03 février 2008

Pour bien commencer la semaine...

Mon affectation de demain tombe bien.

Espérance que je pourrai lui jaser demain. Moi qui d'habitude ne le vois qu'une fois semaine, ça serait bien qu'il n'ait pas de réunion à l'extérieur. Une journée d'extra à le voir déambuler partout et à dîner avec lui, ça ne se refuse pas!

À venir: un billet sur Ptit Nombril et sur l'inefficacité de l'ignorance intentionnelle quand le principal intéressé ne remarque même pas qu'on l'ignore!

01 février 2008

Là où il y a de l'homme...

... il y a de l'hommerie.

Je dois être vraiment naïve, mais jamais je n'aurais cru que quelqu'un puisse être si malhonnête. Que quelqu'un puisse vouloir tellement faire du mal, fesser sur un autre qui est déjà à terre pour l'achever. Je ne parle pas physiquement, mais moralement.

Je n'ai juste plus de moral concernant cette histoire; je suis une battante, mais là à force d'affronter et combattre, j'ai la langue à terre. Je vais essayer de me refaire pour le prochain affrontement. Il faut. Je ne veux pas avoir à faire les frais d'un tissus de mensonges. L'hommerie et la vacherie ne gagneront pas. Faut pas, car rendu là je ne croirai plus, mais vraiment plus, à la justice.

21 janvier 2008

Trois fois rien

  • Avoir des parents en classe, j'aime bien. Il est souvent très aidant d'en avoir, et je sais qu'il faut tirer profit de leurs forces. Plusieurs sont aussi de très bonne compagnie. Par contre, ça peut royalement m'achaler. Je suis d'une nature réservée en présence d'inconnus, et je suis très mal à l'aise d'avoir quelqu'un que je n'ai pas eu le temps d'apprivoiser (et de me faire apprivoiser) qui m'observe. Résultat: dans ce temps là, je suis gênée, je me sens observée par-dessus mon épaule et scrutée à la loupe dans mes moindres faits et gestes, et la roue de la gêne continue de rouler. Si le parent n'est pas trop du genre autonome, ou du genre aussi réservé que moi, c'est encore pire; tirez-vous une bûche, bon sang, ne restez pas debout! Et je ne parle pas du sentiment de devoir louvoyer certaines fois afin d'intervenir auprès de l'enfant du parent présent. Certains parents comprennent et appuient, d'autres sont plus "gelant". La "game" devient souvent politique.

    Tout ça pour dire que dernièrement, j'ai eu à demander de l'aide à un parent, autonome du côté de la tâche à accomplir et donc d'une aide énorme, mais un peu beaucoup gênée (donc gênante) et totalement à apprivoiser. Disons que nous n'avons que rarement le temps de nous jaser plus que cinq mots pour nous dégêner (la rencontre de parents ne compte évidemment pas de par son contenu) comparé à d'autres parents avec qui je pourrais jaser des heures (même si nous ne nous connaissons pas d'avance). Au début de notre collaboration, je me sentais perpétuellement en équilibre sur des oeufs, et que ça a tout pris pour qu'elle finisse par s'asseoir. Après deux jours, nous étions toutes les deux à l'aise. Alléluia, jamais trop tard!


  • Ce qui me faisait grincer des dents avant Noël qui concernait mon boulot semble tranquillement s'arranger. Je touche du bois.


  • Depuis que je suis enseignante, chaque fois que je veux faire des expériences scientifiques avec de la neige, j'ai des problèmes de "timing". À la minute où je les planifie, tout fond ou gèle bord en bord. Et, lorsqu'il y a une légère chute de neige, je finis par trouver l'occasion dans les jours suivants, au prix de bouleverser certaines autres activités qui se retrouveront dans les caves de l'oubli.

    Par contre, depuis que je ne suis qu'à deux jours dans une classe, c'est pire que pire. Quand je sens que le timing sera bon (évidemment dans la semaine d'après puisque la chute de neige nécessaire a le don de tomber soit avant des projets coulés dans le béton de l'horaire ou tard dans mes deux jours), tout (re)gèle, tout (re)fond. Sinon, quand je ne veux pas en faire faute de temps ou parce que j'ai un projet plus "important" ou demandant en route, paf, méga tempête de neige. Avec mon peu de temps de présence, le cercle vicieux se perpétue la semaine suivante. Je rends grâces lorsque mes flûtes rencontrent celles de Dame Nature. Il y a conspiration des éléments ou mon nom n'est pas Dobby!

15 janvier 2008

Une blague puante

J'ai cet enfant dans ma classe de première année que je pourrais appeler Allo Lalune. Allo Lalune n'est pas un enfant très autonome (maman et papa font tout pour lui), peu attentif malgré une certaine réussite, et affiche ce décalage caractéristique des enfants qui passent leur temps dans la lune à jouer dans leur tête. Il se ramasse donc souvent dans des situations gênantes par ses réponses décalées ou présente des yeux dans la graisse de bine si on ne l'a pas préalablement "réveillé" d'un "toc toc" sur son bureau.

Cet avant-midi, je faisais une leçon de lecture combinant les sons OI et OIN; ces sons mélangés dans différents mots portent à confusion et les enfants les ont mélangés ou mal perçus tout le long. J'ai donc décidé d'écrire différents mots au tableau pour qu'ils les lisent et qu'ils me disent, chaque fois, pourquoi ils lisaient un son plutôt que l'autre. Simple.

Après que la majorité des élèves soient passés "au cash", et que j'ai répété la question "pourquoi tu lis (par exemple, foi) au lieu de (foin), je pose un lapin, ou plutôt un putois, à Allo Lalune. J'écris le nom de cet animal, qu'il lit aisément puisque je l'ai réveillé de ma voix forte avant de lui écrire le mot. J'explique ce qu'est qu'un putois (en fait, j'explique la mauvaise chose, soit celle que Pépé Lapiou la moufette m'a toujours racontée quand il passait à la suite de Bugs Bunny en se faisant passer pour un putois; je devrai donc faire une précision la semaine prochaine). Puis, je retourne à ma question première: "pourquoi Allo est-ce que c'est putois que tu as lu?"

La réponse est venue rapidement. Un éclair de génie, un jeu de mots tombé de la bouche des dieux dans la sienne. Tombé des nues littéralement le jeu.

"Parce que tu pues, toi."

Ai-je besoin de dire que l'hilarité a été générale? Que j'étais affalée sur le tableau, crampée de rire devant sa figure tout innocente et pleine de bonne volonté, lui qui ne voulait pas du tout faire une blague, mais qui était sérieux comme un pape, sans trop savoir pourquoi tout le monde riait, pour ensuite le réaliser quand je lui ai dit "tu oses me dire que je pue et me traiter de putois?!?!?!?".

Le coup de grâce a été porté quand j'ai embarqué dans l'affaire en lâchant un "Heiile! Regardez-moi! Est-ce que j'ai l'air poilue noir avec une ligne blanche?!?!?!".

"OUUUUUUUUUUUIIIIIIIII" ils ont répondu tous en choeur.

Aargh... les petits puants!

14 janvier 2008

Un ptit rien de nouvelles de moi ;)

Pour répondre à Ptit Rien qui se demande "de kessé qui se passe pu sur la blogosphère", je vais faire mon premier message de 2008. Je suis comme toute bonne prof; je réponds toujours aux questions de mon auditoire (exceptées à celles d'un de mes élèves, que je surnommerai plus bas "Ptit Nombril", car ses POURRQUOOII à tour de bras pour le moindre bruit de mouche qui a la grippe aviaire).

Donc, je disais que j'allais répondre à la question de Ptit Rien.

J'aimerais vous dire que j'ai trouvé l'amour de ma vie, qu'on s'est marié en fin de semaine à Napoli et qu'on est "reviendu" fous d'amour l'un pour l'autre, mais non. Mauvaise nouvelle. Rien, nada, à l'horizon de ce bord-là. Par contre, j'ai quand même le simple de voir dorénavant deux jeunes hommes à ma table du dîner à mon école me comble de joie. C'est déjà mieux que rien.

Beeen non, donc. Je me suis seulement payé la semaine de vacances que je voulais de plus sur les vacances des fêtes. J'ai fait la paresse bloguale pure et dure. Et ce soir, je recommence. Je vous souhaitions bonne année grands nez et pareillement grandes dents!!!

Je vais bien. Côté personnel, ça va, j'ai refait le plein en peinturant des garde-robes, en posant des moulures, en peinturant et en m'évachant devant la télé avec mon super et nouveau système de son branché dessus (me suis gâtée étant donné que mon système a failli me bouffer un l'an passé lorsque le carrousel a lâché).

Étonnamment, l'année au travail a commencé sans les heurts de l'an passé, mais je n'ose pas parler trop vite de peur que la nouvelle machine me pète à la figure. Côté élèves, ça va aussi. Faut reprendre les rênes après que ces petits amours aient profité des largesses du temps des fêtes, mais ça va. Par contre, aujourd'hui j'ai appris que Blaise a vu ses parents "casser" hier. Il m'a dit ça d'une manière tellement blasée que, là, ça m'inquiète: exaspéré, blasé, théâtrale, je-m'en-foutiste. Tout ça dans une attitude tout de même trop neutre. On verra ce qui se passera, je vais rester aux aguets.

Ptit Nombril, lui, va... disons très bien. Je ne vous en avais pas parlé, mais imaginez un petit garçon attachant, souriant, rieur, plein d'énergie et, surtout, qui a été le centre de l'Univers pendant ses cinq premières années sur cette Terre. Pour résumer, disons qu'il a eu toute la place sans qu'on lui apprenne à avoir et conquérir sa place, soit lui-même, et à faire attention à celle des autres. Ajoutons une immaturité et le tableau est bien complet. Depuis septembre, donc, nous travaillons fort pour rattraper le temps perdu; il n'a pas le choix, à 15 contre lui, il faut qu'il apprenne à laisser des bouts d'Univers aux autres. Les deux semaines de vacances lui ont redonné quelques armes pour garder l'Univers avec lui, mais ça va revenir au lavage comme dit ma mère. Il va reprendre le beat; pas le choix, 15 contre lui encore et toujours.

Quant à Sara, elle s'épanouit. C'est une fillette de réflexion, une force de la classe, et elle s'est beaucoup ouverte dernièrement. Une belle fleur.

Sur ce, à la revoyure tout le monde!

25 décembre 2007

Joyeux Noël à tous

Je voulais prendre le temps, en ce beau 25 décembre, au son des chants et cantiques, pour vous souhaiter un joyeux Noël. Le mien a été mieux que je l'appréhendais en septembre, le sursis se continuant toujours et semblant être là pour un bout. Je suppose que je peux un peu me reposer dessus. Les cadeaux ont été très simples, budget oblige, mais ont fait le plaisir de ceux qui les ont reçus.

Par la même occasion, j'aimerais vous présenter cet article que Chronique Blonde a sorti du Net et qui présente un aspect de Noël auquel nous ne pensons pas souvent. Le don de soi, le don de vie, quel qu'il soit. J'aimerais avoir la possibilité de donner le centième de ce que donne cette Francine dont Patrick Lagacé parle. Allez lire et pleurer avec le père Noël de son histoire.

Cette histoire me rappelle cette maître associée que j'ai eue, lors de mon 3e stage. Appelons-la Josée. Le genre de personne tellement pleine de don d'elle-même, tellement prête à aider et soutenir ses élèves, sa famille, ses collègues, et ce, sans s'oublier afin de ne pas être un pilier au pied d'argile et s'autodétruire. Le genre de personne inspirante, qui fait tout pour défoncer les portes afin de défendre l'intégrité physique d'une, tout pour d'offrir à un élève quelques nuits de stabilité en offrant à un parent monoparental avec des difficultés d'horaires d'héberger son enfant, tout pour offrir à sa classe un climat de famille, de coopération, de respect et de justice malgré tous les besoins spéciaux de chacun d'eux. Une vraie Josephine March, pour ceux qui connaissent ce classique de Louisa May Alcott qu'est Little Women.

Je l'ai vue à l'oeuvre, et je sais que je ne pourrais pas tout faire cela; par contre, elle m'a inspiré. Il n'y a pas de semaines qui passent sans que je ne pense à Josée, surtout qu'à chaque jour je vois ce cadeau qu'elle m'a fait et qui trône sur mon bureau en roi et maître de mes bibelots.

Josée m'a donné une statuette, à la fin de mon stage, d'un enfant aux ailes d'un ange reposant dans une main ouverte. Elle m'avait dit, en me le donnant, de ne pas oublier d'ouvrir mes mains aux enfants, que mes mains étaient importantes pour eux et de les garder ouvertes et disponibles en tout temps. Je n'avais pas tout compris dans le temps, mais maintenant je comprends mieux, beaucoup mieux, après 5 ans d'enseignement, l'impact de ces mains justement. J'espère ne jamais oublier ce message et le mettre toujours en pratique, à ma mesure évidemment. Je ne crois pas un jour arriver à la hauteur de ses accomplissements, de ce que j'ai connu d'elle en à peine 2 mois et demi de stage, mais j'espère faire tout ce que je peux pour donner le plus de moi-même et aider le plus possible. Comme toutes les Francine et les Josée de ce monde.

Joyeux Noël de don de vous-même tout le monde.

Merci à toi Josée, et joyeux Noël à toi, où que tu sois avec ta "petite" famille.

18 décembre 2007

C'est officiel

Eh oui.

C'est vraiment officiel.

Ce soir, en allant chercher au Dollaramoune mes cadeaux pour mes ptits zamours (ne vous inquiétez pas, j'ai vérifié pour n'avoir rien de teint ou peinturé dans cette mer de "Made in China"), ça a été ma première de l'hiver.

J'ai piqué ma première fouille de l'hiver.

Et de belle façon, très artistique, inattendue, surprenante même.

Les deux pieds me sont partis vers l'avant, et vloum dans la seconde qui suit, me suis retrouvée à plat par terre, sur les fesses. L'horizon a descendu d'un coup, et je me demandais sincèrement comment il se faisait que tout d'un coup je ne regardais plus personne dans les yeux.

Ça a pris quelques secondes pour le réaliser, pour sortir un "ouch" allant avec ce que tous les os de mon corps ressentaient et pour que deux aimables passant s'enquièrent de mon éta et m'aident à me relever.

Évidemment, une chance qu'il y avait par dessus la glace vive une couche de neige. Ça a amorti la chute, mais surtout, contribué à mouiller mon jean bien comme il faut. Ça n'a pas été pas chaud pour la pompe à eau quand, ensuite, il a été plus avantageux que je marche pour retourner chez moi, parce que l'autobus n'a pas passé depuis plus d'une heure selon les gens sur place à l'attendre.

17 décembre 2007

Comme quand j'étais petite...

Je viens de voir une annonce à Télé-Québec.

Et je me promets une chose pendant le temps des fêtes...

Je me promets, quelques minutes avant l'heure, d'amener mon souper dans le salon, de m'asseoir les papattes croisées et d'attendre 18h avec impatience en regardant Télé-Québec.

Pourquoi?

Parce que, comme quand j'étais petite, Passe-Partout sera à l'antenne.

J'ai le coeur tout chaud; que voulez-vous, je suis une nostalgique finie qui connaît les épisodes par coeur. Alors, d'apprendre que TQc ramène des épisodes à leur bonne vieille heure d'antenne, j'ai les yeux pleins d'eau. N'oubliez pas, je suis braillarde aussi (je n'irais pas par contre brailler dans une foule en attendant d'avoir un autographe de Passe-Carreau, il y a des limites; je serais tout énervée intérieurement, évidemment, mais me garderais une petite gêne. Les larmes et le trémolo, je les réserve pour mon intimité).

J'avais juste envie de vous le dire hihi!

Et je me demande... quelles seront les émissions qui donneront à nos enfants ce même sentiment de nostalgie finie? Ça ne s'arrête pas à Passe-Partout la vie, mais, tout de même, quelles seront leurs émissions marquantes? Robin et Stella? Dans ue galaxie? Cornemuse? Dora ou les Pokémon (eurk non tout, mais pas ça!!!)???

... j'ai hâte!!!

16 décembre 2007

Père Nowel, apporte de la neige!

Après avoir passé un vendredi avec de la broue dans le toupet à faire entrer en cinq heures une animation d'une personne-ressource, la préparation des recettes de pâte à sel sous un couvert coopératif puis l'activité d'exploitation de ladite pâte à sel pour faire un beau personnage de Noël, tout en créant un papier d'emballage recyclé pour le personnage, voilà ma récompense.

PAS D'ÉCOLE DEMAAAAAAAAIIIIIINNNNN!!!!!!!! Yééééééééééé!!!!

Bon, d'accord, va falloir faire en quatre jours ce qu'on voulait faire en cinq, entre toutes les activités d'école déjà prévues, donc le toupet va être sur l'adrénaline et sur un high sans pareil tout ce temps-là. Pas grave; cette semaine ma coiffeuse va me le tailler, le mien de toupet!

... devinez c'est qui qui se lèvera tard demain matin!

10 décembre 2007

Syndicâlissez-vous!

Pétage de coche en règle.

Évidemment, je ne veux pas trop dire de détails sur le pourquoi du comment que j'ai abouti à demander de l'aide à mon syndicat.

Je ne vais dire que ceci.

Quand on me dit qu'on ne peut pas me défendre ou parler pour moi parce que mon problème vient titiller un de leur cheval de bataille, un cheval de bataille tellement insignifiant qu'il ne tient qu'à UN mot dans les stupides contrats (un mot qui ne cause aucun problème à tout enseignant suppléant qui veut tout simplement être un enseignant suppléant, qui crée une situation qui ne fait peur à aucune personne prenant un contrat de remplacement), ça me met en beau fusil, pour ne pas dire autre chose. Surtout quand je n'ai pas à moitié le temps de tout expliquer que finalement on me sort ce chat du sac.

Quand tout ce qui ressort de la discussion téléphonique, c'est "débrouille-toi ma belle, on t'aidera pas", alors que je sais pertinemment et d'expérience qu'on défendra un enseignant soûlon fini qui ne veut changer et qu'on lui trouvera quelque part un trou pour qu'il sévisse sans causer trop de dégâts (un euphémisme dans le cas dudit soûlon qui abandonne veaux, vaches, cochons, couvée dès qu'il sent qu'il sera cent fois mieux à enseigner à une bouteille qu'à endurer les petits monstres devant lui même dans le trou profond où on l'a déposé), ça me met en triple beau fusil. Ben kin. Aidez-le, lui, aux dépens des élèves qu'il abandonne après deux jours.

Le pire, c'est que j'ai fini par me piler sur le coeur pour demander de l'aide, un conseil, un moindre support, moi l'antisyndicaliste. J'ai fini par le faire parce qu'une personne hautement syndicaliste m'a dit de le faire, parce que cette personne m'avait juré, devant mon argumentation antisyndicale dans nos nombreuses discussions sur le sujet (dont celle sur le soûlon), que tout syndicat était tenu de porter assistance à tous ses membres, malgré les "fautes". Bullshit ouais. Je ne me suis pas sentie très assistée, j'avais plutôt l'impression d'être un ultime oeuf de Pâques découvert, celui qui manque pour compléter le tableau, mais dont on se fiche éperdument, trop occupé à le bouffer tout rond "à votre santé, mais à notre profit".

Et dire que je suis obligée de payer ma foutue cotisation syndicale. Je la prendrais bien pour me gâter à la place pour déstresser un peu de la situation qui m'horripile et qui fait en sorte que j'ai besoin d'aide.

Tout ça pour dire que... d'la marde, vais me débrouiller toute seule, encore.

Et pour ceux qui se le demandent... oui je sacre en mon for intérieur.

03 décembre 2007

Aaah... douce neige!

Bon. J'ai finalement appris que ma commission scolaire était fermée, à la plus que dernière minute. J'ai eu un appel sur mon cellulaire alors que mon autobus arrivait, en retard, passé 7h30, pour m'amener à mon école de suppléance. Paraît que certaines stations de radio l'ont annoncé à 6h30, mais les autres ainsi que les télés ne l'ont annoncé qu'à cette heure. J'ai disons quelques doutes sur "à qui revient la faute", mais faute de preuves, je ne dirai rien. Toutes les autres commissions scolaires environnantes ont pourtant réussi à faire passer le message rapidement à toutes les stations et télés. En tout cas... Donc, je suis retournée chez moi à la place d'embarquer, en pestant d'avoir eu à sortir et de l'avoir appris si tard, mais heureuse quand même.

Maintenant, je relaxe. Il n'y a rien de plus jouissif qu'une journée tempête, quand on devrait être au travail. Dans quelques minutes, je vais aller m'habiller pour déneiger et profiter des flocons qui tombent si dru sur la ville.

J'adore la neige. J'adore.

Bonne journée de tempête tout le monde! Soyez prudents surtout, autant sur les routes que dans votre déneigement: conduisez lentement et échauffez-vous et allez-y mollo pour pas péter au frette ou vous péter le dos!

28 novembre 2007

Toujours au poste

Suis toujours au poste ;)

On a eu nos rencontres de parents; vidant. J'ai eu mes virus post-stress de rencontre; knock-out pour 4 jours avec la fièvre intermittente, dont une qui a rendu ma pédago complètement improductive). Des tracasseries d'organisation de la suppléance; encore une fois et je ne sais plus si je dois encore revendiquer ou m'asseoir dessus et me laisser barouetter. Et demain, le 29 novembre, je vais me dépêcher à décorer et placer des trucs pour commencer le thème de Noël. Au moins ça ça sera joyeux même si

Je pourrais faire 3 messages avec tout ça. Ça tourne dans ma tête, j'ai plein de mots, mais je n'ai l'énergie (encore en manque?!?!?! bon sang Dobby, prends des Hyper Énervex pour te requinquer!) pour écrire autant de mots.

C'est dans ces moments-là que je comprends pourquoi j'aime bloguer: je peux prendre mon temps de trouver et décider d'écrire ou non, comparativement au temps où je devais écrire absolument tous les soirs dans le journal de bord imposé dans mes stages (même quand je n'avais rien à dire ou pas l'énergie). Rien de pire que l'obligation pure pour tuer l'envie et l'inspiration.

11 novembre 2007

Persuasion 101

Cette année dans ma classe, je dois user de stratégie et de persuasion pour une chose pour laquelle je n'aurais jamais pensé avoir à le faire.

C'est que, voyez-vous, depuis toutes les années où j'utilise ce système, jamais je n'ai vécu une situation où des enfants refusent systématiquement d'être mon bras droit (nom fictif) du jour. Depuis tout le temps où j'ai observé et utilisé ce système, je n'ai jamais vu ça; habituellement, ils ont tous hâte à ce que ce soit leur tour. Leur tour de dire bonjour à chaque ami en reconnaissant leur nom, leur tour de lire le calendrier et d'y dessiner la météo, leur tour de nous donner le menu du jour, leur tour de nommer les enfants pour les tours de paroles ou les jeux, leur tour de faire des commissions à l'extérieur de la classe avec un ami, leur tour de fermer la porte, leur tour de m'aider à distribuer des trucs, leur tour de faire le massage spécial de la relaxation, etc. Vous saisissez le principe. Ils ont hâte de faire ce qui est exclusivement réservé au bras droit.

Or, cette année, j'ai eu droit à deux enfants dans ma classe qui, pour des raisons qui leur sont propres, ne voulaient pas participer à cette routine. Disons que ma collègue et moi étions quelque peu désemparées, même si nous avons pris la chose avec un grain de sel. Nous avons fini par savoir, après quelques refus, que la soeur de la première élève avait détesté être le bras droit quand elle était à la maternelle. Autrement dit, cette élève "savait déjà" qu'elle non plus n'allait pas aimer ça, alors elle ne voulait pas essayer. Dans le deuxième cas, l'élève n'avait tout simplement comme raison qu'un haussement d'épaules et un "je ne sais pas". Disons qu'à force de le voir aller, je sens chez lui un mélange fait de blasement et de difficulté à faire un effort quand une tâche le dépasse ne serait-ce que légèrement, quitte à mettre la difficulté sur la faute du crayon ou du ciseau. On dirait que, pour lui, être mon bras droit n'est pas assez important, ou juste pas assez consistant pour sa petite personne.

Dans les deux cas, il m'a fallu réfléchir vite pour trouver des solutions immédiates à leur refus. Dans le cas de ma petite (appelons-la Sara), lorsque j'ai su qu'elle ne voulait pas parce que sa soeur n'avait pas aimé ça, j'ai axé plusieurs mes interventions, à chaque fois où elle refusait, sur le fait que chacun et chacune avait ses goûts et qu'il valait mieux essayer par soi-même pour savoir si quelque chose nous plaisait alors qu'un autre n'aimait pas ça. La première fois, j'ai parlé d'elle et de sa soeur, en l'invitant à réfléchir à ce qu’elle aimait et que sa soeur n'aimait pas. Ensuite, à des occasions d'autres "essais" dans la classe, je répétais cette phrase régulièrement.

Un bon matin, je dirais deux semaines après ma première intervention, j'ai eu la bonne surprise de voir Sara accepter le poste de bras droit. Je n'ai pas besoin de vous dire que j'en étais très contente, que j'ai beurré épais sur le bonheur de la voir accepter, sur les tâches "si spéciales " que je lui laissais accomplir et sur la place importante qu'elle détenait. À la fin de la journée, lorsque je l'ai interrogée sur sa journée, elle m'a dit qu'elle avait beaucoup aimé ça, avec un grand sourire. Je l'ai félicité d'avoir essayé, et je lui ai dit que j'étais contente de voir qu'elle avait découvert quelque chose qu'elle aimait malgré le fait que d'autres pouvaient ne pas aimer.

Le cas de mon deuxième ami, appelons-le Blaise pour être à une lettre près de blasé, m'a, disons, donné plus de difficultés. Le refus était toujours catégorique, avec cet air de "ça ne me tente pas" qui, malgré mes hauts "cris" de "ho quel dommage, tous les petits plaisirs que tu manques", ne changeait jamais. J'ai découvert entre temps qu'une envie de "négocier" les efforts à la baisse pour qu'on fasse le plus gros à sa place était présente chez Blaise. Jusqu'à cette semaine, jamais il n'avait donné signe d'avoir envie de faire plus dans sa vie de classe. Or, jeudi, ça a été tout différent. Je lui ai encore demandé, il a encore refusé; j'ai nommé un autre élève, et finalement il m'a lancé un "Ho, finalement je veux!". Hum... petite odeur de "j'aime être un petit peu en contrôle et qu'on accède à mes demandes" qui me frappe au nez. Je lui dis donc que je ne peux pas démettre Autre élève, alors je lui suggère la place du lendemain, que je lui réserverais spécialement puisqu'il veut enfin l'être. Il accepte avec joie.

Arrive donc le vendredi, où je m'attelle pour lui mettre le "paquet" en survalorisation du poste de bras droit. Lorsque je rappelle à Blaise que, comme promis, c'était lui le bras droit du jour, il me regarde et me lance un "ho non, ça me tente plus de le faire". Syndrome Ally McBeal dans ma tête (vous savez, cette propension qu'avait le personnage d'imaginer des scènes plus tortueuses et rocambolesques les unes que les autres lorsqu'elle se retrouvait peinturée dans un coin?): je m'imagine les pires supplices pour cette mini-girouette manipulatrice (DIS QUE TU VEUX TOUJOURS ÊTRE LE BRAS DROIT... DIIIIISSS!!!!!!!). J'ai pris une respiration, et j'ai pris la décision la plus rapide de ma vie. J'ai décidé qu'il ne jouerait pas avec la situation plus longtemps, et qu'il ne "se manipulerait" ni ne "me manipulerait" plus avec ses envies et son côté blasé. Je mets entre guillemets "manipuler", car je ne trouve pas d'autres qualificatifs à ce regard de défi et de bourgeoisie de même qu'à ce haussement d'épaules qu'il a eu à cet instant-là.

"Quoi?!?! Ho non... pas vrai!! j'étais super contente que tu veuilles l'être pour une fois, mais là... ah non suis trop déçue. Tu m'avais dit que tu le serais, j'ai tenu ma part de l'entente, tu ne veux plus tenir la tienne. C'est dommage. Mais non... aujourd'hui c'est décidé. Tu ne veux pas? Parfait, mais il n'y a pas personne aujourd'hui qui sera le bras droit. Personne. Il y a plein de choses qui vont être plates, mais ce n,est pas grave. Je ne veux pas personne d'autre que toi. Si jamais tu changes d'idée, Blaise tu me le diras."

J'ai pensé qu'avec une telle déclaration, je jouais gros, mais finalement, à part lui donner de l'emprise sur la journée, il n'avait pas de pouvoir sur autre chose. J'ai pensé aussi au fait que je pouvais aussi jouer sur son estime, mais j'étais certaine qu'avec lui, et son caractère, ce ne serait pas le cas. De plus, je n'étais pas certaine qu'il allait aimer ce pouvoir sur la journée, puisque j'ai aussi décidé de crier haut et fort tous les inconvénients à ma journée de ne pas avoir un bras droit en qui avoir confiance et à qui demander tant de services si nécessaires à la journée. À manipulateur, manipulatrice et demie.

À chaque événement où le bras droit entrait en jeu, je disais "ho non, faut que je trouve un autre moyen de secours". La routine a été plus plate que plate, "le bras droit n'est pas là pour le faire mieux que moi". Les élèves devaient attendre pour la moindre chose, étant donné que je devais tout faire moi-même et que je ne peux pas faire deux choses à la fois. Je me suis plainte à chaque événement. Même à la collation, j'ai lâché un grand soupir de soulagement: à un enfant qui me demandait si nous avions du lait-école, j'ai lancé un "Non, une chance, parce que nous ne pourrions pas en avoir, je n'ai pas de bras droit pour aller le chercher!!! Mais bon, si nous en avions eu, il aurait fallu que Blaise change d'idée pour aller le chercher".

Je crois que cet argument a eu raison de monsieur Blaise. Déjà, chaque fois que je me plaignais, je voyais ses yeux douter: "et si j'avais laissé passer la chance de ma vie...?". Je voyais son corps inconfortable au long de la réflexion que je devinais, de son inconfort de voir les autres enfants trouver ça plate. Lorsqu'il m'a dit qu'il voulait être le bras droit, après ma divagation sur le lait, j'ai lancé un "Les amis, Blaise veut être le bras droit! Si vous êtes contents qu'on ait un bras droit, dites-lui". Ça l'a achevé, il avait un petit sourire à la fois gêné et étonné face à tant d'attention et tant de joie.

Le "guilt trip" déguisé mêlé au "c'est toi ou rien" a donc porté fruit. Ai-je besoin de dire qu'il a pris alors le rôle très à coeur, revendiquant tous les petits "pouvoirs" qu'il pouvait avoir comme bras droit? De dire qu'il a adoré ça être en charge, et décider?

Il finira chef d'entreprise ou politicien, Blaise.

Et je suis fière d'avoir participé à son développement... p'tit verrat!

08 novembre 2007

Deux semaines... imaginez une année!

Ils ne font rien, les enseignants?

Terminer tous les travaux d'Halloween parce qu'on n'en peut plus que ça traîne jusqu'à la veille de Noël, veille qui cette année est arrivée en date du 1er novembre... vous saisissez? C'est rendu que le Père Noël se promène et s'installe sur la rue Ontario le NEUF novembre, que les Dollarama installent leurs kits de Nowel avant même que les gogosses d'Halloween ne disparaissent dans leurs bacs gris jusqu'à la vente de l'an prochain, et que les enfants, avant qu'on ne décline les mois de l'année pour trouver le nom du nouveau mois, nous disent "le mois d'Halloween" suivi du "Mois de Nowel". Misère...

Dans une pédago, parler du foutu nouveau bulletin qui n'arrive toujours pas, de la frustration de voir que la "liberté et l'autonomie professionnelle" liée à "l'évaluation" et à fabrication du bulletin est galvaudée et étirée à l'extrême pour cacher le fait que le bulletin "nouveau" est tout croche et parsemé de non-sens tout en n'étant toujours pas prêt à temps pour la fin de la première étape. Vraiment frustrant de voir que nous allons, encore une fois, être en première ligne pour expliquer aux parents que non, il s'agit là d'une communication écrite et non du fameux bulletin tant promis. Et que dire des différentes reformulations "pour que les parents comprennent". Par exemple, "résoudre des situations problèmes mathématiques" devient `"résoudre des situations problèmes". Hum... est-ce à dire que le mathématique posait problème? De mon bord, celui du présco, je vous laisse "évaluer" si "Affirmer sa personnalité" et "Développer sa personnalité" se retrouveraient synonymes et désignent la même compétence dans la formulation d'objectifs spécifiques dans le "Dictionnaire actuel de l'éducââââtion" de Legendre.

Dans la même pédago, retirer toutes les décorations d'Halloween et ranger tout le matériel... et réaliser pendant les 5 jours suivants qu'on en a oublié tel ou tel bout sur un pan de mur.

Bâtir et discuter d'un projet, toujours dans la même pédago, sur les intelligences multiples au préscolaire. J'en reparlerai dans un autre billet, je suis trop emballée par l'idée, moi qui pourtant a de la difficulté à embarquer dans toutes les dernières lubies et modes. Disons que je réalise que celle-là m'attire beaucoup étant donné que je tente toujours de tenir compte des différences d'apprentissage, d'intérêts et de forces dans la planification de mes projets.

Bâtir du matériel à la maison, tout en arrangeant mon futur chez-moi, en faisant des commissions, en essayant d'avoir une vie.

Me dire que ce nouveau collègue est pas laid du tout, et que je suis chanceuse que son temps partiel arrive en même temps que le mien.

Me battre pour que mes petits de 1er cycle comprennent ce qu'est une suite en mathématique, faire des ateliers plus personnalisés pour le tiers d'entre eux qui ne saisit toujours pas puisque je ne peux pas faire de la récupération, m'en inquiéter, refaire l'exercice et me demander pourquoi non de Dieu même après plein de manipulation cette enfant dit encore n'importe quoi et n'y comprend rien, m'en inquiéter, car ses difficultés me dépassent...

Monter et installer des ateliers et des activités pour les nombreux thèmes du mois de novembre à la maternelle. le matin avant l'école, le soir après l'école, avoir un éclair de génie le midi pour monter une toute nouvelle activité le soir pour le lendemain.

Recevoir le modèle de communication remplaçant le foutu bulletin pour cette étape et se dire qu'il faut le remplir (je DÉTESTE remplir les bulletins descriptifs à cause du fait qu'il faut trouver des mots plus que politically corrects pour dire la vérité aux parents tout en les édulcorant assez pour pas se ramasser les baffes de parents de plus en plus pointilleux).

M'entraîner et le lendemain être malade.

Être encore malade et ne pas pouvoir encore m'entraîner pendant une semaine.

Et j'en oublie...

Maaaaaaiiiiis... on va tous se rendre sains et saufs à Noël.

Bonne année tout le monde!

27 octobre 2007

Harry... c'est fiiinnniiiiii!

Voilà... c'est fait.

Mon père me l'a ramené après son travail. Harry Potter et les Reliques de la Mort.

Moi je suis allée prendre un bon café avec des collègues, pui souper avec une autre.

Je ne l'ai pas commencé tout de suite, car mon trip est de commencer à lire à des "heures interdites" héhé.

De minuit à deux heures du matin, de 9h30 à 11h30, de 13h30 à 15h, une pause cuisine, de 16h30 à 1830, et ultimement de 19h30 à 20h30.

810 pages.

Et c'est ffiiiiiinnnniii!!!


J'ai pleuré comme un bébé à pleins de moments.

J'ai eu l'impression de courir autant que les personnages, de me faire malmener comme eux.

J'ai tout vécu du début jusqu'à la fin.

Et maintenant je pleure, car c'est fini. Il n'y en a plus. Tout est bouclé, tout est consommé, consummé, compris, expliqué.

Et je suis en deuil...

Merci Harry ;)

25 octobre 2007

La cigarette et l'espérance de vie, ou le calcul de leur point de rencontre

Il y a longtemps, je ne sais plus pour quelle raison, j'ai fait un calcul de mon cru pour répondre à une quelconque blague ou réflexion d'un collègue d'étude fumeur que j'aimais bien. Ça me rappelle les calculs sur le Père Noël et sur sa décomposition instantanée s'il osait réellement faire le tour du monde en une nuit. Je ne le lui ai jamais envoyé, je ne sais plus pourquoi, il a traîné dans mes brouillons. Je viens de le retrouver. Je voulais vous le faire partager.

Mais attention: je n'ai rien contre mes amis ou connaissance fumeurs, et je les respecte, sauf chez moi; chez moi, je leur demande de ne pas fumer à l'intérieur, parce que j'en ai pour 2 ou 3 jours à m'en remettre et à avoir des maux de tête et de voies respiratoires de même qu'une foutue sécheresse oculaire qui n'aide pas les migraines. Quand je vais chez eux ou dans un endroit public fumeur, ça me dérange moins étant donné qu'ensuite je n'ai pas la fumée restante chez moi, et de toute manière je n'ai pas à leur chiâler quoi que ce soit puisque je ne suis pas chez moi. Si je ne file pas pour supporter la fumée, bien je reste chez moi, tant pis pour moi!

J'espère donc que je n'ai pas l'air de condamner qui que ce soit avec ça, ni l'air de viser qui que ce soit (de toute manière, sauf pour un ou deux blogueurs, je ne connais absolument pas vos habitudes de vies, et les personnes dont je connais ces habitudes ne m'en voudront certainement pas). Je ne cherche pas à changer personne ou à conscientiser qui que ce soit, même si j'exprime mon opinion à la fin du texte et que j'y pose une question polémique (ne me jetez pas de pierres!!!). Je voulais vous le faire partager surtout en mémoire de je ne sais plus quelle folie de calculs.

Mais si vous voulez, vous pouvez quand même répondre à ma polémique... en ne le prenant pas personnel, je le rappelle!!!


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On disait que chaque cigarette fumée enlevait 5 minutes à sa vie. Donc, pour enlever une journée dans sa vie, il faudrait fumer 24x60/5=288 cigarettes pour enlever une journée de sa vie.

À ce que je sache (je ne fume pas, alors j'estime de mémoire) il y a quoi, 25 cigarettes dans un paquet? Donc, 288 cigarettes, ce serait 11,52 paquets, 11 1/2 approximativement. Si vous fumez ces 11 1/2 paquets en une semaine (un peu plus qu'un paquet et demi par jour...), combien d'années pour réduire son espérance de vie`et de la faire passer de 80 ans environ à 60 ans?

Allons-y pour le calcul!

Donc, pour enlever une année de sa vie, il faudra fumer 365,25x288=105 192 cigarettes, divisé par 25 pour trouver le nombre de paquets, soit 4207,68 paquets pour enlever une année de sa vie.

Combien fumez-vous de paquets par semaine déjà? Ah oui, 11,52 paquets! Donc, en un an, vous pourriez fumer 599,04 paquets par année en considérant 52 semaines dans une année...

Combien de temps vous faudra-t-il pour faire s'envoler en fumée une année de votre vie? Divisez les 4207,68 paquets nécessaires par les 599,04 paquets que vous fumez par année... il vous faudra sept ans pour éclipser une année de vie...
Donc, pour éclipser 20 années, il faudra fumer pendant... 140 ans!!! Oups... commencez tôt si c'est votre but! car 60-140=-80!!! Bon, plus sérieusement, et logiquement, si vous fumez...

7 ans, vous enlevez un an...

14 ans... vous avez enlevé deux ans... et ainsi de suite.

Maintenant, il ne vous reste qu'à calculer l'écart entre votre âge actuel et votre espérance de vie d'environ 80 ans, et trouvez le point de rencontre entre le nombre croissant de vos années de fumeur et la diminution de votre espérance de vie...

Par exemple, si vous avez commencé à 14 ans, vous pourriez fumer jusqu'à environ 70 ans et des poussières pour mourir (dans d'atroces douleurs et spasmes selon les dires) vers un peu moins de 72 ans.

Toutefois, si comme mon oncle Gaston vous fumez plus qu'un paquet et demi, par exemple 2 paquets, il vous faudra fumer... 5,7 ans pour effacer un an de votre vie. Arrondissons à 5,5 pour quelqu'un qui fumerait presque 15 paquets par semaine. Ça va un peu plus vite. Donc, si vous avez commencé à 14 ans comme tout à l'heure... il vous faudra fumer jusqu'à 69 ans pour mourir vers 70 ans... car vous aurez perdu 10 ans au lieu de 8...

Vous allez me dire à quoi sert ce calcul? Je ne sais pas... En fait c'était par pure curiosité mathématique que je l'ai fait. Et peut-être aussi pour vous poser la question polémique suivante:

Pourquoi perdre votre temps à courir au magasin du coin, dépenser autant d'argent et vous étouffer en revenant si vous voulez absolument perdre de 8 à 10 ans de votre vie?

Vous allez peut-être dire mourir de ça ou d'autre chose, c'est pareil... il va falloir mourir un jour. Mettons. D'autres diront, ce qui importe c'est de vivre au jour le jour, de vivre comme si demain n'existait pas parce que de toute façon on peut mourir demain, faut pas s'en faire avec l'avenir. Bien d'accord... Mais si jamais vous étiez destinés à vivre jusqu'à 80, pourquoi mettre en jeu les 8 ou 10 années et en plus tousser à vous en époumoner pendant 15 ou 20 ans... est-ce ça profiter de la vie?

Je me pose sérieusement la question... sans savoir pourquoi... Peut-être pour rien finalement, car je n'ai pas à être juge de cela. Je n'ai qu'à être juge de moi-même.

22 octobre 2007

Informatique à la maternelle

J'aime l'ordinateur, depuis que je suis toute petite ça m'a intriguée. Je vois cette même curiosité chez les enfants maintenant que j'enseigne. Je me rappelle encore mon TRS-80 et la programmation en BASIC (je déboguais les jeux à programmer du livre fourni avec l'ordi). J'ai toujours aimé faire des cours d'informatique avec mes élèves. L'année passée, j'avais décidé de donner à mes élèves de maternelle de petites séances d'initiation à l'ordinateur, plus précisément à la manipulation de la souris, au dessin, à l'Internet, à Word. Voeux pieux, mais assez difficile et plein d'embûches le chemin de leur réalisation.

Premièrement, je n'ai pas accès à un laboratoire d'informatique. Tout ce que je possède, ce sont 4 vieilles "réguines" de PC. Bon, pas si vieilles, mais pas bien neuves non plus. Disons qu'elles font le boulot, surtout que je ne fais aucun multimédia avec tout ça. Là où le problème se situe, c'est sur la gestion du temps et des "dossiers". Pour passer tous les élèves, je dois prendre une journée complète à faire une rotation avec les 5 équipes de ma classe. Une journée complète à "occuper les uns" et à m'occuper de l'équipe aux ordinateurs. Faire ça toutes les semaines? Impossible, j'ai d'autres trucs à toucher avec eux. Disons que, l'an passé, j'ai bien vu que je devrais "couper" dans mes projets pour au moins les partir en dessin dans Paint puis toucher un peu à Word. J'ai donc décidé cette année de tenter de faire une activité par mois. J'ai bien hâte de voir si je vais y arriver...

Pour ce qui est de la "gestion des dossiers, j'ai expérimenté l'an passé des places "assignées" à un des quatre ordinateurs. Ça fonctionne; je n'ai pas à chercher les travaux de chacun, c'est plus facile de copier les fichiers de base à chacun. J'ai décidé de conserver cette manière de faire, mais en mettant les dossiers des élèves sur le Bureau pour éviter les manipulations dans le dossier "Mes documents". Mais l'amélioration majeure dans la gestion fichier, cette année, concerne la manipulation et le transfert des activités que je bâties (eh oui, j'en ai bâties, et aussi modifié le travail d'une collègue de bac qui avait fait des fiches d'apprentissages de Word au primaire, pour l'adapter à mes tipous). J'ai réussi à littéralement "zigonner" dans les ordinateurs pour trouver le moyen de faire un dossier partagé dans chacun, ce qui fait que je peux travailler sur n'importe lequel et d'envoyer ma base dans les trois autres. Juste pour ça, pour avoir pris deux heures de pédago à gosser dans l'aide et dans les zones "interdites au commun des mortels, mais quand même pas dangereuses si on s'y aventure", je me trouve hot.

J'ai donc fait déjà un atelier, un atelier d'informatique. Ouf!!! Finalement, ça m'a pris 5 périodes (sur 2 jours) pour en arriver à bout, et encore la dernière équipe a "passé par là" pour finir au plus vite. La rencontre entre le premier contact coordination oeil-main et la tâche d'utiliser la loupe, le crayon et le pot de peinture ont pris plus de temps que prévu. Disons que j'étais brûlée au 3e degré, mais le baume a été de voir les enfants contents de réussir malgré tout. Ouf, je répète.

Prochaine étape? Un 2e atelier... sauf que pour l'instant, devinez quoi? C'est l'Halloween!!! Disons qu'avec les activités d'ateliers spéciaux, les ateliers, les apprentissages à continuer, le "décapitage" de citrouilles pour découvrir ce qu'il y a dedans et en goûter un bout, de même que les activités hebdomadaires comme le programme de gestion des interrelations et la bibliothèque, sans compter les pédagogiques et autres dérangements, je n'ai pas eu le temps. Faut dire qu'à deux jours semaine, je ne peux pas non plus faire des miracles.

Je ne lâche pas, je vais y arriver, je vais finir mon expérimentation.

11 octobre 2007

Tout et rien

J'ai tellement à dire...

Ce que je fais avec les élèves en informatique, les projets que j'ai avec ma collègue pour l'année en cours, les progrès de certains élèves, les déboires des autres, les anecdotes rigolotes.

Ce qui se passe dans ma vie, les fantômes qui reviennent à la charge alors que je sais que je dois me dire que ce n'est pas mon problème leurs histoires. Mais c'est difficile. J'ai réussi pour un temps, mais la réalité me ramène quelques fois les choses en pleine face. Les travaux sur mon appart, la complicité que mes parents ont encore, les discussions comme si de rien n'était, les événements décisifs à venir qui ne sont toujours pas arrivés, les différends qu'ils peuvent avoir et qui me font intérieurement me demander si ça y est... Il faut que j'arrête d'y penser bordel, mais, cette semaine, ce n'est pas ma semaine. Le reste du stress me rend sensible, et c'est un cercle vicieux.

Les maudits mêmes problèmes de gestion des suppléances que l'année passée, qui reviennent à cause d'une nouvelle structure (pourquoi garder ce qui allait bien quand on peut faire plus compliqué han...)

Les déboires de la vie de proprio, des gros problèmes qui vont voir leur aboutissement plus vite que prévu, et qui me stressent donc plus vite que ce que j'avais prévu.

J'ai envie de parler de tout ça, et en même temps tellement pas envie, pas l'énergie. Et pour la partie proprio, je ne peux tout simplement pas en parler: trop compliqué et surtout, trop judiciaire. Et l'envie me manque d'écrire, même sur mon bonheur d'enseigner et sur les petits bonheurs de la vie, parce que trop bousculée dernièrement par le reste. J'écris plein de débuts de textes sur mes projets de classe, mais je ne termine jamais. Occupée à ci, à ça, pognée dans ceci et cela.

Tannée moi là. J'ai juste hâte d'avoir "envie" ou le temps d'écrire pour le reste. Je déteste le feeling.

Merci d'avoir lu ma "non-envie " d'écrire... qui finalement m'a fait écrire. Paradoxal han?

02 octobre 2007

Voulais pas en parler...

... voulais pas être encore déçue...


...


... voulais pas annoncer encore une défaite...


...


... me disais que si je le manquais encore, serais pas obligée d'en parler...


...


... mais là...


...


... peux pas garder le silence...


...


...


...


J'AI PASSÉ MON PERRRRMMIIIIIIIIIIIIS!!!!!!!

:D :D :D :D :D :D :D :D :D :D

18 septembre 2007

Piqué, repiqué et surpiqué!

Mais ô combien amusant quand on n'a rien à dire!

DIX PREMIERS:
1-Premier(e) meilleur (e) ami(e): Caroline.
2-Premier hamster: Jamais eu de ces petites bêtes-là, mais j'étais la seule à pouvoir faire ce que je voulais du hamster albinos fucké violent du labo d'écologie en secondaire un.
3-Premier piercing: Les oreilles, point.
4-Premier béguin: Éric Lalonde...
5-Premier CD: Premier premier microsillon: Nathalie Simard et la danse des canards. Premier disque que je me suis fait consciemment acheter: les New Kids on The Block.
6-Premier amour : Le même Éric.
7-Première peluche : Biscuit, un ourson que j'ai encore, tout aplati et pelé, mais dont je ne pouvais et ne peux toujours pas me séparer (devinez ce que j'écoutais à 2 ans quand je l'ai eu et que je l'ai nommé?).
8-Premier chum officiel: Eeeuuuhhhhhhhh... on passe à un autre appel.
9-Premier baiser: David.
10-Première baise: Eeeeuuuh... il n'y a pas de service au numéro que vous avez composé!!!

NEUF DERNIERS:
1-Dernière boisson alcoolisée: Sangria, cet été.
2-Dernier trajet en voiture: Communauto pour faire des courses et pratiquer, il y a deux semaines.
3-Dernière conversation téléphonique: Aujourd'hui, avec ma répartitrice.
4-Dernier CD écouté: Linkin Park, Minute to MIdnight.
5-Dernier bain de bulles: Il y a... 2-3 semaines.
6-Dernières larmes: Il y a une semaine et demie...
7-Dernier baiser: Ataboy, plus qu'un an, depuis régime sec.
8-Derniers jurons: ho, il doit pas y avoir longtemps, j'ai pris la mauvaise habitude depuis le cégep.
9-Dernière poursuite automobile: Jamais, sauf dans les films.

HUIT ''AS-TU DÉJÀ'':
1-As-tu déjà donné un rendez-vous [galant] à un de tes meilleurs amis? Ho là là... oui, mais dans le compliqué de la chose.
2-As-tu déjà été arrêté?: Non!
3-As-tu déjà passé à la télé?: Je ne me rappelle plus si j'y ai passé, mais j'étais dans les supporteurs de mon école, en 5e année, quand on nous avait inscrits à Double Défi (qui se rappelle de ça?).
4-As-tu déjà embrassé quelqu’un et regretté ensuite? Pas encore.
5-As-tu déjà fait un rêve érotique à propos de quelqu’un que tu connais?: Yessss, et des fois, ça surprend de voir qui s'y retrouve!
6-As-tu déjà ''foxé''l’école et été pris? Foxé oui et non, si on considère que partir à la pause d'un cour à l'Université ou que en manquer un ou deux au cégep pour des assemblées générales étudiantes qui en finissent plus de finir l'est ou non. Jamais fait prendre (anyway, par qui?)!
7-As-tu déjà été dans une bagarre? Jamais, une ange.
8-As-tu déjà nagé avec les dauphins? J'aimerais bien, j'ai adoré la Grenouille et la baleine!

SEPT CHOSES QUE TU PORTES EN CE MOMENT:
1- Chandail noir
2- Jeans noir ou bleu nuit ben noire, je ne sais plus.
3- Ptites culotes. Hey, faites-moi donc une phrase avec Édith Buthler? Quand j'mÉdith, j'garde mÉdith culotes pis j'écoute du Médith Butler! (F. Pérusse)
4- Ptits bas noirs
5- Poche de thé (compresse pour guérir un orgelet naissant)
6- Montre
7- Lunettes

SIX CHOSES QUE TU AS FAITES HIER:
1- J’ai enseigné
2- Me suis couché tôt.
3- J'ai lu des blogues.
4- J'ai écouté Dr House
5- J'ai pesté contre la bureaucratie de la commission scolaire
6- J’ai appelé ma collègue pour lui annoncer que j'avais mes 5 ans d'expérience et qu'on pourrait recevoir une stagiaire à deux, à parts égales (YYYYEEESS!!!!!! Ma première stagiaire!!!)

CINQ DERNIERS ACHATS:
1- Un lait au chocolat
2- Un réabonnement à mon centre d'entraînement.
3- Un café et un bon beigne fourré au citron chez Ti-Mottons
4- De la peinture mélamine pour mon appart (merle d'Amérique et émail de cobalt de Sico).
5- Du stock pour décaper et revernir mon set de cuisine des années 60 (il va être beau!!!).

QUATRE PERSONNES À QUI TU PEUX DIRE [PRESQUE] TOUT:
1- Jessica
2- Céline
3- Mon père
4- Une collègue

TROIS CHOIX:
1- Manger ou boire? Manger
2- Froid ou chaud? Froid
3- Petit ou gros? Tout dépend de quoi on parle... gniark!

DEUX CHOSES À FAIRE AVANT DE MOURIR:
1- Trouver quelqu'un au numéro que j'ai composé tantôt.
2- Aller aux Pays-Bas

UN REGRET:
1- Ne pas avoir sauté sur l'occasion quand elle s'est présentée.