30 janvier 2007

Victime de mon succès

Hey oui!!

Je suis victime de mon succès. Trop populaire et efficace!

On s'arrache ma personne... c'est juste pour dire que je n'y laisse pas ma petite culotte! Si ça arrivait, j'en serais traumatisée, déjà que le jour de mon anniversaire quand j'étais moi-même en maternelle, j'avais oublié d'en mettre tellement j'avais hâte de montrer à mon papa ma belle nouvelle robe "rouze"!

Bon, trève de secrets honteux... j'ai encore mes vêtements et je suis en un morceau. Soyons sérieuse! Il y a tellement un manque flagrant de bons ou suffisamment bons suppléants que les excellentes comme moi(OUCH, fait mal une bretelle! Pis arrête de te vanter, tu vas frapper ton Waterloo!!!) se font demander de toute part. Et là... dilemme... est-ce que j'assure le suivi pour les classes comme celles où j'ai essayé les contrats la semaine passée (qui ont encore eu leur effet aujourd'hui) pour 2 jours, pauvres enfants qui n'ont toujours pas de suppléant fixe, où je vais à mon école d'appartenance?

Je dois choisir selon mon éthique et selon "l'ordre" d'arrivée des demandes. La semaine passée, j'ai fait la classe aux contrats deux jours même si on me demandait à mon école, car la demande a été faite avant et que mon éthique me le commandait. Par contre... cette semaine, mon éthique est un peu à l'épreuve. En fait, aujourd'hui je ne devais pas être dans cette classe, mais dans la voisine. Or, la direction est venue me voir, air piteux, pour me demander d'aller dans l'autre, car la classe où j'avais été appelée était plus à même de supporter un RU. Ça ne me dérange pas du tout, je les tiens ces petits, et ça fonctionne avec moi. Aux dires des profs, je suis la seule qui les a.

Ils m'ont redemandé pour demain, sauf que depuis la semaine passée je sais que j'ai été demandée dans mon école. Les bonzes de la suppléance ne veulent plus le confirmer, mais quand je le sais d'avance... je reste fidèle. Alors... bye bye les petits d'aujourd'hui. Bref, mon coeur balance, entre cette partie de mon professionnalisme qui me dit d'être fidèle à mon école et cette autre partie de mon professionnalisme qui en d'autres circonstances m'aurait fait rester avec la classe d'aujourd'hui. Par chance, toutes les parties impliquées comprennent (même si elles aimeraient 100 fois mieux m'avoir) les décisions et dilemmes. Faut dire que ni la fâcheuse manie et décision des bonzes du bureau de la suppléance, qui ne veulent plus fonctionner en bookant les gens d'avance et fonctionnent à la dernière minute, ni le manque de suppléants ne nous aident pas (élèves, écoles et moi-même).

Sinon bien... ça fait un vrai beau velours de me faire demander à ce point! Et surtout... j'ai pu faire un beau doigt d'honneur à la maître associée qui m'avait callée dans mon stage de 4e année (elle n'avait pas pu avoir les vacances qu'elle espérait, je vous expliquerai), en visant bien géographiquement la place où elle continue je crois d'enseigner (ou sévir avec les stagiaires, car j'ai su ensuite ce qui s'était passé avec d'autres). I AM THE BEEESSSSSSSSSST sti! :D

29 janvier 2007

Je suis en amour...

... avec l'oeuvre de Botero.

Je connaissais de nom, une peu de réputation, mais je n'avais jamais vu.

...

C'est tellement.... beau!!!

C'est tellement... moi!!!

Faute d'avoir une vraie sculpture ou un vrai tableau... croyez-moi que je vais chercher à avoir des reproductions!

24 janvier 2007

Vive les contrats! Vive le support!

Le contrat

Nenon, je ne parle pas du contrat me liant à la commission scolaire. Ça... disons seulement que j'ai la chance d'être bien renseignée sinon je me ferais fourvoyer assez solide.

Je parle plutôt d'un moyen que j'utilise pour plus ou moins momentanément obtenir le comportement voulu d'un élève. En fait, c'est un moyen que j'ai utilisé 2 fois aujourd'hui, dans une classe où je vais souvent et où j'étais, depuis 2 jours, au grand bonheur de l'équipe-école qui aurait voulu me garder (j'ai eu de très beaux compliments et je m'en tape la bedaine de fierté hihi), en attendant qu'une suppléance à long terme soit trouver (départ maladie indéterminé).

J'ai fait deux contrats avec deux élèves. Petit bout de papier, où sont inscrites les choses que j'attends de lui dans la journée. Dans le premier cas, l'élève est une victime oui de quolibets et autres (il est bien dodu, porte des lunettes, a un air baveux de viens me frapper et il a un nom qui peut être apparenté à un mot de la faune québécoise en un mauvais jeu de mot), mais il se complaît et recherche aussi le rôle de victime et souffre-douleur. Il commente les faits des autres, vient se plaindre à tout bout de champ quand on voit qu'il est allé titiller et picosser l'autre ouvertement. Bref... excusez-la, mais... ça tape sur les nerfs de toujours régler ses conflits ou les conflits qu'il a causés.

Sur son contrat, j'ai écrit "Je m'engage à éviter d'aller achaler les autres, à éviter les commentaires aux autres et à éviter de leur répondre" ou quelque chose du genre. Je lui ai présenté ça à lui seul, à mon bureau, le matin. Il a signé. J'ai ensuite tourner le papier et j'ai inscrit: "En retour, Madame Dobby s'engage à t'aider dans les conflits" ou environ. Bref, je lui ai dit que j,allais l'aider pour les vraies affaires que je ne le laisserais pas tomber. Il m'a dit ce qu'il allait faire pour respecter son contrat.

Toute la journée, je n,ai eu qu'à le nommer et à dire "Contrat" quand il allait commencer à picosser ses "tortionnaires" et quand il ne se mêlait pas de ses affaires. Vlan, il s'assoyait, "ah oui c'est vrai". Plus un mot!!! Yeeeeeeeeessss... Contente de mon coup! Ce n'est pas une grande avancée dans les techniques d'enseignement, d'autres y ont pensé avant moi là. Sauf que... ça a beaucoup aidé à calmer les autres aussi et j'en suis très contente. Je ne sais pas combien de temps ça aurait pu tenir.

Le deuxième contrat contenait plus de chose, du genre rester à sa place, garder le silence et lever la main, faire le travail demandé, etc. Il y avait plus de choses, car disons qu'il a pas mal d'affaires à surveiller. Ça a aidé lui aussi, surtout que deux fois j'ai dû briser le contrat... et ça l'a calmé. En effet, en retour de son bon comportement je le gardais en classe et lui permettais d'apprendre. Il a été confus sur la deuxième partie, ça l'a interpellé un peu tout en le questionnant. En le sortant, il savait ce qui se passait. Et revenait quand il voulait travailler. Bon ça a été moins efficace dans son cas, mais c'était mieux que la veille.

J'ai pensé en écrivant ce billet... et si j'avais plutôt mis une récompense "en retour"? Ouais, c'est une idée que je me suis dit. Je ne viens d'y penser que pour la simple et bonne raison que je ne suis pas très "récompense", enfin je veux dire récompense monétaire ou "bonbon". Je suis plus sur l'honneur, ou sur quelque chose qui donne de l'attention ou des privilèges. Peut-être que si j'avais pu rester avec cette classe pour plusieurs jours encore, j'aurais pensé à une récompense du genre privilège ou à quelque chose de plus tangible dans le 2e cas (il est du genre monnayable, malheureusement). Ça aurait été facilement réalisable, car la direction est très participative et supportante.


Le support

Parlons-en du support. Je suis aux anges quand la direction est assez supportante pour me dire, quand je lui ai dit que 4 élèves ont des travaux à terminer à la maison et que 3 d'entre eux ont aussi un mot aux parents à faire signer, car cela n'avait pas été signé la veille lors de l'écriture (et que les comportements ne ce sont pas améliorés, tiens tiens, mais que l'appel possible aux parents fait peur...), de lui donner la liste, et ce, devant les élèves, qu'elle s'en occupera demain.

Les élèves savent à qui ils ont affaire. Un regard suffit. Jamais rien qui vient à l'encontre d'une intervention de ma part, mais plutôt en support. Classe difficile, mais dans ces conditions je retourne m'importe quand!

Des directions en or comme ça, à date, j'en ai 3 en tête. Sur une vingtaine d'écoles visitées. 15%, pas beaucoup han. Les autres sont soit nuisibles et d,aucune efficacité (3-4 environ), certaines se foutent un peu de ce qui se passe avec un suppléant (3-4), et le reste navigue entre le support et le laisser-aller. Ces dernières sont déjà mieux que rien, mais bon.

Allez, je m'en vais me coucher, assez divagué!. Au plaisir de vous lire!

19 janvier 2007

Les dinosaures!

Hiver: Yoooooooupppppi de la neige pour mes sciences!!!

Hier j'ai fait mes sciences avec les élèves, selon la vraie de vraie démarche scientifique (abrégée là on s'entend). L'an passé, ça a été une vraie farce. À chaque jeudi et vendredi où je prévoyais faire mes sciences (qu'arrivera-t-il à un verre de neige dans la classe, dans le frigo et dans le congélateur?), bang le mardi ou le mercredi il pleuvait, où il y avait un redoux, ou d'autres trucs qui m'empêchaient de les faire pendant notre thème de l'hiver. Finalement pu finir par y arriver avant le mois de juin. Cette année, je ne l'avais pas prévu et mercredi j'ai profité de ma présence à l'école pour arranger mes flûtes et prendre mère Nature d'avance.

Cette année, devinez quelle est la thématique du mois de janvier, après cette très courte incartade du côté du thème de l'hiver qui a pris le bord dans l'horaire de l'année à cause du "pas d'hiver" qu'on avait?

Les gros lézards méchants!!!

J'aime ça embarquer dans ces trucs-là. J'aime surtout monter les ateliers, trouver des idées qui les intéresseront, trouver des livres et des histoires, aborder des connaissances.

Donc voilà; si jamais je chante "Les dinosaures, dinosaures/ Les dinosaures, dinosaures/ Les dinosaures, dinosaures/ Moi j'connais les dinosaures!"... ben... étonnez-vous pas.

Changement de sujet. J'ai eu tout un sourire hier. La raison? Mon Ti-Prout. Il découvre l'ordinateur. Rien de bien anormal, plusieurs enfants dans la classe n'ont pas d'ordi à la maison ou n'ont pas le droit d'y toucher. C'est correct. La différence entre eux et mon ti-Prout c'est qu'ils ont vu pleuvoir; ils ont été assez stimulés ailleurs et sur d'autres sujets pour que l'émerveillement soit normal, qu'ils découvrent et soient contents d'apprendre. Mon Ti-Prout, lui, c'est différent: on dirait qu'il vient de décrocher la lune en réalisant que c'est sa main qui, en bougeant la souris ou en pesant sur les touches, fait apparaître les nombres de 1 à 20 à l'écran. Le sourire de cet enfant... wow et ouf en même temps!!! Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver ça beau, et de sourire de voir la lune dans ses yeux.

Ça a rattrapé le reste, ses difficultés conceptuelles, son incapacité à reconnaître les chiffres et tout. Je lui ai donné du "tutorat" pour l'activité; enseignement par les pairs, j'ai deux fillettes qui se battent pour l'aider sans faire pour lui. Au moins ça, pauvre chou. J'ai fait une sorte de portrait sociologique (demander à chaque élève les 2 personnes avec qui il voudrait être pour les ateliers et idem pour ceux avec qui ils ne veulent pas être). Constatation: Ti-Prout est rejeté ouvertement par le tiers des élèves, et aucun ne l'a nommé dans ses choix positifs. Et la maman continue d'angoisser (elle ne sait pas ça et il ne faudrait pas qu'elle le sache, en tout cas pas raide comme ça), mais ne retourne aucune des offres d'aide. Grrrr.

16 janvier 2007

Aaaaah la belle semaine

Je suis à la meeezon!!!

Non non, pas ma maison, mais mon école maison, mon école à moi toute seule. Je remplace trois jours dans une classe, avec des petits que je connais, que je vois apprendre comme des assoiffés et grandir depuis la dernière fois que je les ai vus (l'an passé), dans les bébelles d'une prof que je connais depuis longtemps. La belle vie quoi, pas peur de déranger, pas peur de toucher à quelque chose de pas correct. Je sais où je m'en vais. La belle vie quoi! J'ai même demandé à mes autres collègues des autres niveaux, qui veulent prendre une journée because les yeux cernés jusque là (vive les classes de 30 avec je ne sais trop combine de cotes pas comptées ou pas officielles) de se planifier leurs journées de maladie la semaine prochaine pour me donner une autre semaine à la mezzon.

Toujours spécial de revoir de mes anciens, ou des élèves que j'ai déjà vus. Je revois les élèves de telle classe d'accueil dispersés dans toutes les écoles du coin, je revois les élèves d'un remplacement, que ce soit de deux mois ou un an; certains sont déjà rendus en 6e année! Et je les avais en maternelle... Hallucinant comme le temps passe vite, me semble que c'était hier!

Autre avantage ( ou désavantage c'est selon): je peux faire mon 2e quart de travail direct à l'école après mon remplacement. Je descends dans la classe de mes ti-pous, je fais mes trucs, je planifie avec ma collègue le prochain thème (vive les gros dinos!!!), je fais mon matériel. Désavantage? Ouais ben... avantage pour l'avancement de la classe évidemment, mais côté temps, j'en donne plus que mes deux heures de TNP. Folle je suis, travailler en double. Bof, je travaillerais tout autant jeudi et vendredi, alors avantage de pas tout faire en même temps.

Bon, au dodo, si je veux pouvoir faire mes 2e quarts sans bâiller!

13 janvier 2007

Eh bin... voilà...

Jeeeee suiiiiiiis MALAAAADEEEEEUUUUUUHHHH
Complètement
MALAADEEEEUUUUUUUHH!!!!!!


... une semaine après le retour au boulot. Clap clap clap, félicitorchon. Fièvre vendredi pendant tout l'après-midi, mes élèves ont été super fin par contre surtout que je devais ramer beaucoup pour faire mes ateliers d'ordi (je suis en train de leur montrer à utiliser Word, alors c'est un accompagnement de tout instant pour plusieurs!).

Tout ça pour dire que, fièvre hier, fièvre aujourd'hui, gorge douloureuse.

Coudon il y en a combien des variantes de ce virus là?!?!?!

10 janvier 2007

De tout et de rien, étoiles en vrac

Je n'ai pas de sujet précis. Alors... 3...2...1... GO!

  • Qu'est-ce que j'adore m'entraîner... Il y a des jours où je pourrais y aller à reculons et que ça me tente moins; entre ça et la douceur d'un sofa où on s'évache, le choix serait facile. Sauf que... voilà... finalement, on se sent bien à s'entraîner, à faire près de 9 miles de vélo stationnaire en 30 minutes (wah ça va être trippant cet été!!!) et à avoir fait avant 60 minutes de poids et autres appareils sanguinaires. OUaip, je me sens bien. La fatigue de la journée s'est évacuée ailleurs, et là j'ai une autre sorte de fatigue. Mais surtout... ça paraît (légèrement, mais ça paraît!!!) sur le tour de taille, et sur la forme que j'ai. 4 étages à monter? Pas de problème!!! Dobby va vous faire ça sans trop s'essouffler 12 fois dans la journée, pis elle ne le sentira même pas.


  • Les classes combinées. J'en ai remplacé cette semaine. Combinée 3e-4e, ça va. 5e et 5e aussi. Ils ont une "certaine" maturité ou à tout le moins un minimum d'autonomie. Mais 1re-2e. Je lève mon chapeau bien haut et sur le bout des pieds à la prof, elle l'a l'affaire. Les 1res ont besoin de tout plein d'attention, ils ne sont pas si autonome que ça pour tant d'apprentissages. Et 2e, bien plus autonomes, mais pas encore assez pour rouler complètement tout seuls. Ce qui fait que.. pendant que je m'occupais d'une partie de la classe, l'autre finissait toujours par se désorganiser ou avoir besoin de quelques trucs pour comprendre. Bref... me semble que j'aurais lâché un cri viscéral pour ensuite aller m'accroupir sous une table en suçant mon pouce. M'enfin, pas pour de vrai, mais c'était mon sentiment intérieur. Faut dire que la prof est tellement très organisée que c'est quasiment impossible d'entrer dans cette routine, alors tous les ptits pépins qu'elle n'aurait pas m'arrivent. Et, aussi, je crois fermement qu'elle a développé depuis septembre certains clones de ses membres et organes d'enseignement: 4 bouches, 6 paires d'oreilles, 4 bras et 2-3 têtes de surplus!


  • Le sommeil... dur à reprendre mes habitudes de sommeil. Franchement dur. J'ai encore le beat des vacances. Et je baille, pas aux corneilles cependant. Je viens d'apprendre grâce à Antidote qu'on ne "baille" pas aux corneilles, mais qu'on "baye" aux corneilles. Cela veut dire "perdre son temps en regardant en l’air, bouche bée; avoir la bouche ouverte." Je ne regardais pas en l'air, je ne perds pas mon temps, mais j'ai la bouche ouverte. Un sur trois, pas assez pour mériter l'expression! Faut vraiment être fatiguée pour déblatérer un paragraphe complet là-dessus! Baaaaaiiiiiiillllle!


  • New York ne prend PAS de trait d'union. Dans une annonce de Michel Lauzière à la télé (celui qui invente plein de gogosses et d'instruments à partir de n'importe quoi), on voit un grrroooooos NEW-YORK apparaître entre Paris et MOntréal ou je ne sais plus quelles villes. Je dis ça à ma mère qui me dit, bien oui, c'est comme Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Je lui dis non, le trait d'union est une règle de français lorsqu'un nom de lieu est composé de plusieurs parties. Mais, pas sûre de mon affaire, je suis allée vérifier dnas mon Larousse côté droit des pages roses. Et chanceuse la fille: tombée directement sur une page avec une carte de l'Amérique du Nord en ouvrant. SCHLAK hihi. Et j'avions raisin!!!!!! Si j'en parle, c'est que c'est une faute assez courante, et de voir cette faute à la télé, bien, ça me les scie un ptit peu. Alors, rappelez-vous chers lecteurs: New York est anglais, et un nom propre, alors il reste comme à son origine. (surtout qu'il n'a pas d'équivalent français).


  • J'aime voir qu'on me désire pour mes talents de suppléantes... bon j'ai hâte que ce soit pour mon corps, mais bon ça va venir un jour! Et j'aime encore mieux voir que, effectivement ils ont raison de me vénérer. Ce n'est pas très gentil pour les suppléants concernés, mais quand je vois que j'ai le contrôle d'une classe comparativement à ce que je vois lorsqu'ils sont avec une autre suppléante pourtant supposé de faire la route depuis un bout... fierté mal placée! Et ici, je le dis tout de suite, quand il s'agit de suppléants à leurs premières armes, je ne compare jamais, ni quand moi-même j'ai trouvé la classe affreuse. Dans ces temps-là, je compatis à cent milles à l'heure! Mais sinon... méchante Dobby! Péché d'orgueil!!!


  • Un ours qui tousse en suçant son pouce.
    Un écureuil qui m'fait un clin d'oeil
    Une marmotte qui ferme la porte!

    07 janvier 2007

    Les ptits bonheurs

    Il me reste un peu plus que 24 heures avant le retour au boulot. Une chance, je retourne en pédagogique! Le temps qu'il faut pour planifier avec ma collègue, ramasser les décorations de Noël, faire le ménage de ce qui a été laissé en plan because trop pressée de partir. Qui a dit que les pédagogiques ne servaient à rien... soupir.

    Et maintenant, comme promis, je copie Unautreprof avec sa liste des petits bonheurs. La voici :)

    • Trouver ENFIN des jeans taille forte 24-26 qui ne sons PAS taille basse. Oui les amis, ça a l'air qu'il faudrait que je réussise à porter élégamment, malgré mes "quelques" kilos en trop, quelque chose qui m'arrive sur le bord de la ... et me fait la craque du déménageur même debout, parce que c'est la mode et qu'il n'y a quasiment rien que ça 98% du temps que je gagasine. Alors, quand je trouve le jeans rêvé, à 25$ au surplus chez Walmarde(comparé aux 50$ de chez Pennington)... j'en prends 4!!!!
    • Taquiner mon père
    • Me faire dire que je suis belle, que j'ai de belles rondeurs, que.. bref, vous voyez le genre!
    • Me faire dire que mon prénom est beau et original
    • Me faire dire que je fais du bon boulot, que la classe a jamais été aussi calme (des fois, je me demande qu'est-ce que ça doit être quand ce ne l'est pas), me faire dire qu'on est content de me voir arriver.
    • Un gros câlin de mes élèves lorsqu'ils partent dîner ou en quittant à la fin de la journée
    • Chanter, juste chanter pour chanter.
    • Mettre plein de cd de musique (de Grégory Charles et Pierre Lapointe à Jamiroquai en passant par System of A down, Nickelback et Linkin Park) en pédago pour travailler en dansant, chantant, trashant, name it.
    • Avoir les larmes aux yeux tellement le spectacle de fin d'année est ... tellement les enfants qui font le "pestacle" sont... (snif) !!!!!
    • Aller voir un film, qu'il soit fort en messages, léger, divertissant, magnifiquement fait, bien ficelé, etc. Idéalement en bonne compagnie, mais bon... Et étonnamment, même en très bonne compagnie je me rappelle tout le film.
    • Lire un Harry Potter qui vient tout juste de sortir sur les tablettes, et lire compulsivement... surtout si mon père est allé le chercher et qu'il revient tard avec, genre 23h, et que je le lis jusqu'à 1h du matin, que je travaille le lendemain, et que ',amène le livre le lendemain pour faire pour UN dîner dans l'année mon antisociale (qu'est-ce que mes collègues ont ri!) en restant avec mon lunch dans ma classe pour continuer ma lecture... et finir les 900 pages en 3 jours! Yeaaaaah baby!!!
    • Lire tout court, confortablement installée.
    • Terminer un sudoku en moins de 10 minutes.
    • Embrasser... se coller... la tendresse de...
    • M'effoirer dans une piscine et me laisser flotter sans efforts aucun (dans ce temps-là je me félicite de mes quelques kilos en trop), les oreilles dans l'eau et les yeux fermés.
    • M'entraîner 3 fois par semaine (vive la solitude d'être dans sa bulle tout en se faisant du bien).
    • Manger une vraie bonne palette de chocolat, noir, corsé, avec différents effluves (Vive les Madagascar, les Equador et autres chocolats fins et noirs de Lindt à plus de 55% de cacao!)
    • Cuisiner et, ô grâce, réussir une recette que j'ai improvisée en consultant plusieurs recettes.

    Je crois que c'est tout.

    06 janvier 2007

    Bonbon, ti-prout et compagnie!

    Je reviens bloguer, la petite pause a été bénéfique. Eh oui, c'est vrai, ce n'est pas toujours le bonheur le temps des fêtes. Ça a été un petit peu down pour un de mes proches (en fait, le down vient d'avant, vive l'accumulation), ça a été un peu dur pour tout le monde, mais finalement, on remonte et ça va mieux.

    Donc maintenant, résumé de ma semaine avant les vacances, rapido prestone pour ne pas non plus que ça soit plate et laborieux, surtout avec le retard.

    • La dernière semaine en suppléance a été so-so. C'est normal, mais ça rentre dedans pareil. J'ai déjà vu pire, sauf que quand déjà on n'a pas le goût de se faire "pitcher" et plutôt le goût de prendre ça molo, ce n'est pas joyeux. Par contre, petit cadeau: j'ai passé un après-midi dans mon école de travail, car on n'avait rien à me donner pour ça. J'ai donc pu participer à une des grosses activités des festivités de Noël, un jeu à la grandeur de l'école, avec mes ti-pous et avec les plus vieux qui m'aiment bien (et qui aime bien déconner de manière contrôlée!)!
    • Deux dernières journées avec mes ti-pous. Excités vous dites?... À peine... J'ai réussi quand même à tout emballer et terminer pour le traditionnel cadeau aux parents, et ça, en un après-midi. Faut dire que j'avais passé les deux semaines précédentes à tout bricoler dans mes deux jours (je suis folle... folle à lier et le pire c'est que je recommence à chaque année!!!) Le matin, c'était party pyjama à la grandeur de l'école avec film et déjeuner. Vendredi, spectacle de l'école. Pièce de théâtre profs élèves, avec incorporation des numéros des élèves (danse chant, art dramatique, musique). Vraiment génial. Mes ti-pous et ceux de l'autre classe ont fait une belle chanson d'ouverture. L'après-midi, c'était devant les parents... qui ont eu tous un aaaaaaaahh à la bouche... :)
    • Mon Ti-Prout... deux fois dans la semaine sa mère est arrivée avec 1h15 de retard. La première fois, passons (quoique...): l'excuse était qu'elle était à la clinique avec le plus jeune... mais qu'il n'y avait pas de téléphone pour avertir. Sauf que le jeudi, la deuxième fois, je ne l'ai pas trouvé drôle. Encore 1h15 passé, le petit a faim, il est souriant, mais en même temps qu'il se résoud à la situation, on voit qu'il a hâte, qu'il attend, qui veut maman... L'excuse? En train de magasiner. Déjà que j'étais pas de bonne humeur, là... j'aurais voulu péter ma coche, mais la direction d'école a fait le message à ma place (nous nous relayions auprès du petit) ce qui m'a permis de respirer. AAAAARRRGGGHHHH franchement!!! Le petit est super anxieux, toujours en train de se déprécier, insécure au coton... no wonder!!! Je veux bien croire, je comprends, maman a pas de moyens, de ressources, de manière de faire autrement, sauf que... zut! Des limites!!! Je comprends le désarroi, je l'ai vu dans la figure de la maman, qui faisait tout pour éviter de nous regarder... Quand même, je veux crier "laissez-vous aider bordel"!!!

    Et ces deux jours, plein de cadeaux de mes élèves. Des cartes, des chocolats (et d'excellents), une recette en pot (ceux qui écoutent Clodine comprendront le principe), des trucs mignons et utilitaires qui sont allés rejoindre mon trousseau de cuisine. Pas de bibelots, pas de chandelles, rien du Dollorama. Lol... oui, je sais, c'est cheap de ma part, et des fois les parents n'ont pas de moyens, et c'est correct là. J'aime les bibelots (ramasseuse!!!), mais au moins qu'ils soient mignons (et il y en a des mignons au Dollaramoune!). Et les chandelles, idem. J'aime mieux ne pas en recevoir que recevoir des gogosses qui puent. Je devrais faire comme ce prof que je connais, qui utilise une activité parue dans un ancien livre de français intitulée "Le cadeau idéal à mon prof".... et il fait passer son message gniark! "J'aime mieux rien recevoir que de recevoir des gogosses ou des affaires cheaps!". Quoique... j'aimerais mieux rien recevoir du tout point, surtout que des fois je sais combien ça coûte; déjà que les élèves soient là et m'apportent tant c'est assez... mais c'est sûr que ça fait chaud au coeur ;).

    Finalement... je n'ai pas respecté mon "ça sera pas assommant". Au diable!

    Prochain message: je copie Unautreprof avec sa liste des petits bonheurs.

    28 décembre 2006

    De retour... en janvier probablement

    Je voulais écrire, écrire sur mes deux dernières journées de bonbons à l'école, sur l'esprit de Noël, sur ce ti-pou "Prout" dont j'ai déjà parlé dont la vie me chavire, m'a chaviré justement dans ces derniers jours. Écrire aussi sur le beau Noël calme et tranquille, super simple mais pour lequel j'ai cuisiné les "plusssses meilleurs poitrinde de canard du monde entier" pour moi et mes parents, me vanter de mes cadeaux...

    Mais là, je n'ai pas envie, juste pas envie d'écrire (à part pour vous dire que je n'ai pas envie). Différents événements m'ont chamboulée dernièrement, quelqu'un dans ma famille immédiate a besoin d'aide, de support, de présence.. de je ne sias pas quoi en fait vu qu'il ne nous dit rien, qu'on découvre petit à petit... alors l'école, les réflexions sur l'enseignement et le blogue prennent un peu le bord. Vous m'excuserez ;)

    Joyeuses Fêtes à vous tous!

    08 décembre 2006

    Le plusse beau pestacle!

    J'ai été choyée ce matin...

    J'ai assisté à la plus belle représentation de théâtre de marionnettes que j'ai vu de toute ma vie. Deux enfants, dont une petite assez gênée habituellement, ont monté pendant les ateliers un petit spectacle avec les marionnettes de Noël. C'était le but, remarquez, leur donner la chance de le faire, ils adorent ça.

    Mais c'est quand j'ai vu ma petite D., qui de toute gênée est devenue à l'aise à faire évoluer sa marionnette, qui "entertainait" les autres enfants qui lui répondaient, à elle et à son copain de jeu. Ils avaient vraiment organisé leur spectacle, les répliques, les situations, géraient leur espace mieux que des étudiants au bac en éducation au cours à option "Jeu et marionnette 101". Bon d'accord, ils ont un peu copié ce que j'ai fait pour leur montrer comment ça fonctionnait la veille, mais pas grave, car c'était encore plusse mieux que moi. Version améliorée. Et ensuite, la plus belle récompense pour eux ont été les applaudissements. Et ma récompense, pour avoir couru autant pour organiser ma part d'ateliers, ça a été son sourire à D. Surtout quand je lui ai dit qu'elle avait du talent, qu'elle était bonne avec les marionnettes. Le méga sourire! Avec un gros merci et quelques sauts de joie avant de partir d'un pied léger au dîner. Wow! Ça a fait ma journée tout ça.

    Elle a du talent, vraiment. Ce sont les premiers balbutiements probablement, mais oui je suis sûre qu'elle en a. D'où vient cette certitude? De pas grand-chose: du fait que j'ai vécu, pendant quelques secondes, ce genre de moment rare où il y a un flottement dans l'air ou un rayonnement dévoilant qu'on est devant un futur phénomène. Peut-être que je me trompe, elle n'a que 6 ans, mais... non... je suis pas mal sûre de ma shot. Cosmiquement sûre hihi.

    Je vous l'ai dit, Noël c'est magique!

    03 décembre 2006

    Le Père Nouel il est magique!

    Mise en situation.

    Pour "fêter" la fin d'un mois de novembre on ne peut plus sombre, j'ai commencé à ENFIN parler de Noël (je dis enfin, car j'adore cette fête et j'ai toujours hâte au 1er décembre, car c'est ZE date pour débuter la vraie de vraie féérie, capitche, pas le 31 octobre à 19h!). Bref, le 31, pour émoustiller mes ti-pous (qui étaient déjà très émoustillés par la pression atmosphérique!!!), j'ai débuté une carte d'exploration (on écrit sur la feuille toutes les idées qui sortes en rapport avec Noël).

    On en vient finalement au lien Père Noël et cheminée. Je demande aux enfants ce que le Père Noël devra faire s'il n'y a pas de cheminée.

    -Élève Je-sais-tout: Ben il va passer par la porte! (air de dire ben là tout le monde sait ça!)

    -Élève imaginative: NON!

    -Moi: Han? Comment non?

    -Élève imaginative: Ben, il fait de la magie pour entrer où il veut et faire ce qu'il veut faire!

    -Moi: Aaah... c'est une option. La cheminée, la porte ou la magie (remarquez ici la tentative de corroborer toutes les versions explicatives de tous les parents de ma classe).

    - Élève membre des sceptiques du Québec: Ben là, ben non ça se peut pas.

    - Moi: Ben, non ça pourrait être possible. Écoute, à la largeur qu'il a de fesses... (me montrant en exemple), tsé, faut bien qu'il fasse quelque chose, surtout si la cheminée est pas plus grosse que ça. Non.. moi je dis que ya qqch qu'il fait. Ou bien il est fait en caoutchouc et il peut s'étirer pour pouvoir passer...

    - Élève membre des sceptiques du Québec: ...

    -Élève Blondinet: Regard l'air de dire je suis crampé intérieurement...


    J'adore rentrer là-dedans avec les enfants, n'en déplaise à bien des psys de cette terre.

    Les enfants sont rendus trop terre-à-terre justement à cause de vous zautres.

    Laissez-les rêver et croire en quelque chose. Bientôt, ils ne croiront plus en grand-chose, sauf en eux si on leur en laisse la chance. Et je me dis, comment croire en nous quand on n'a pas pu croire à bien d'autres choses comme étant des possibilités.

    Food for thoughts!

    29 novembre 2006

    Vais m'essayer...

    Bon, ya du monde qui s'en ennuie, et moi-même je m'ennuie de mon modèle tout de lune vêtu.

    Donc, la prochaine affaire que j'essaie de faire, ça va être de personnaliser mon template en jouant avec un des templates ben simple de Blogger. J'ai mon ancien template en main... vais m'arranger pour retrouver ttttooooouuuuuuuuuus les trucs visuels.

    C'est kiiissski va gagner????

    MOUAH!

    23 novembre 2006

    Bulletins et larmes

    La remise des bulletins de cette semaine est enfin passée. Wah... 13 heures en ligne. Une chance que ce n'est pas à tous les mois les bulletins.

    Une chance aussi que je partage le poste, car comme ça la collègue que je remplace a écrit une partie des bulletins et moi l'autre. Pour la soirée de rencontre, on a travaillé les deux ensembles. mais à la fin, pour simplifier les choses pour certains, on a rencontré séparément 3-4 parents.

    Bilan de cette rencontre? Du soulagement pour certains qui appréhendaient pour diverses raisons cette première année de scolarité, pour d'autres de la frustration (bien quoi, les enfants n'apprennent rien au préscolaire, on devrait mettre leur enfant en première année, on ne devrait pas avoir à vouvoyer à l'école, alouette!).

    Mais ce qui m'a le plus touché, et pourtant j'en ai vu des gens démunis, j'ai travaillé dans des milieux défavorisés.... Une maman monoparentale qui comme on dit varge dans le tas, mais qui n'a pas les moyens ni humains ni intellectuels ni monétaires d'aider son ti-pous à aller plus loin, à aller chercher tous ces acquis qu'il n'a pas et qui lui manquent pour pouvoir ne serait-ce que suivre les autres. Elle est à bout, avec ses enfants, elle trouve ça difficile, elle sait qu'elle a besoin d'aide, mais... l'idée d'aller la demander est insoutenable pour elle, c'est un gros dilemme. Elle sait qu'elle en a besoin, sauf qu'elle a probablement peur d'être jugée, bien qu'hier nous ayons tout fait justement pour ne pas le faire en passant par le peu de désir qu'elle a déjà exprimés. Faut dire qu'elle a aussi peur de se dévoiler, une pudeur qui fait qu'elle est réticente à se montrer. Quand elle échappe une information sur un pan de sa vie, on voit qu'elle voudrait la ravaler, alors imaginez hier elle devait se dire qu'elle aurait dû se la fermer. Bref, elle demande, mais quand on offre ouf, dur dur.

    Et l'émotion qui va avec tout ça est sortie hier, calmement, silencieusement. Alors qu'on lui parlait de son enfant, un enfant merveilleux, battant, souriant et agréable, mais qui se retrouve souvent au tapis sans le bon équipement pour faire face à la vie. Une chose est sûre, elle l'aime son fils. Ma description est à des kilomètres de ce que j'ai vu dans ses yeux hier, de l'amour au découragement, de la force à la fragilité. Une chose par contre que je peux dire sans problème: depuis hier, je crois sincèrement que les larmes silencieuses sont les plus crève-coeur et les plus criantes, les plus vibrantes de vérités. Surtout lorsqu'elles sortent toutes seules malgré nos deux mains dans les yeux...

    18 novembre 2006

    Aaaatcchh.....beurk!

    Laissez-moi vous parler d'un des avantages du travail d'enseignante.

    Les microbes
    Les virus.
    Les bactéries.
    Toutes les bebites microscopiques qui nous collent à la peau dès qu'on passe le pas de la porte.

    Je les imagine très bien ces bestioles, attendant sur le bord de la porte.
    "Regardez les boys!!! Un prof!!! Ça va nous changer des p'tits morveux!!! Hooooooooo les gars on a frappé le gros lot!!!!! C'est une suppléante, toute neuve et toute naïve, et en plus, toute jeune dans sa carrière. On va faire le paaaarrrrtttyyyyyy!! À l'aaaaatttaaaaaaaaaaque!!!!!"

    M'enfin, j'exagère un peu, mais c'est à peu près le topo. On dirait que ça nous saute dessus dès qu'on met le pied dans une école. BANG on est malade. Bon d'accord, je généralise peut-être, mais ça s'applique au moins à mon cas.

    Selon une amie, prof à la retraite, qui y a goûté pas pire au début de sa carrière, j'en aurais pour 5-6 ans avant de pouvoir être immunisée. Et il semble bien que le risque décuple selon le nombre d'écoles visitées. Depuis le début de l'année, j'ai enfilé rhume, sinusite, rhume pour en être rendue à la gastro. Et la gastro, je sais que je l'ai choppé à l'école où j'étais mardi, car il y en avait eu des tonnes de cas la veille (pauvre concierge...). Malheur... quand je pogne une gastro... je la pogne très solide.

    Non mais j'ai-ti hâte d'être immunisée. J'hais ça être malade. Mais surtout j'hais ça m'absenter, ça tombe toujours au mauvais moment. En plus, avec la situation actuelle, quand la suppléante s'absente ça va mal. Il n'y a personne pour remplacer la suppléante, alors mes ti-pous ont eu la ronde des RU (remplacement d'urgence). Une chance que mes collègues sont géniaux par contre, alors je sais que ça a bien été.

    En tout cas, je vais penser positif. Au moins, j'ai eu la marmicelle (avec complications) quand j'avais 11 ans, et la scarlatine version adulte alors que je faisais mon deuxième stage. Me reste donc moins de maladies infectieuses à attraper, plus les 52000 versions du rhume et de la gastro. Mon système immunitaire va être top shape.

    Sur ce, je vous laisse pour mieux avoir mal en éternuant ma fin de rhume. Ouais, une gastro ça me fait pas, j'ai mal partout à force de... bah je vous épargne les détails ;) Mais c'est violent dans mon cas.

    Bon restant de fin de semaine!

    08 novembre 2006

    Vive la pouésie!!!

    Voici un pouème (appelons ça comme ça, je n'ai pas la prétention de faire des poèmes hihi) que j'ai eu la chance de "cogiter" dernièrement. Beaucoup d'inspiration disons!
    Voici l'oeuvre


    Au yâble les enfants, perdons pas d'argent!!!

    D'une classe barouettée
    D'un suppléant à l'autre au gré des journées
    L'histoire laissez-moi donc vous raconter!
    Certes, il y a une grave pénurie de suppléants qui a été créée,
    Pauvres enfants qui doivent en écoper!

    Mais de cette question il ne sera pas (ou presque pas) traité
    Car contre cela il est difficile de lutter
    Surtout que d'un autre problème complexe cette pénurie a été héritée.
    Non, il sera plutôt ici traité
    Des gens de bonne volonté.

    Alors que depuis les jours derniers,
    Des élèves avaient vu arriver
    Un suppléant pour la semaine suivante prêt à rester
    Malgré qu'ils l'avaient un peu terrorisé
    Voilà que d'un coup ils ont dû se taper
    Un autre visage peu familier.
    Un énième suppléant qui leur casserait les pieds.

    En effet, quelque part il avait été décidé
    Que nul suppléant contractuellement lié
    Ne saurait être à rien faire payé
    Aussi coût(e) que coûte fallait-il le placer
    Comme si aux enfants il ne fallait surtout pas penser!!!

    Alors au suppléant prêt pour la semaine entière à se présenter
    Un "reste chez toi" a été dit sans hésiter.
    Au suppléant contractuel on a expliqué
    Tout simplement qu'il fallait le placer
    Et pour le tout finaliser
    Il aurait été dit à la direction qui l'a gobé
    Que le valeureux suppléant des jours passés
    Ne pouvait juste pas se présenter
    Telle journée.

    Morale de cette histoire sans moralité?
    Au diable la stabilité
    SHOW US THE MONEY!!!
    Non mais de kossé???!!!???
    Déjà qu'il y ait une pénurie de suppléants, faudrait peut-être commencer à penser
    Et le bal des suppléants arrêter
    Quand on en a la possibilité!!!

    Les enfants sont tannés...
    Bafoués...
    Barouettés...
    Mal aimés...
    Dans leur développement arrêtés

    Les parents sont écoeurés
    Ils ne savent plus à quel saint se vouer.
    Les directeurs d'écoles n'en peuvent plus de se rebeller
    Et de bord se faire virer.

    De son côté
    Un suppléant de son contrat est écoeuré
    Et à la limite il pourrait se considérer désillusionné
    Si sur les hauts placés
    D'illusions humanitaires il avait déjà été habité.
    Il a envie de sacrer et de gueuler
    "Coudon, je suis pas supposé être un boulet monétaire à placer,
    Mais plutôt être là pour enseigner et les élèves faire avancer
    Pendant que leur enseignant régulier
    A à s'absenter.
    Je ne suis pas là pour au yoyo faire jouer
    Des enfants qui ont saprément hâte de reprendre pieds
    Et qui du cash à dépenser
    Pour y arriver
    N'ont rien à glander!!!
    Bon sang quelle estime démontre-t-on de mon métier
    Si à un compte en banque à gérer
    On n'arrête pas de me comparer!!!"

    De son autre côté
    Un autre suppléant bien intentionné
    Par la situation est probablement démotivé
    Démoralisé
    Lui aussi est tanné
    De se faire jouer
    Et comme un bouche-trou se faire traiter
    Alors que lui aussi veut enseigner
    Et aux enfants son meilleur donner.
    Aussi depuis peut-être n'arrête-t-il pas de se demander
    "Mes collègues qui de commissions scolaire ont changé
    Devrais-je imiter???
    Ailleurs serais-je mieux traité?
    Ou la profession à la limite faudrait-il abandonner
    Pour ailleurs retrouver
    Ce sentiment d'une plus grande utilité???"

    La situation n'en finit plus de se complexifier
    Et avec toute cette histoire on risque d'en rajouter.
    Au diable les valeurs et ce métier.
    Au diable les personnes impliquées .
    Au diable la reconnaissance et la validité
    Pour ce si beau et humain métier.
    ALL WE WANT IS MONEY!!!

    22 octobre 2006

    Parlant de progrès...

    Les progrès des élèves depuis septembre.

    Je voulais faire un message là-dessus, mais je remettais tout le temps. Unautreprof m'y a fait repenser avec le sien sur les progrès de sa classe.

    Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais au début de l'année mon doux que je trouvais ça dur, lent, à répéter encore et encore. Eh bien, je peux commencer à crier youppi. Je vois de plus en plus d'améliorations, de positif. Comparativement à ma classe de l'an passé, ils se placent beaucoup plus rapidement dans certaines transitions. Pour certaines autres transitions par contre va falloir travailler. Mais, pour se placer et être attentif, ça va assez rapide, je suis très contente. Même mon petit qui sautait ses coches se place volontiers. Il ne pète presque plus de coche, ou en tout cas j'ai réussi à les désamorcer en l'ignorant totalement, mais là totalement au point qu'il se sent oublié... et il n'aime pas ça puisqu'au contraire il veut qu'on s'occupe de lui. OU, en déjouant ses plans en le prenant tellement au sérieux qu'il n'est plus le manipulateur, mais le manipulé... Ouch! Ça fait mal, mais c'est qui le plus finfinaud des deux? MOÂ!!! Faut être vite sur mes patins par contre, parce que il est vite le ptit mauzusse!

    Par contre, le plus grand progrès que je note, et ce n'est pas peu dire bien qu'il reste énormément de chemin pour lui à faire, c'est mon petit Pas-vite. Vous savez, celui à qui il fallait répéter 36 fois pour lui? Bon, pour plusieurs activités le rythme est encore trop rapide, mais il est capable de suivre la routine. Yé... victoire... ouf... Il a beaucoup encore à acquérir sur l'autonomie, c'est dur sur le ti-pou qui lorsque je le jette dans l'arène a un prouttt dedans sa tête. Mais ça s'en vient, même si pas fou des fois: il fait faire par les autres... doh! Côté motricité fine, bon il a développé son découpage, son coloriage, mais il lui reste à devenir habile avec un crayon à la mine et à écrire son nom. Il sait maintenant compter... m'enfin, compter c'est vite dit. Il hésite encore entre deux et trois et se rend maladroitement à quatre (avec "presque pas" de soutien du genre répéter frénétiquement le premier son dans le fond de la gorge), mais c'est déjà plus qu'en septembre où je pense qu'il ignorait même le fait qu'on pouvait compter quelque chose.

    Toutefois, le plus grand pas reste à venir: avoir confiance en lui: il dit toujours qu'il n'est pas capable, et avec l'acquisition de l'autonomie, ça interfère. Par contre, si on se met à côté de lui pour le guider et "presque pas" lui tenir la main, là ça va. Mais justement, ni moi ni l'autre prof ne pouvons lui donner tout ça, pas avec la gang. Une telle attention et suivi, c'est une denrée rare dans une classe où ya plus de 20 enfants. Et l'orthopédagogie en maternelle? Dream on! Le débat là-dessus est parfois sanglant; à force de couper, on perd des gros morceaux. Et malheureusement, ce n'est pas à la maison qu'il peut avoir l'attention et les interventions nécessaires. Mettons qu'il ne serait pas le seul à avoir besoin d'une maternelle... Une chance qu'à force d'encouragements et de mise au tapis il se relève plus fort et un petit peu fier de lui.

    Tout ça pour dire que je suis fière de mes ti-pous, que je suis contente de les voir aller, qu'ils sont mon bonbon de la semaine, qu'il y a toujours quelque chose pour les pousser et pour les faire avancer, toujours un défi à relever avec eux. Et c'est stimulant pour une prof ;). Ce qui fait que les accros qui existent encore (et qui pour certains sont des traits qui vont rester, je vous en passe un papier, watch out l'adolescence future et si je suis leur prof de 6e année je vais saigner et sans intérêts hihi).

    Demain... je ne sais pas sur quoi je vais écrire, on verra bien. Peut-être mon refus de prendre un poste permanent? Peut-être, mais me semble que je me répèterais ;) bien que pour la postérité ça laisserait une trace indélébile (et surtout une place pour quelqu'une pour me taper sur les doigts hihi).

    17 octobre 2006

    Résumé de mon colloque

    Aaaaaaaaaah le colloque.

    Outre revoir des personnes que je n'avais pas revues depuis mon passage dans leurs écoles, outre dîner avec une collègue spécialiste bien appréciée à qui j'ai raconté des histoires de peur, outre aller danser au rythme de la salsa et des autres musiques de la petite harmonie (genre big band), outre aller ramasser TOUS les salsifis de catalogue alléchants et bourrés de matériel intéressant (je bave devant les étampes, les collants, le matériel, les livres arrrrggggghhh), est-ce que j'ai obtenu ce que je voulais obtenir des ateliers et autres trucs?

    Tout d'abord, la plénière. Une introduction à toutes les définitions et manières de la culture avec un grand C: culture identitaire, culture des écoles, culture des profs, culture des médias, culture des familles, alouette. Bonne petite intro, des pistes de réflexion, belle idée d'animation avec le théâtre Parminou. Seul bémol: à la fois trop court et trop long. Trop court pour chaque partie (il y en avait tant), mais trop long justement parce que c'était chargé. Je suppose que c'était le prix à payer pour un tel survol, que ça s'étire.

    Premier atelier: Les allégories
    Moi qui adore raconter des histoires, j'ai été servie par cet atelier. Grâce à monsieur Michel Dufour, auteur de livres composés d'allégories qu'il a composées selon les thématiques à aborder, j'ai pu mieux voir comment fonctionnaient les allégories avec l'imaginaire. Ah je m'en doutais, les contes classiques sont bourrés d'allégories et de messages à l'imaginaire et à l'inconscient. Mais d'en entendre parler, de voir que moi-même je peux en composer dans le fond, ça me fait prendre encore plus conscience de cet outil et de mes choix de lecture aux enfants. Que je le veuille ou non, quand je choisis une histoire de Benjamin qui veut tout diriger, c'est que je pense à tel élève qui depuis 2-3 jours ne fait que ça et dont l'attitude tanne les autres. On ne fait que ça, des messages subtils non?

    Deuxième atelier (ou comment squatter un atelier part one): Le jeu clownesque
    Je voulais beaucoup avoir le jeu clownesque, mais on m'avait attribué un autre atelier. Qu'à cela ne tienne. Au premier atelier des gens étaient venus après avoir abandonné leur atelier, j'ai fait de même. Mais oouuf, c'était un des plus populaire le jeu clownesque. Après avoir attendu avec une gigantesque foule de non-inscrits que les inscrits se soient assis, allez on remplie la salle avec les non-inscrits. Et ça a valu la peine. On a fait les clowns, appris comment organiser le tout, et ce, rapidement et efficacement. 1h15 top chrono, expérimenté et acquis. Je vais pouvoir réutiliser ça d'une manière ou d'une autre avec mes ti-pous! Très intéressant, surtout que ça me donnera l'occasion d'utiliser mes talents en art dramatique.

    Troisième atelier (ou comment squatter un atelier part two):
    Eeeeeeeh oui... "Oups I did it again"!!! J'avais deux ateliers différents, dont un sur l'analyse syntaxique que j'avais choisi par défaut pour remplir le quatrième bloc. Il n'y avait rien qui me tentait dans ce quatrième bloc en fait, sauf une chose que je connaissais déjà par la bande (évidemment que je n'irai pas prendre un atelier sur ce que je connais déjà!). Il y avait cet atelier sur les sciences qui me tentait grandement, surtout que j'aime bien faire des sciences avec mes ti-pous. Bien m'en prit. Pendant les deux blocs, un bar des sciences s'est ouvert avec l'animateur des années lumières, Yannick Villedieu, à la radio de Radio-Canada. M'enfin, comme il dit, ce n'en était pas un à 9h du matin, et on n'avait même pas les tasses de café pour appeler ça un café. L'atelier a été très participatif (c'était le but), chacun ayant un mot à dire sur les préjugés envers la science, la place de la science en éducation, la valeur, les manières, alouette. Chacun y est allé de ses méthodes, de ses bons coups, de ses réflexions, de son avis sur ce qui cloche ou de ses idées de solutions possibles. Très formateur, ne serait-ce que pour réaliser la place de la science (pas si grande en fait, ni si privilégiée), et pour voir qu'on n'a pas besoin d'être scientifiques ou formés en sciences pour aimer ça (comme moi) et en faire. En plus, j'ai obtenu quelques références fort utiles pour des activités grâce aux invités, deux présidents d'associations faisant la promotion des sciences.

    Donc voilà le résumé de mes deux journées. Je suis pas mal contente de ce que j'y ai vu. Certaines conférences étaient on ne plus plates il paraît, et je suis contente d'y avoir échappé!!!

    Ça a fait du bien deux pédagogiques, à me lever pas trop tôt. Sauf que ce matin, j'en ai mangé une maudite, le réveil a sonné beaucoup trop tôt à mon goût. Une chance que la journée s'est extrêmement bien déroulée! Des amours! Une chance, car la madame avait les joues rougies par la fatigue et les yeux bien petits. Une chance aussi, car un début d'une semaine de 3 jours, ce n'est jamais très gagnant d'avance.

    15 octobre 2006

    17e colloque pédagogique

    Il revient en force, le Colloque de l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal, avec sa 17e édition. J'avais manqué le dernier, ayant trop de choses à préparer et à finaliser pour le dernier droit dans la classe où je faisais un remplacement.

    J'ai bien l'intention de ne pas manquer celui-ci, ne serait-ce que pour "tripper" entre enseignants, revoir de vieilles connaissances avec qui j'ai vécu diverses choses, d'anciens collègues d'université perdus de vue, ou peut-être voir sans le savoir certains fantômes (y aura-t-il un prof maudit, une autre prof, un prof malgré tout dans la salle ou d'autres collègues blogueurs???). Déjà, si je m'amuse ça sera un petit plus dans ma vie de ptite enseignante, un accroc à une routine bien-aimée, mais qui ne pourrait être aimable sans justement ce qui en casse le train-train quotidien.

    Mais par-dessus tout ça, j'espère que les plénières, les conférenciers et les exposants seront assez stimulants. Je veux sortir de là avec quelque chose de nouveau, que ce soit des idées, des espoirs, des références, alouette! J'espère, car comme dans tout colloque ou perfectionnement, il arrive qu'on frappe le pire du pire, l'inintéressant, l'inutile, le pompeux, la modestie qui n'étouffe (malheureusement) pas certains.

    J'espère donc avoir fait les bons choix et que surtout l'organisation m'aura donné parmi ces choix les plus motivants. J'ai rarement l'occasion, surtout maintenant, de pouvoir participer à de telles activités ou à des perfectionnements. Je veux pouvoir réfléchir, prendre le temps de m'arrêter sur les thèmes qui m'intéressent. Le thème général m'intéresse en fait: La culture, dans tous ses éclats (et non états comme je n'arrête pas de le dire). J'aime toucher, dans mon enseignement ou mes remplacements, à la culture artistique (musique, arts dramatiques et arts plastiques ne me font pas peur), littéraire (les langues, la communication et l'imagination, quel beau mélange!) ou scientifique; j'aime beaucoup les sciences, autant sociales que naturelles qui permettent toutes deux de comprendre ce monde qui nous entoure, la culture au sens de société et de vie quoi. Vivre par les arts, vivre par l'imagination, par l'expérience, et cultiver tout cela pour que chacun puisse y trouver une nouvelle brique à insérer dans son évolution, une petite chose qui lui donnera le goût d'aller plus loin.

    Bah allez, je vous en reparle, du bon comme du mauvais. Tiens, une idée pour le prochain billet: une critique on ne peut plus culinaire et artistique de ce qui se passera demain et mardi!

    10 octobre 2006

    J'ai payé par où j'ai pêché!

    Pardonnez-moi chers lecteurs, pour avoir osé dire que le 3e cycle de l'école-de-la-mort-qui-tue était le plussssse pire de l'école..... Ça aurait pu, mais les nouveaux classements et les déménagements ont diffusé les problèmes.

    C'était faux, la journée y a été agréable même, très agréable à part quelques p'tites gogosses. Tout s'est bien passé, je vous dis, ils s'essayaient un peu, une p'tite coche a pété amis rien comparé à ben des classes.

    Mea Culpae, Mea Maxima Culpae

    Quelle aura été ma punition?

    Eh bien, j'ai payé par où j'ai pêché... J'ai eu des pensées impures han?!?!

    Eh bien, le ballon de ballon chasseur des grands me l'a trouvée la tête! Vlan, une garnotte en pleine tête. Je savais pas que la douleur pouvait suivre l'os crânien tout le tour. Et je ne me rappelais plus qu'un élève pouvait lancer une garnotte aussi fort. C'était un accident par contre, rien de prémédité, juste que la cible s'est tassée. Les élèves étaient tout mals, m'entourant de soins. Je vous l'ai dit, super gentils :).

    Aaaaaaaaaaahhh... que de souvenirs par contre. Ça a ramené de «doux»loureux souvenir de quand j'étais moi-même dans le carré de ballon chasseur à la récréation et que le plus «tough» des élèves de ma classe me prenait comme cible préférée...

    Morale de l'histoire.

    Comme je vous disais, s'attendre au pire permet de passer une belle journée.
    Mais je vais ajouter à mon calcul les ballons à la récré des grands!