénévolat, que j'ai revu ado au camp de jour où je travaillais, m'a sauté littéralement dans les bras. Et non, il n'y avait pas le trip "poitrine" caché sous la manoeuvre. Il est trop poli, innocent et naïf, allumé dans son discours, sage et honnête pour ça. Mature, et encore assez enfant à 14 ans pour accepter de serrer une prof dans ses bras sans arrière-pensées. Pourtant, j'ai déjà eu à être assez sévère avec lui, petit chenapan! Semble que ça ne l'a pas trop traumatisé cet ado une demi-tête plus grand que moi! Depuis ce fameux été, je me demande ce qu'ils sont devenus, lui et sa vieille sagesse. Il devrait avoir 19 ans présentement.


C'est là l'avantage de travailler dans mon quartier. Chaque jour, je risque d'avoir "ma dose" de bonjours ou de câlins. Et ça peut aussi être des bonjours et des sourires provenant de parents. Je ne sais jamais quand ni où: ça peut être dans l'allée des biscuits sodas, au comptoir des viandes ou dans un wagon de métro. Ça peut être aussi lorsque je suis bien installée dans ma chaise longue dans ma cour ou à la clinique. Certains de mes collègues n'aiment pas l'idée, et je leur explique toujours que les enfants sont assez intelligents et comprennent vite que je suis dans ma bulle, dans ma vie privée. Après leur gentil bonjour et 2-3 échanges, ils s'en vont, contents, mais respectueux de mon intimité. Le mythe du placard où les profs sont remisés le vendredi et dorment jusqu'au lundi suivant en prend pour son rhume, mais bon, il le faut bien pour qu'ensuite ils arrêtent de croire au Père Noël!

Ça fait du bien à tout le monde... et je serais bien folle de ne pas en redemander!

22 mars 2008

En cette Pâques...

Tout d'abord, laissez-moi vous souhaiter de Joyeuses Pâques.

Ensuite, laissez-moi faire un aveu. Un aveu qui a un certain rapport avec l'enseignement, avec un débat qui a connu son dénouement avec un changement à la constitution canadienne (ne me demandez pas quelle année, je ne me rappelle plus laquelle surtout que mes cours sur la Loi de l'instruction publique sont loin).

Pas un gros aveu, mais quand même. Généralement, lorsque je le dis, soit je vois un sourcil se lever de surprise, soit la curiosité se fait sentir, soit le désintéressement à ce sujet est palpable et la conversation prend vite un nouveau tournant.

Je suis croyante. Catholique croyante. Plus ou moins pratiquante côté "bâtiment" et institution (j'ai beaucoup de difficulté avec certaines contradictions de l'organisation si on peut dire), mais j'essaie de l'être dans ma vie et dans ma communauté. Disons qu'il y a des gens qui me surpassent de beaucoup côté connaissances, réflexion, intériorisation et côté foi. Je suis plutôt du genre pratique dans la vie courante. Je crois en Dieu, je crois en Jésus, je crois aux messages légués et à tout le tralala, tout en restant avec mon esprit d'analyse (faut pas croire mot à mot, autrement dit). J'essaie de ne pas juger, j'essaie de voir le bon, j'essaie de comprendre le message humain caché derrière le message catholique, de me faire ma propre idée, de profiter de la réflexion des autres pour relancer la mienne, de partager le tout avec d'autres, etc.

J'ai été une des premières à me désoler der voir la religion quitter le programme scolaire. J'étais triste entre autres parce que je voulais pouvoir partager ma foi avec les élèves qui y étaient inscrits. Depuis, j'ai bien vu le désengagement de la majorité de ces élèves que j'aurais pu avoir. En effet, j'ai dorénavant l'occasion de mettre mon côté "pratique" et réel en étant catéchète pour une paroisse, dans une église. Ce n'est plus la catéchèse bébête de mon temps ou de certains manuels, on va plus loin intérieurement ou dans l'explication des écrits, et ça me plaît.

Et, comme je disais, je vois qu'il y a un gros désengagement et peu de croyants. Je ne pensais pas que les groupes d'enseignement religieux étaient remplis de croyants, remarquez, mais je ne pensais pas que c'était le contraire à ce point. S'il y a 30 enfants dans une année de parcours catéchitique d'une paroisse couvrant 3 ou 4 écoles, c'est beau; et encore là, ces enfants sont de 2 ou 3 niveaux scolaires différents. Donc, par rapport au nombre qu'il y avait dans chaque classe de toutes ces écoles pour un niveau catéchitique donné, c'est bien peu.

Pourquoi si peu d'enfants s'engagent dans le parcours catéchitique? Probablement parce que ce n'est plus offert par défaut, ce qui fait que plusieurs parents qui avaient fait baptiser "au cas où", mais qui dans le fond n'y croient plus depuis belle lurette, n'ont pas envie de faire des démarches plus avant pour faire avancer leur enfant dans la foi qu'ils lui ont donnée. Je n'ai rien contre, là; c'est un choix, il n'y a rien à juger, et si l'enfant veut plus tard affirmer cette foi, il sera capable de le faire par lui-même. En fait, ça me fait réaliser le caractère plus personnel de la démarche, le caractère plus engageant et forçant de la chose, caractères que je voyais plus ou moins lorsque celle-ci faisait partie du cheminement scolaire. Et je me dis que, dans le fond, ce n'est pas une mauvaise chose la laïcisation (enfin, si un jour les écoles finissent par vraiment devenir laïques et qu'elles sortent vraiment et absolument tout ce qui est religieux, mais c'est un autre débat). Dans le fond, ces 30 enfants sont juste plus allumés, plus réflexifs, plus éveillés, plus engagés et impliqués personnellement dans cette réflexion et démarche dans laquelle ils veulent être.

Pourquoi je suis en train d'écrire tout cela? Tout simplement parce que je réalise, depuis le début de l'année, que ma foi a changé, s'est définie de plus en plus grâce à la réflexion vers laquelle m'amènent les formations que je dois suivre, grâce à la réflexion des enfants que j'accompagne, grâce aux activités paroissiales auxquelles je participe ainsi que grâce aux rencontres humaines (merci M. et R.) que je fais depuis septembre. Et, avec tout ça, je crois que j'en suis rendue à avoir envie de dire sur mon blogue que je suis une enseignante croyante, catholique, qui ne se gênera pas pour le dire et pour l'utiliser pour avancer dans sa vie autant professionnelle que personnelle. C'est une affaire personnelle, certes, mais, on le sait tous, nous, les enseignants, nous avons la qualité d'être ce que nous sommes tout en étant enseignants, et d'être indissociables de ce que nous sommes et vivons en tant que personnes en enseignant.

Bref, j'ai acquis ce quelque chose qui fait que je crois même dans les coups durs et que j'y perçois mieux tous les petits symboles et les petites joies de la vie qui me ramènent encore et encore à ma foi et l'alimentent. J'ai un bouillonnement intérieur constant depuis, j'ai un je-ne-sais-encore-quoi d'ajouté, mais qui me fais de plus en plus croire en l'Église humaine, qui me fait de plus en plus croire en moi, en l'humain, en la vie, en Dieu. Ça me donne plus de valeurs à utiliser, si on veut, plus d'espoir, plus de... je ne sais pas quoi en fait, mais de meilleur. Je ne sais pas si vous me comprenez; même moi, je ne suis plus sûre de me comprendre en relisant. Mais ce que je sais, c'est que je veux en faire profiter tout le monde, à ma manière, sans vexer personne, sans forcer personne non plus, juste en étant meilleure.

Voilà, c'est tout.

Merci de votre écoute ;).

28 juillet 2007

Messages des tagués! (MÀJ 20 août)

Avec la tague que j'ai donnée aux autres profs, je trouve intéressant de faire un message pour rassembler les liens menant vers les réponses des enseignants qui ont répondu. Merci à tous, je ne pensais pas avoir autant de personnes qui accepteraient la tague; vos réponses sont toutes intéressantes et nous permettent de vous connaître un peu plus. C'est une très bonne question n'est-ce pas?

Voici donc les réponses de...

Magrah
Enidan
Catherine
Un autre prof
La marâtre
Prof Masqué
Souimi
Hortensia
Ness

Je mettrai à jour dès que d'autres profs m'annonceront avoir pris et fait la tague :).

25 juillet 2007

Pourquoi je suis devenue prof... (tague)

Voilà le billet pour répondre à la question que Jonh se posait. Évidemment, ces raisons et ce vécu sont miens, et ce ne sont pas tous les profs qui le sont devenu ainsi.

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Quand j'étais petite, je voulais devenir vétérinaire, comme plusieurs enfants je crois. On aime tous nos animaux de compagnie et on voudrait les soigner. C'est ce que je voulais faire... jusqu'à ce que je réalise qu'il fallait les opérer, donc les faire saigner.

Exit le vétérinaire alors.

Je n'ai toutefois pas eu à me casser la tête bien longtemps pour trouver ce que je voulais faire dans la vie. En effet, c'est à peu près à ce moment-là que j'ai fait mon entrée à la maternelle. Je ne peux pas dire exactement quand exactement l'idée m'est venue durant l'année, mais je peux dire pourquoi par contre. C'est la faute à Janine, mon enseignante.

Pourtant, la grosse majorité des élèves se rappelleront toujours leur enseignante de maternelle. Pourquoi m'a-t-elle marqué plus que d'autres? Probablement parce qu'elle a atteint en moi des fibres que je ne connaissais pas encore, des fibres que j'ai utilisées dans ma vie, oui, mais que j'ai découvertes seulement que tard, quelque part après un certain stage...

C'est spécial, à bien y penser. À cause d'elle, et de tous les beaux souvenirs de la maternelle que j'ai conservés, j'ai envie d'enseigner à des ptits poux de 5 ans pour leur donner la même chose que j'ai reçu. J'ai envie qu'ils se rappellent leurs activités spéciales, comme moi je me rappelle le calendrier avec nos oeuvres d'art à l'intérieur, le plaisir de pouvoir jouer aux marionnettes dans le mini local de rangement qui servait aussi de bureau à Janine, le plaisir que j'avais de jouer avec les gros blocs de bois massif, le plaisir de fêter mon anniversaire en classe, etc. Être celle qui les marquerait et qui leur ferait aimer l'école à tout jamais ou, à tout le moins, pour aussi longtemps que les souvenirs leur resteraient en tête.

Je suis restée en contact quelque temps avec elle, même lorsqu'elle a changé d'école. J'ai tout conservé, les petits cadeaux et les cartes de notre correspondance. Cela a aidé à conserver cette envie et à l'idéaliser, je crois. Depuis, on s'est perdues de vue. Par je ne sais quel moyen, elle a su que je suis devenue enseignante. J'ai su dernièrement elle était ou avait été malade, amis je n,ai plus de nouvelles. Je la conserve cependant dans mon coeur, surtout depuis deux ans, car j'ai eu le plaisir d'enseigner dans ce qui était autrefois "notre" classe.

Est-ce que j'ai toujours voulu être enseignante de maternelle? Je dirais presque. En 4e année, je voulais devenir enseignante de français. Puis, cet amour de la langue s'est transformé en amour des langues: je voulais devenir prof d'anglais, et de langues. Mon amour de la musique m'a fait penser à devenir enseignante de musique, mais vite j'ai trouvé que je serais un imposteur, car je n'avais pas le quart de la persévérance de tous ceux qui apprenaient le piano comme moi, mais qui faisaient diablement plus et mieux que moi. L'enseignement des arts plastiques m'a aussi tenté, mais vite je me suis rendue à l'évidence: le seul endroit où je pourrais utiliser tous mes talents et surtout faire place à tous mes amours serait la maternelle.

Retour au bercail quoi!

Je disais que j'avais utilisé les "fibres" et les envies d'enseigner avant de vraiment bien les connaître. En effet, d'aussi loin que je me souvienne, l'école a toujours teinté mes actions et mon quotidien. Je jouais aux Barbies, et je leur faisais donner des cours, je leur fabriquais des manuels d'étude. Avec mes amis, un de mes jeux préférés était jouer à l'école. J'ai choisi comme responsabilité d'être surveillante des premières années quand j'étais en sixième. J'ai fait un "mini stage" avec la collègue de ma prof de maternelle pour mon cours de choix de carrière. J'ai fait partie d'une chorale et, en tant que la "plus vieille" des enfants j'étais celle qui faisait la discipline et la surveillance. Et, finalement, j'ai fait du bénévolat à chacune de mes "vacances" de cégep, hiver et été, dans la classe de cette même collègue.

Donc, voilà. Consciemment ou non, j'ai toujours voulu être enseignante. C'était imprégné en moi, et je l'avais encore plus imprégné en moi par ce que j'en utilisais. Tellement, que je croyais que c'était toute ma vie et que mon être en dépendait. Imaginez le soulagement quand j'ai été acceptée au bac, et que j'ai réussi mes trois premiers stages sans problème et surtout sans découvrir que le métier n'était pas pour moi. Par contre, le jour où j'ai affronté mon pire cauchemar, mon enfer, ai-je besoin de vous dire que la remise en question a été pire que tout? Tout ce qui faisait le coeur de ma vie pouvait prendre le bord aussi sec... Mais, à force de réfléchir, j'ai découvert que l'enseignement faisait oui partie de ma vie, de mes forces, mais ne définissait pas ce que j'étais et n'était pas moi. J'ai découvert que ça faisait partie de moi, point.

Bref, à cause de mon enseignante de maternelle, j'ai voulu le devenir, à cause de moi, je le suis devenue, et, à cause de moi, je suis tout court.
Je suis moi ET j'enseigne.
Et j'aime ça au plus haut point enseigner. Pas plus que tout au monde comme je croyais avant, car dans mon cheminement et ma vie, j'ai découvert qu'il y avait plus que cela et qu'il y aura, dans ma vie bien d'autres choses.
Je ne suis pas qu'enseignante.

P.S.: Merci Janine ;)

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Je serais curieuse de savoir ce que les autres profs de la blogosphère ont eu, de leur côté, comme raisons pour devenir enseignants. Allez, je vous tague tous autant que vous êtes! POOOUUURRQQUOOII?!?!?! hihihi :)

18 juillet 2007

Gaga!!!

Bon ça y est, la madame est partie.

Sauf que là, je suis tombée sur mon presque fantasme.

Je fantasme sur les gars roux aux yeux bleus.

Bon, lui n'a pas les yeux bleus, mais c'est un détail. Il se reprend grandement sur la chevelure... wah mais quelle chevelure!!!! Belle, bouclée, abondante, tout pour vouloir m'y vautrer quoi! En plus, il porte une petite barbe rousse du genre négligemment pas faite depuis deux jours... agggrrr

Bon, d'accord, traitez-moi de folle, mais Chris Rankin, qui joue Percy dans Harry Potter, est en train de me rendre complètement gaga!



Gaga je vous dit! :D (bave sur le coin de la bouche)

03 juillet 2007

Vive la cuisine!

Tiens tiens, et si comme premier billet estival je partageais avec vous une passion naissante?

Si quelqu'un m'avait dit, il y a 10 ans, que j'aimerais faire la cuisine, je ne l'aurais pas cru.

Il y a dix ans, je n'aimais que faire des "décorations de gâteau". Je faisais des gâteaux pour plein d'occasions, avec des moules, et je faisais des décorations en glaçage. J'étais très bonne et très inventive. Finalement, avec le cégep, j'ai lâché le tout faute de temps ou d'énergie.

Depuis je dirais 3 ans, je commence à me découvrir des talents culinaires. J'ai commencé par faire des recettes toutes faites et connues, et depuis je n'hésite pas à me lancer dans des trucs plus ou moins simples, mais ô combien délicieux. J'achète de nouvelles choses juste pour essayer ces recettes. Dès que je trouve un ingrédient spécial, je fouille sur internet pour savoir comment l'utiliser. Quand j'ai certains aliments en mains, je cherche une manière de les apprêter.

Depuis quelque mois, je fais tout autrement. Je m'inspire de différentes recettes pour trouver une manière de faire avec ce que j'ai. Du canard, mais plus les ingrédients pour faire la super recette avec coulis de bleuets que j'ai fait à Noël? Je regarde tout ce qu'il peut y avoir comme recette et j'invente, je jumelle certains éléments de différentes recettes. Et, petit à petit, j'apprends à inventer par moi-même des plats selon les goûts qui peuvent aller ensemble. Je ne veux pas me vanter, mais mes poitrines de canard sont cuites à la perfection depuis mes débuts avec cette viande hihi. Même avec une recette inventée, elles sont géniales.

Ce soir, par exemple, en cherchant des manières d'apprêter des escalopes de dinde, j'ai trouvé les mots pommes, parmesan et panure. Je n'avais rien pour faire les autres recettes, ni celles-là. Par contre, j'avais de la compote de pomme maison, de la chapelure et du parmesan. Voici ce qui en est sorti. J'ai mélangé de la compote de pommes avec un oeuf (pour que ça lie mieux avec la chapelure). Ensuite, j'ai fait ma panure avec de la chapelure, du parmesan râpé et des herbes de Provence. J'ai trempé mes escalopes et fait paner, et savez-vous quoi? C'était délicieux! Avec mon fabuleux couscous aux légumes, le repas était réussi.

Voilà, c'était ma toute nouvelle passion. Dobby cuisinière!

30 mai 2007

Braillarde...

Bon ça y est, j'ai fait ma braillarde ce soir!

C'était le spectacle des enfants du service de garde de mon école. Tous des numéros de danse. Madame Dobby a pleuré comme une madeleine quand les ti-pous ont fait leur prestation endiablée, tellement ils étaient beaux, rythmés, contents et fiers d''eux! En fait, j'ai pleuré à chaque numéro, surtout à celui des grands qui ont fait un medley des films de danse haut en couleur et tellement nostalgique. Essayez de ne pas pleurer en pensant à Bébé... hihi.

Mais, j'ai pleuré encore plus que d'habitude.Bon je suis déjà braillarde quand je vois des spectacles où on sent l'énergie qui y a été mis pour le monter, mais là, c'était plus. Et ça m'a frappé. J'étais dans mon coin et je pleurais pour ce que je pense être une dernière fois. C'est fort probablement ma dernière année avant un petit bout dans cette école et à voir tous ces élèves-là...

L'an passé, j'étais déchirée de ne pas revenir si je trouvais un poste pour l'année. Finalement, et je sais très bien que c'est le destin qui me l'a offert sur un plateau d'argent, j'ai pu avoir encore une fois ce poste de deux jours. En septembre, idem, il n'y avait rien pour moi, rien qui ne me tendait les bras. En fin octobre, par contre, on m'a offert quelque chose; j'ai refusé un poste à temps plein parce que j'étais bien partie et tellement impliquée dans mes deux jours. Tous ces événements ont fait en sorte que j'ai savouré et mis la gomme dans toutes les journées où je venais à mon école, pour une fois que j'avais ce genre de stabilité de tâche malgré tout.

Alors,... là... maintenant... je suis encore plus déchirée.

Même si j'ai tellement envie d'avoir une classe à moi pour mettre en oeuvre tout ce que j'ai acquis depuis deux ans, retrouver les points forts d'être à l'année dans une classe, ça me rentre dedans. Ça va me manquer quoi, l'énergie, l'accueil, l'atmosphère, les Madame Dobby à tour de bras, les collègues, le team teaching avec cette collègue que je remplace. Bon sang ce que je l'apprécie cette collègue, qui m'a laissé toute la place possible et impossible, qui m'a laissé être sa moitié professionnelle!!! Et, pour ne pas aider, mes collègues veulent me garder, ma direction soupire aussi, les autres écoles vont s'ennuyer de mes services, tout le monde espère pouvoir me retrouver.

J'aimerais aussi. Il y a un fol espoir, un petit espoir, que je puisse revenir. Espoir très fou, vraiment fou, qui tient à une différence de 8 postes et une liste prioritaire à connaître. Mais je sais qu'il y a bien des intéressés avant moi. Fol espoir que je vous racontais il y a quelque temps, dans mes espérances...

Ça va maintenant, j'ai les yeux secs. Je vais goûter aux prochaines semaines comme jamais, en profiter au maximum, continuer à les vivre très intensément.

29 avril 2007

Se changer les idées au moulin à coudre

Je me suis levée ce matin avec en tête l'idée de me changer les idées.

Je ne veux rien faire en rapport avec ma classe? Soit!

Par contre, me suis-je dit, je vais m'enlever un tracas de la tête: je vais faire de la couture.

Pourquoi un tracas, vous demandez-vous...?

Eh bien, j'ai pour introduction à mes explications cette petite chanson que j'ai composée (vive la maternelle et notre manie de composer des ptites tounes avec comme air les mélodies d'autres tounes connues) pendant que je cousais frénétiquement. Cette chanson se fredonne sur l'air d'"Un éléphant, ça trompe".

Madame Dobby, elle troooottteuh, elle troooottteuh
Elle trott' tellement
Qu'ça use son fond d'culotte!!!


Hey oui...

Je suis une belle femme ronde... Non, non, ne paniquez pas, ce n'est pas ça qui est malheureux...

Les malheurs viennent plutôt avec mes rondeurs. Tout d'abord, comme le suppose la chanson, j'use prématurément entre les cuisses tout pantalon qui n'est pas fait en polyester ou en "fortrelle". Eh oui, j'ai les cuisses qui frottent cibolac! Bon d'accord, ce n'est pas l'apanage des rondes, mais aussi celui des plus "poids santé" qui ont les cuisses plus charnues. N'empêche que j'envie les filles qui se promènent et qui n'ont pas les jambes qui frottent ensemble!!! Moins de trouble si vous saviez! Et, pour mon plus grand deuxième malheur, avec mon généreux callipyge (même Jennyfer Lopez en est jalouse!), j'ai besoin de deux ganses supplémentaires entre celle du milieu et celles d'en arrière (une entre chaque là), afin que la ceinture retienne adéquatement mon jean sans que ça bave par en dessous de ladite ceinture.

Une chance que j'ai pris des cours avancés de couture! Donc, depuis quelque mois, j'accumule dans mon sous-sol divers jeans et pantalon qui ont les cuisses usées. C'était rendu que je n'avais plus de pantalon de "fin de semaine" (lire des pantalons autrefois "propres et de travail", plus usés mais qui font encore le boulot de me donner un air humain quand je fais des courses ou des sorties) et qu'ainsi j'usais un peu plus mes bonnes paires. En plus, j'avais des pantalons qui attendaient que je leur pose des ganses de ceinture supplémentaires. Bref... tout pour m'obséder, moi qui gère mes pantalons à la cuisse près, qui répare ce qui peut l'être en refaisant carrément les coutures internes pour me débarrasser du tissu usé et en faire des pantalons de fin de semaine, tout en faisant bords et ganses de la quantité incommensurable de pantalons que j'achète (toujours en double et dans une "réserve" en attendant les prochaines usures).

Alors, aujourd'hui, j'ai clanché ça tant qu'à rien faire. Et je suis contente, car j'ai clanché pas mal. Je vais mettre une paire de nouveaux pantalons lundi et j'ai dorénavant 3 paires de pantalons remises à neuf pour la fin de semaine. Il en reste encore à réparer, mais c'est toujours ça de gagné. Je suis pas mal contente, car ça prend du temps par pantalon de tout épingler selon une technique que j'ai (enfin!) trouvé pour récupérer le plus possible le tissus sans trop rapetisser, faire deux coutures pour que ce soit solide, couper l'excédent et faire un zigzag pour que ça n'effiloche pas.

Ça m'a changé les idées, un peu remonté le moral. Vive la guenille les filles!

02 avril 2007

Ze peur des enseignantes...

Aujourd'hui, je vous dévoile un pan de ma vie, une lutte sans merci.

Je vous dévoile une peur, celle qui me chicote à chaque jour...

LA peur inconditionnelle de toute enseignante en fait.

Celle qui nous fait frissonner à chaque année...

Celle qui nous fait craindre le pire pour nos crinières...

Celles pour laquelle nous utilisons tout l'arsenal possible pour éviter d'en pogner...

Celle contre laquelle nous essayons toute les formes de rituels possibles et impossibles...

La peur des... POUx!!!

Les salsifis de POOOOUUUUUXXXXX... vous savez, ces petite bebites à six pattes qui se logent dans les cheveux, qu'ils soient propres, malpropres, teints, naturels, bouclés, crépus, bruns, noirs, blonds, roux et alouette!?!?! Vous savez, ces petits insectes arthropodes qui viennent vous sucer le cuir chevelu pour pouvoir pondre leurs lentes, qui deviendront autant de poux de plus qui viendront s'amuser férocement à vos dépens?

Vous imaginez en attraper... Du trouble vous dites? Parlez-en aux parents des enfants qui en attrapent : Nix et peigne fin, lavage intégral de tout plus 20 minutes de chesseuze pour tout. Mais surtout, le pire, c'est de les avoir. Juste y penser, ça me pique!

C'est sûr qu'en s'attachant les cheveux, on prend moins de risques comme prof. Sauf que... à chaque fois que je dois attacher les cheveux d'un enfant j'y pense, alors hop les mains sous l'eau bouillante/savon/savon sans eau. Et ya les fois où je me penche et que mes mautadine de cheveux fous sortant de ma couette descende dans le même mouvement... Fiou ils ne touchent pas! Il y a même un temps, une année où travaillant dans une école où, pendant toute l'année, plus de 25% de tous les enfants (4 et 5 ans compris) avaient des pouls (généralement les mêmes, mais aussi une ronde de nouveaux cas ou d'anciens réactivés), où j'utilisais à tous les jours une solution d'eau et d'huile de lavande, vaporisée dans mes cheveux jusqu'à plus soif. Pas mêlant, rendu à l'été, deux semaines après la fin des classes je sentais encore la lavande!

Donc, oui, toute une peur... surtout celle de me ramasser le coco rasé ou les cheveux très courts... Bon sang j'ai l'air d'un garçon les cheveux courts, plus courts que le lobe d'oreille! (Traumatisme de 5e année...)

Mais finalement, à force de voir les autres en attrapeur, et moi en faisant un peu attention sans non plus virer folle, à force d'en côtoyer un peu partout en suppléance sans trop nécessairement savoir (sauf pour certains cas extrêmes comme celui rencontré aujourd'hui en suppléance, pauvre enfant!), je me dis que... tant que j'ai peur pour rien ça va bien mon affaire :D. et je me fais à l'idée que faut pas non plus en avoir peur... quoique...

(Musique de cordes à la Jazz et aux films de peur)

06 février 2007

Espérance que...

... plusieurs personnes qui m'en parlent, souvent même plusieurs par hasard dans une même journée, comme aujourd'hui dans 2 conversations qui ne menaient pas à ça, mais je n'ose espérer et prendre ces "parlotteries" comme des signes.

Vous dirai pas quoi!!! Non, c'est pas un mec aux mollets musclés, roux aux yeux bleus avec des mains qui ont du caractère qui est en jeu ici, quoique si vous connaissez, prière de m'envoyer le CV s'il vous plaît!

J'ose "dés"espérer un brin sur quelque chose qui serait très inattendu, mais tellement le rêve de ma vie.

Si jamais, après toutes les embûches qui doivent survenir avant, ce rêve se réalise, eh bien je crierai de joie, sur tous les toits!

Sinon, ne vous inquiétez pas, il me reste 30 ans d'enseignement pour pouvoir réaliser ce rêve... ;)

Espérance que donc! :)

03 février 2007

Ma descente aux enfers...

Gros titre han... mais lorsque les événements que je vais décrire se sont déroulés, c'était pour moi pire que tout. Une grosse souffrance. Je l'ai surpassée évidemment, sinon je ne serais pas en train de faire un doigt d'honneur dans une direction géographique bien précise.

Tenez-vous bien, le récit est long, mais ça explique pourquoi je suis heureuse aujourd'hui et pourquoi je fais tout pour conserver ce bonheur. Et surtout, j'ai besoin de l'écrire d'une traite en résumant le plus possible, car c'est la première fois que je l'écris. Une sorte de finale à l'épisode quoi. J'en ai souvent parlé, je le raconterai probablement encore... mais écrit, ce sera la dernière. Écrire fait, disons, ressortir les émotions encore plus. Grosses émotions. Je vous l'avais dit que je le ferais, mais je réalise que ça brasse même si c'est un "case solved" pour moi. Pas oublié, pas oubliable, alors ça explique.

Quand le tout s'est déroulé, j'étais certaine d'être la plus pourrie, la plus poche et la plus nulle des nullardes. J'étais sûre de ne pas avoir ma place en éducation. Bref, j'avais l'égo en poussières. Et c'était le premier échec de ma vie, même si par la suite j'ai vite découvert que ce n'était pas un échec dont j'étais responsable, ou à tout le moins où la part de responsabilité qu'on m'attribuait n'était pas la bonne.

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Mes trois premiers stages s'étaient bien déroulés. Pour le quatrième, je voulais me spécialiser au préscolaire. C'est ce que je voulais, et j'y étais bonne. J'avais même fait un remplacement de 2 mois en fin d'année dans une classe où tous les élèves avaient des bulles grosses comme des camions, des chicanes de filles avant l'âge, une élève qui se promenait sous les tables lorsqu'en crise et un enfant dysphasique qui avait les émotions à fleur de peau (et c'est normal puisque pour lui communiquer autrement qu'en criant et en fessant n'était possible). J'avais passé au travers de l'expérience d'avoir ma classe pendant 2 mois, sans personne derrière de moi pour m'observer, avec brio.

J'ai obtenu pour mon 4e stage une place dans une classe de maternelle dans un décor de rêve, dans un milieu on ne peut plus favorisé, avec un maître associé génial, des enfants allumés, un enseignant qui travaillait en projet pur et dur (sans cordes ni filet, partant des enfants, sans rien de préparé d'avance), approche que je voulais explorer. Bref, la totale. Or, le rêve s'est vite changé en cauchemar. Je vous épargne les détails, mais un des enfants a viré bout pour bout dès que le maître associé a quitté la classe pour me la laisser en main à 100%. Il avait fait des crises en début d'année, mais ça avait été mis, lors de mes observations, sur le compte de l'adaptation, car tout s'était résorbé, au grand bonheur de l'enseignant qui trouvait qu'il avait travaillé fort pour ça. Plus de démarches auprès des spécialistes, et celles entâmées ont été abandonnées.

Donc, il faisait, une semaine après le début de ma prise en charge totale, des crises à n'en plus finir, des délires, courir partout, etc. Pour couronner le tout, sa petite voisine et grande amie entrait, elle aussi, en transe (et quand je dis transe, c'est qu'elle en prenait vraiment l'allure, yeux fermés, bouche ouverte et danse de Saint-Guy) et l'encourageait carrément et ouvertement à délirer encore plus. Enfin, un 3e élève, voyant les autres s'amuser follement, s'est inclus dans la danse.

Je ne savais plus quoi faire, j'ai épuisé tous les trucs que je connaissais. Je ne pouvais faire appel à la direction, car y envoyer un élève était mal vu par celle-ci. Je demandais de l'aide à mon maître associé, mais il me disait qu'il ne pouvait pas me donner ses trucs, car "ce ne sont pas les tiens, et ils ne réussiront pas avec toi peut-être". Pire que ça, il semblait que les interventions que je tentais faisaient grossir le problème, un peu à la "Cinquième élément", comme le vaisseau qui s'est fait engloutir par le mal. Une fois, je suis allée carrément porter l'enfant à la salle des profs, où était mon maître associé qui a ri devant l'enfant pour ensuite se resaisir et prendre l'enfant avec lui. Disons que je me sentais d'autant plus seule, mais que je me disais, ouais c'est drôle à première vue, une chance qu'il s'est ressaisi par contre.

Et ça continuait à mal aller. Pire, tout a pété au moment où mon superviseur était en classe, les trois courant partout et jetant tout en l'air. Le drame alors: on parlait de me faire reprendre un minimum de 5 semaines de stage dans cette classe, que j'avais un problème de gestion. Mon superviseur m'a même dit que la direction voulait me rencontrer parce qu'elle trouvait ça dangereux, puisque j'avais crié et étais allé porter l'enfant chez l'enseignant, mais quel la direction m'avait intercepté au passage (sortant de son bureau pour une des rares fois depuis le début de mon stage). Mon maître associé a proposé (enfin) qu'on rencontre les hogues, qu'il ne pensait pas que le petit en aurait besoin finalement. Moi qui n'osais pas le faire ni en parler, surtout après la fin de non-recevoir précédente à mes appels à l'aide qui sonnait comme un "débrouille-toi toute seule, c'est toi le problème".

J'ai passé alors une fin de semaine affreuse. Mes collègues d'Université m'avaient vu finir la semaine, dans notre cours stage, complètement détruite, en questionnement, même qu'un collègue (et merci à lui) m'avait secouée pour que je puisse finir la journée en évacuant le tout de mes pensées et m'a amené au bar de l'Université Je n'ai rien bu, je ne bois jamais, quoique l'envie de prendre ma première brosse à vie me séduisait de plus en plus, d'où finalement mon départ. Ça faisait trop mal, et je ne voulais pas en arriver à cette solution de me saoûler. J'ai passé la fin de semaine à pleurer, à me questionner, à chercher dans mes livres de gestions de classe et d'élèves en difficultés tous les moyens possibles, que j'ai notés, planifiés, intégrés, me disant que je ne me laisserais pas faire.

Le lundi, mon maître associé a recommencé à être dans la classe. Les élèves en question se sont calmés. Sauf que, moi, j'avais toujours la peur, dans le fin fond de moi, qui grondait. J'ai fait la matinée, qui s'est bien passée, sauf que je n'étais pas seule.

Dans l'après-midi, pour la relaxation, mon maître associé a décidé de me laisser seule; pas de troubles, vu que l'enfant faisait sa relaxation dans le vestiaire. Il est parti... et l'enfant s'est levé, en criant et riant il niaisait dans le vestiaire. Je suis allée pour le calmer, il est parti en vadrouille dans la classe, courant parmi les enfants couchés, accrochant les meubles qui tanguaient. J'ai arrêté le repos et fais lever les enfants voyant que ça devenait dangereux. J'ai pu attraper au vol l'enfant, en faisant un arrêt d'agir (enfin, l'entourant de mes bras sans même le toucher, seulement en barrière). Il s'est retourné, et m'a craché au visage.

J'ai ouvert les bras, il est parti en courant. Et moi, sonnée, je me suis levée et suis sortie de la classe au même moment où mon maître associé entrait en classe. Il m'a regardé, m'a demandé si j'allais, j'ai répondu non, et lui ai expliqué et je suis sortie. J'ai dû faire 2-3 fois le tour du corridor, pour finalement m'arrêter à la porte, ma décision prise, tremblante, l'envie de vomir à l'idée de retourner "là-dedans". En fait, je réalisais que depuis une semaine et demie j'avais envie de vomir chaque matin dans l'autobus, les tripes à l'envers. Je devais me sauver... je ne voyais pas comment j'aurais pu faire encore 5 semaines supplémentaires aux deux qu'il me restait à faire dans ce contexte, seule et pognée dans quelque chose que je ne comprenais même pas.

J'ai annoncé la nouvelle à mon maître associé, qui m'a encouragé dans cette voie, à prendre soin de moi. Ça me déchirait, car les autres enfants étaient géniaux, j'avis du plaisir, ils étaient sensibles. Ils me supportaient carrément, et même une était venue me faire un câlin après un épisode de crise de l'enfant, comme ça, spontanément, en me disant de ne pas m'en faire (mot pour mot). Le lendemain de mon abandon, j'ai rappelé mon maître associé, qui m,a dit que tout allait bien et que le petit lui avait dit que "je te l'avais dit quand on se'st parlé que je redeviendrais gentil quand tu reviendrais".

J'étais trop démolie pour réaliser que je comprenais ce que ça voulait insinuer. Mais avec tout le reste, appris plus tard, j'ai compris.

Donc, j'avise mon superviseur. On s'entend pour que je reprenne le stage avec lui l'année suivante. Pas très optimiste semble-t-il, il dit qu'on aura beaucoup de travail, mais qu'on va y arriver. Je retourne le jeudi après-midi faire mes adieux aux enfants. L'élève est envoyé dans une autre classe, mais le maître associé finit par me laisser avec les deux autres pour partir avec un demi-groupe au gym... Ai-je besoin de dire que la petite fête que je prévoyais a tourné au cauchemar et que je n'avais même plus la force psychologique d'intervenir. J'ai seulement attendu que ça passe et que le prof revienne.

Vous rappelez-vous que je vous ai dit que la direction voulait absolument me voir, selon mon superviseur? Hey bien, pendant tout ce temps je n'ai jamais eu de nouvelle de cette direction. Aucun mémo, aucun rendez-vous, rien. Et bien honnêtement, je n'avais ni la force d'aller quémander l'audience, ni même l'envie. Quand on veut voir quelqu'un, on s'arrange alors que la direction me convoque, me disais-je. Je n'ai eu de ses nouvelles qu'à la toute dernière minute, alors que je m'apprêtais à quitter l'école le jeudi après être allée voir les enfants pour mon adieu. Mon maître associé m'avait proposé un "lift" et, au moment où je l'ai rejoint à la sortie, il m'a dit que la direction voulait me voir. Vlan bang, et ensuite nous nous sommes séparés, moi allant au bureau de la direction.

Et c'est là que, 3 jours après avoir abandonné mon stage, la direction m'a fait un beau discours sur les "qualités certaines personnelles et professionnelles pour enseigner", qu'on m'a dit que j'étais froide et distante, qu'on m'a reproché de ne pas me mêler aux autres. J'ai répliqué que je n'étais pas d'accord. "Ah oui? ah... bon..." m'a-t-on dit avant de continuer. Finalement, je suis sortie de là. En maudit, enragée, à donner des coups de pieds dans le ciment de l'abribus, à me dire que c'était injuste, que je participais à tout ce qui se passait à l'école, que je jasais avec tout le monde, que je ne pouvais pas lui parler puisque jamais là, ou enfermé dans son bureau et qu'on faisait affaire avec l'adjoint pour toute la popote de l'école.

Finalement, au fil du temps, j'ai repris confiance en moi, j'ai arrêté d'angoisser en me disant que l'enseignement n'était pas toute ma vie, mais bien une partie de ma vie et que si jamais je ne pouvais plus enseigner je pourrais aussi faire autre chose de ma vie. J'ai refait ma santé mentale, j'ai refait de la suppléance pour arrêter d'avoir peur. J'ai eu la chance de me faire demander de faire une suppléance à long terme dans une classe très très difficile, en fin d'année, une classe de 2e année où les couteaux volaient bas, où tout était un terrain miné. Une chance que la direction m'a demandé de le faire à brûle pourpoint, sinon je ne crois pas que je me serais lancée dans telle aventure, encore un peu ébréchée j'étais. J'ai réussi pourtant. Haut la main, avec toute l'aide espérée des intervenants, avec les félicitations de tous. Quoi de mieux pour l'égo, pour me faire réaliser que ma personne était faite pour l'enseignement. De l'enfer, je suis retournée vers la lumière.

Plus tard, j'ai appris des choses qui m'ont fait réaliser que toute la situation avait été tissée autour de moi. Premièrement, j'ai réalisé que, si l'enfant avait juré d'être plus gentil, c'est que l'enseignant l'avait rencontré; pourtant, je n'ai jamais été mis au courant de cette rencontre et de cette explication. Et surtout... l'enseignant avait gardé ça pour lui, sans intervenir, et s'en vantait. Ouch. L'intervention de la direction aussi m'a finalement apparu sous son vrai jour, dégradante et tellement en retard.

Mon superviseur devenait plus positif avec moi plus les mois passaient. Trop même que je me disais. Jusqu'à ce que je lise le rapport de stage remis par l'enseignant avec, à l'intérieur, des phrases que je n'oublierai pas, des situations qu'il déformait.

"Madame Dobby dit toujours qu'elle ne sait pas quoi faire" normal non?!? Je te demande de l'aide, je n'ai plus de moyens, je ne sais plus où me jeter, m'exclamai-je devant mon superviseur, qui me regardait en hochant la tête pour me signifier qu'il m'écoutait.

"Madame Dobby n'a aucune préparation de travail, aucune activité de planifiées" Hey ho!!! Il me faisait expérimenter le projet pur et dur, avant Noël tout était déja`planifié et je devais faire ce qu'il y avait, et en janvier je n'ai pas pu rien planifier vu que le projet n'était même pas décidé, et que donc je n'avais rien en main. Je planifiais à la journée en attendant, et je me suis défoncée tous les soirs des 3 semaines et demie suivantes pour planifier le projet décidé ensuite!

"Madame Dobby s'habille de manière dépenaillée qui n'avantage pas sa taille corpulente, il a même fallu que je l'accompagne pour qu'elle aille se changer chez elle"... WWWOOOOOOOHHH MINUTE! ai-je dit... pauvre superviseur a fait le saut et c'est là que j'ai compris qu'il s'attendait à ça. J'ai continué: "Cette personne est qui pour dire cela?!? Je m'habille toujours correctement, proprement, et ce que cette personne dit ce n'est pas vrai. Elle oublie de dire que c'est parce qu'elle tenait à ce que j'ai un veston pour rencontrer des parents qu'elle m'a amenée chez moi en un voyage éclair pour que je me change, alors que j'étais convenablement vêtue". Et surtout.. de quoi je me mêle, ma taille c'est ma taille et elle m'empêche pas d'enseigner?!?!... un chance que j'en étais rendu à m'aimer de ce bord là sinon, attention la descente!

Le superviseur n'a rien dit, il me connaissait assez pour voir que cette affirmation était gratuite. Pour le reste aussi d'ailleurs. Par chance, puisque j'avais abandonné le stage le rapport n'a jamais été déposé. Le mot abandonner est ici important. Je n'étais pas une ratée. J'avais abandonné, pour m'épargner, pour éviter d'y perdre toutes mes plumes, pour éviter de perdre ma santé.

Et moi, j'ai appris que j'avais le droit à mon intégrité et de me respecter dorénavant dans tout ce que j'allais entreprendre, quitte à lâcher prise et abandonner une chose, pour les bonnes raisons évidemment, après m'être battue comme je me suis battue dans ce stage et après malgré toute ma peine et mon désarroi. Mais j'ai aussi appris que je n'avais plus à me détruire comme ça, et que je devais frapper à toutes les portes pour avoir l'aide à laquelle j'ai le droit, et ne pas hésiter à y faire appel le plus vite possible, sans me fier aux autres. Et j'ai appris à ne plus me laisser faire comme je m'étais, inconsciemment, laissée faire, ne plus me refermer sur moi-même, d'agir avant, car j'y étais si mal. J'ai appris que je valais tellement plus, que j'étais bonne, fine, belle et capable.

Et j'ai passé par-dessus l'épisode, pour ne m'en rappeler que comme d'un moteur pour aller toujours plus loin et plus fort.

Ah oui... et j'ai refait mon 4e stage, haut la main, avec une excellente note et d'excellents commentaires. Un an de perdu professionnellement, mais j'ai beaucoup appris n'est-ce pas? ;)

Et j'oubliais. J'ai eu des nouvelles de l'enfant du stage précédent: hyper encadré et contrôlé, par tous les "hogues" possibles et impossibles; tout d'un coup, comme ça, on avait découvert que quelque chose clochait, et au surplus, on demandait de mes nouvelles! Au diable oui!

VLAN!!!

10 janvier 2007

De tout et de rien, étoiles en vrac

Je n'ai pas de sujet précis. Alors... 3...2...1... GO!

  • Qu'est-ce que j'adore m'entraîner... Il y a des jours où je pourrais y aller à reculons et que ça me tente moins; entre ça et la douceur d'un sofa où on s'évache, le choix serait facile. Sauf que... voilà... finalement, on se sent bien à s'entraîner, à faire près de 9 miles de vélo stationnaire en 30 minutes (wah ça va être trippant cet été!!!) et à avoir fait avant 60 minutes de poids et autres appareils sanguinaires. OUaip, je me sens bien. La fatigue de la journée s'est évacuée ailleurs, et là j'ai une autre sorte de fatigue. Mais surtout... ça paraît (légèrement, mais ça paraît!!!) sur le tour de taille, et sur la forme que j'ai. 4 étages à monter? Pas de problème!!! Dobby va vous faire ça sans trop s'essouffler 12 fois dans la journée, pis elle ne le sentira même pas.


  • Les classes combinées. J'en ai remplacé cette semaine. Combinée 3e-4e, ça va. 5e et 5e aussi. Ils ont une "certaine" maturité ou à tout le moins un minimum d'autonomie. Mais 1re-2e. Je lève mon chapeau bien haut et sur le bout des pieds à la prof, elle l'a l'affaire. Les 1res ont besoin de tout plein d'attention, ils ne sont pas si autonome que ça pour tant d'apprentissages. Et 2e, bien plus autonomes, mais pas encore assez pour rouler complètement tout seuls. Ce qui fait que.. pendant que je m'occupais d'une partie de la classe, l'autre finissait toujours par se désorganiser ou avoir besoin de quelques trucs pour comprendre. Bref... me semble que j'aurais lâché un cri viscéral pour ensuite aller m'accroupir sous une table en suçant mon pouce. M'enfin, pas pour de vrai, mais c'était mon sentiment intérieur. Faut dire que la prof est tellement très organisée que c'est quasiment impossible d'entrer dans cette routine, alors tous les ptits pépins qu'elle n'aurait pas m'arrivent. Et, aussi, je crois fermement qu'elle a développé depuis septembre certains clones de ses membres et organes d'enseignement: 4 bouches, 6 paires d'oreilles, 4 bras et 2-3 têtes de surplus!


  • Le sommeil... dur à reprendre mes habitudes de sommeil. Franchement dur. J'ai encore le beat des vacances. Et je baille, pas aux corneilles cependant. Je viens d'apprendre grâce à Antidote qu'on ne "baille" pas aux corneilles, mais qu'on "baye" aux corneilles. Cela veut dire "perdre son temps en regardant en l’air, bouche bée; avoir la bouche ouverte." Je ne regardais pas en l'air, je ne perds pas mon temps, mais j'ai la bouche ouverte. Un sur trois, pas assez pour mériter l'expression! Faut vraiment être fatiguée pour déblatérer un paragraphe complet là-dessus! Baaaaaiiiiiiillllle!


  • New York ne prend PAS de trait d'union. Dans une annonce de Michel Lauzière à la télé (celui qui invente plein de gogosses et d'instruments à partir de n'importe quoi), on voit un grrroooooos NEW-YORK apparaître entre Paris et MOntréal ou je ne sais plus quelles villes. Je dis ça à ma mère qui me dit, bien oui, c'est comme Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Je lui dis non, le trait d'union est une règle de français lorsqu'un nom de lieu est composé de plusieurs parties. Mais, pas sûre de mon affaire, je suis allée vérifier dnas mon Larousse côté droit des pages roses. Et chanceuse la fille: tombée directement sur une page avec une carte de l'Amérique du Nord en ouvrant. SCHLAK hihi. Et j'avions raisin!!!!!! Si j'en parle, c'est que c'est une faute assez courante, et de voir cette faute à la télé, bien, ça me les scie un ptit peu. Alors, rappelez-vous chers lecteurs: New York est anglais, et un nom propre, alors il reste comme à son origine. (surtout qu'il n'a pas d'équivalent français).


  • J'aime voir qu'on me désire pour mes talents de suppléantes... bon j'ai hâte que ce soit pour mon corps, mais bon ça va venir un jour! Et j'aime encore mieux voir que, effectivement ils ont raison de me vénérer. Ce n'est pas très gentil pour les suppléants concernés, mais quand je vois que j'ai le contrôle d'une classe comparativement à ce que je vois lorsqu'ils sont avec une autre suppléante pourtant supposé de faire la route depuis un bout... fierté mal placée! Et ici, je le dis tout de suite, quand il s'agit de suppléants à leurs premières armes, je ne compare jamais, ni quand moi-même j'ai trouvé la classe affreuse. Dans ces temps-là, je compatis à cent milles à l'heure! Mais sinon... méchante Dobby! Péché d'orgueil!!!


  • Un ours qui tousse en suçant son pouce.
    Un écureuil qui m'fait un clin d'oeil
    Une marmotte qui ferme la porte!

    15 août 2006

    Secret de prof 1

    Merci à Mère indigne d'avoir ouvert le sujet sur son blogue.
    Ce fut une expérience libératrice......
    Dévoiler un secret de ma ptite vie...
    Mais maintenant, ne faut-il pas que je me l'avoue à moi-même???
    Bah oui, Allez hop, faut ce qu'il faut ma grande!

    Voilà... je souffre de dépendance...
    Les parents parmi mes lecteurs seront découragés... et iront voir tout de suite la chambre de leur progéniture afin de savoir s'ils souffrent du même mal que moi...

    Alors...
    Je l'avoue...

    Je suis accroc aux toutous et aux poupées. Je les collectionne... et je ne peux pas m'en débarrasser. Même les plus miteuses datant de mon enfance.

    ... :D

    Je ne me suis pas débarrassée de toutes mes peluches et poupées, je les ai conservées, à quelques très rares exceptions près, depuis que je suis bébé. Maintenant que j'ai une très grande chambre, elles sont bien présentes. Aaaaaaaaaah, elles n’encombrent plus mon lit depuis belle lurette (fiou pour le chum à venir); à l'époque du primaire et du secondaire je dormais très sur le bord de mon lit simple, le bord collé au mur était très occupé. Depuis, j'ai déménagé, ou j'ai changé d'ameublement, ou je suis devenue plus grande surtout hihi. Elles ornent maintenant tous mes meubles et ce filet IKEA qui fait comme des paniers. J’en ai presque 80.

    Je persiste et signe: je les adore encore… soyez rassurés, je ne les prends plus pour jouer (non mais la névrose, ça a ses limites :P). Je ne peux tout simplement pas m'en débarrasser. Ah j’ai élagué la collection, mais seulement pour la bonne (et pratique parce que dans le fond je ne m’en débarrasse pas et qu’au surplus je peux même en acheter d’autres sans me sentir coupable) raison d'étoffer mon matériel de classe, mais c’est tout. Ah et pour donner un ou deux mignons à une ptite poupoune dans mon entourage.

    Mais, le réel problème... m'enfin... pas pour moi parce que c'est ma seule lubie et je l'assume lol... est... encore maintenant… j’en achète… j’en demande même pour ma fête!!! Dans les dernières années, je me suis acheté des marionnettes toutous (au nom de l'enseignement), une Shilvi (au nom de l'enseignement encore, mais... disons que j'étais moins convaincante...), une Fraisinette, des poupées Harry Potter (bon ça ça va, c'est plus socialement acceptable!), une poupée Bout- d’choux (en souvenir de celle que j’ai donnée volontairement, mais héroïquement surtout, pour le Noël des pauvres de mon coin), couru comme une folle pour retourner acheter un Popples vu dans un dépanneur (sans commentaires :P)!

    Tout ça pour dire que... C’est par valeur hautement sentimentale que je garde mes toutous anciens, même usés et élimés. Personne ne va me faire quitter mon Coconut le singe qui tombe en ruines et que j’ai découvert, "pleurant" sur le bord de ma porte de chambre (han papa tu pensais pas que cette mise en scène serait la gaffe de ta vie... mais avoue donc que tu l'aimes beaucoup Coconut toi aussi!), ou de ma poupée Alexandra avec qui j’ai vécu toutes les aventures. C'est vraiment sentimental, à preuves je me rappelle encore mon Grandezoreilles qui est disparu tout déchiré, avec nostalgie, et je ressens encore la rage que j'avais qu'un ptit maudit ait décapité mon Bébé Cornet. Tk... si vous saviez quelques fois les raisons que j'ai de garder certains, vous seriez découragés, mais ces raisons valent ce pincement au coeur à l’idée de m’en débarasser. Je ne garde que celles que j'aime vraiment… Ou je les redonne à quelqu’un de précieux. Mais ça n'explique pas tout: ya un brin de folie dans mon affaire aussi j’avoue! Sinon, pourquoi en acheter... ben ça c'est que sont teelllement cuttttes (à dire à la Marc Labrèche pour comprendre lol).... quand même avec l'âge je raffine mes goûts O:)

    Et le chum, il a une place dans ma chambre?… Hum… oui mais euuuh... on ira dans la sienne!

    03 août 2006

    Prof = ramasseuse

    Saviez-vous que...

    • ... un prof ça aime le Dollarama, le Bureau en ptit (et le jour des enseignants au Bureau en ptit) ainsi que toute gogosse d'enseignement qu'il voit en spécial?
    • ... que le matériel d'un prof qui prend sa retraite est redistribué parmi d'autres profs, surtout des «jeunes» comme moi?
    • ... qu'à force de se faire une photocopie de plus à chaque travail, un brico en exemple pour chaque période d'art ou de farfouiller dans les documents pour trouver les doubles... on en ramasse des affaires???


    Bah voilà... j'ai présentement au sous-sol un meeeeeeeeeerveilleux classeur tout neuf, 200$ passé (ouch pis encore ça pourrait être pire si j'avais des goûts de luxe), qui n'attend que d'être rempli...... avec tout ce que V m'a donné (du matériel génial) en partant à la retraite après 40 ans en enseignement en maternelle (wow.. je l'admire tellement, et encore plus, car toujours elle se perfectionnait, changeait ses méthodes, etc. À sa 39e année elle trouvait encore le moyen de se perfectionner) et avec ce que moi-même j'ai accumulé au cours de mes suppléances à plus ou moins long terme des dernières années.

    Ça va être de la job mesdames et messieurs... De la grosse job... Quelqu'un file pour venir fouiller avec moi pis recompiler les 15 boîtes de documents??? Même pas sûre d'avoir assez de 4 tiroirs de classeur... on verra bien...

    Et ça c'est sans compter le matériel physique que j'ai amassé: des affiches, des livres, des casse-têtes, des jeux, du matériel d'organisation, de la papeterie, des récompenses, du matériel de manipulation pour les apprentissages, des toutous..... alouette!

    Au fait, est-ce que je vous ai dit qu'un prof en début de carrière ça ramasse en maudit???