05 mars 2007

Relâche, Day One

Aaaaaahhhhhhhh... la relâche.

Que de bonheur!

Je vous avais dit que je ne parlerais pas d'enseignement, et je tiendrai promesse. Je vais essayer de vous faire un résumé de mes "folles et plates aventures" dans le merveilleux monde de la relâche.

En ce beau lundi...

J'ai pu aller m'entraîner tôt ce matin. En fait, j'avais planifié la révision de mon entraînement à 9h ce matin. Rencontre avec un mignon entraîneur, rigolo et qui a de la jasette. C'est plaisant comme matin! Révision de certains exercices, rajout d'autres, et hop à l'entraînement. Poids libres, machine, exercices et étirements au sol et cardio: une heure trente de pur bonheur. J'aime tellement ça me défoncer à plein, dans ma bulle, à m'imaginer en train de compléter, sur mon vélo, une partie du trajet Montréal Québec. Bon, fouillez-moi c'est combien de miles entre ici et là-bas, mais j'en ai roulé depuis septembre, et j'en roule encore!

Le reste de la journée, j'ai vaqué à certaines occupations et obligations. Je compte me coucher tard, pour me lever tard demain. Demain, préparation des impôts et une visite à la bibliothèque. Pas chargées les journées, faut bien prendre ça relax!

Cette semaine faut aussi que je prenne une journée pour ma couture, surtout si je veux avoir une couple de pantalons de plus pour recommencer le boulot et me "pouponner". Couture, probablement jeudi, ou dimanche, tout dépendant de l'horaire de l'Échange. Vendredi journée spéciale, samedi peut-être aussi, alors je ne peux rien prévoir ces journées-là.

Dites, on ne pourrait pas avoir une deuxième semaine de relâche?... Faudrait que j'aille en glisser un mot aux candidats des élections...

04 mars 2007

Rien à mon épreuve!

Il n'y a rien que je ne puisse faire!

La preuve, c'est que j'ai réussi à faire du mieux que je pouvais pour vous écrire de ma blanche main...





Voilà!

Pour la semaine de relâche, je continuerai à écrire, mais avec le clavier ;) , c'est de la job écrire avec une souris!!! :D J'aime vraiment ça, de plus en plus, ce journal professo-personnel.

Hasta la proximà amigos!

Tague littéraire

Pas taguée officiellement, mais fortement incitée à m'auto-taguer par Jessica :P

Dans la liste, il faut mettre en caractères gras les titres qu'on a lus, en italique ceux qu'on a l'intention de lire, raturer ceux qu'on fuit comme la peste, ajouter une croix (+) devant les livres qui se trouvent dans sa bibliothèque et un astérisque devant ceux dont on n'a jamais entendu parler.

J'ai presque peur, à regarder rapido finalement j'ai beaucoup lu mais pas nécessairement ces livres!


1. +Da Vinci Code (Dan Brown)
2. +Anges et démons (Dan Brown)
3. Orgueil et préjugés (Jane Austen)
4. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee)
5. Autant en emporte le vent (Margaret Mitchell) (commencé et pas fini)
6. +Le Seigneur des anneaux : La communauté de l'anneau (Tolkien)
7. +Le Seigneur des anneaux : Les deux tours (Tolkien)
8.+Le Seigneur des anneaux : Le retour du roi (Tolkien)
9. +ilbo le Hobbit (Tolkien)
10. Anne; La maison aux pignons verts (L.M. Montgomery)
11. +Le chardon et le tartan (Diana Gabaldon)
12. *L'équilibre du monde (Rohinton Mistry)
16. +Harry Potter à l'école des sorciers (J.K. Rowling)
15. +Harry Potter et la chambre des secrets (Rowling)
17. +Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban(Rowling)
13. +Harry Potter et la coupe de feu (Rowling)
14. +Harry Potter et l'ordre du Phénix (Rowling)
18. +Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (Rowling)
19. *Une prière pour Owen (John Irving)
20. Geisha (Arthur Golden)
21. *Un parfum de cèdre (Ann-Marie MacDonald)
22. Le fléau (Stephen King) (je déteste King)
23. Jane Eyre (Charlotte Bronte)
24. *L'attrape-coeurs (J.D. Salinger)
25. +Les quatre filles du docteur March (Louisa May Alcott)
26. *La nostalgie de l'ange (Alice Sebold)
27. Histoire de Pi (Yann Martel)
28. Le guide du voyageur galactique (Douglas Adams)
29. Les hauts du Hurlevent(Emily Bronte)
30. +Le monde de Narnia (C. S. Lewis)
31. *Les yeux dans les arbres (Barbara Kingsolver)
32. *Morrie : une leçon de vie (Mitch Albom)
33. Dune (Frank Herbert)
34. Les pages de notre amour (Nicholas Sparks)
35. *La révolte d'Atlas (Ayn Rand)
36. 1984 (Orwell)
37. Le cycle d'Avalon (Marion Zimmer Bradley)
38. *Les piliers de la terre (Ken Follett) (le titre donne envie mias je ne sais pas c'est quoi.)
39. *La puissance de l'ange (Bryce Courtenay)
40. *La puissance des vaincus(Wally Lamb)
41. *La tente rouge (Anita Diamant)
42. +L'alchimiste (Paulo Coelho)
43. Le clan de l'ours des cavernes (Jean M. Auel)
44. Les cerfs-volants de Kaboul (Khaled Hosseini)
45. *Confessions d'une accro du shopping (Sophie Kinsella)
46. *Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut (Mitch Albom)
47. +Bible (il y a de belles histoires... faut savoir les analyser par contre et ne pas tout gober évidemment!)
48. Anna Karenine (Tolstoy)
49. Guerre et paix (Tolstoy)
50. Le comte de Monte Cristo (Alexandre Dumas)
51. Les cendres d'Angela (Frank McCourt)
52. Les raisins de la colère (John Steinbeck)
53. +Des souris et des hommes (Steinbeck)
54. À l'est d'Éden (John Steinbeck)
55. *Le conte de deux cités (Dickens)
56. Les grandes espérances (Dickens)
57. *La stragégie Ender (Orson Scott Card)
58. *Gatsby le magnifique (Fitzgerald)
59. *L'ange de pierre (Margaret Laurence)
60. +Les oiseaux se cachent pour mourir (Colleen McCullough)... je l'ai lu une fois... et la 2e pour voir si... et EURK!
61. *La servante écarlate (Margaret Atwood)
62. *De toute éternité (Audrew Niffenegger)
63. Crimes et châtiments (Fyodor Dostoyevsky)
64. *La source vive (Ayn Rand)
65. *Le chant de Dolorès (Wally Lamb)
66. Entrevue avec un vampire (Anne Rice) (j'hésite... me semble que je l'ai aussi lu, pas juste vu le film)
67. *Cinquième emploi ou L'objet du scandale, selon l'édition (Robertson Davis)
68. Cents ans de solitude (Gabriel Garcia Marquez) (idéalement en espagnol)
69. L'amour au temps du choléra (Marquez)
70. Quatre filles et un jean (Ann Brashares)
71. *Catch-22 (Joseph Heller)
72. +Les Misérables (Hugo)
73. +Le petit prince (Antoine de Saint-Exupery)
74. +Le journal de Bridget Jones (Fielding)
75. Shogun (James Clavell)
76. Le patient anglais (Michael Ondaatje)
77. *La peau d'un lion (Ondaatje)
78. +Le jardin secret (Frances Hodgson Burnett)
79. *L'arbre de l'été (Guy Gavriel Kay)
80. *Une petite fille de Brooklyn (Betty Smith)
81. Le monde selon Garp (John Irving)
82. *Une divine plaisanterie (Margaret Laurence)
83. *Toile de Charlotte (E.B. White)
84. *Not Wanted On The Voyage - pas de v.f. trouvée (Timothy Findley)
85. *Rebecca (Daphne DuMaurier)
86. *La première leçon du sorcier (Terry Goodkind)
87. Emma (Jane Austen)
88. *Les garennes de Watership Down (Richard Adams)
89. *Le meilleur des mondes (Aldous Huxley)
90. *La mémoire des pierres (Carol Shields)
91. *L'aveuglement (Jose Saramago)
92. *Kane et Abel (Jeffrey Archer)
93. Sa majesté des mouches (Golding)
94. *Terre chinoise (Pearl S. Buck)
95. *Le secret des abeilles (Sue Monk Kidd)
96. La mémoire dans la peau (Ludlum)
97. Outsiders (S.E. Hinton)
98. *Laurier blanc (Janet Fitch)
99. *L'espace d'une vie (Barbara Taylor Bradford) (tu ne me donnes pas le goût Jess!)
100. La prophétie des Andes (James Redfield)
101. Ulysse (James Joyce) (je viens de regarder c'est quoi... et... je veux lire!!!... juste pour cette information: "Le roman s'achève par le monologue-fleuve de la femme de Léopold, long de 38 pages et découpé en seulement huit phrases"... Merci Wiki!)

02 mars 2007

Un semblant de À la manière de...

...Ptit Rien.

Fait cocasse d'une étoile enseignante pognée dans la neize


Faits:
J'aime la neige.

J'adore la neige.

J'adore aller jouer dans la neige avec mes élèves.

Je me suis dit que tout ça ensemble me rendait le coeur tout joyeux et plein de bonheur, et que je ne voulais pas que ça ferme.

Je me suis dit que, ben non, ça ne fermera pas, ils n'ont pas fermé la CSDM depuis des lustres!

Je me suis dit en partant ce matin, et en ne voyant aucun avis écrit à l'émission Caféine de TQS pour la CSDM, que ça allait être ouvert, surtout que 30 pauvres petits centimètres n'étaient rien aux yeux des décideurs comparativement aux 46 du 16 décembre 2005 alors qu'il avait fallu se rendre quelles qu'avaient été les conditions ou les obstacles, autant pour les élèves qui devaient marcher dans la rue et affronter la tempête que pour les profs qui affrontaient le tout (aah? les profs ne couchent pas à l'école pour être prêts quelles que soient les conditions du lendemain?!?).

Je me suis dit que ça serait ouvert, surtout au rappel de cette belle lettre envoyée par la CSDM aux profs et aux parents, affirmant que la CSDM gardait ses écoles ouvertes puisqu'elles étaient un service à la population, au même tire que les Caisses populaires, et qu'on devait faire comme les employés des caisses qui, eux, se rendaient au boulot pour assurer le service à la population.

Je me suis dit qu'après avoir marché dans la neige des trottoirs pas déblayés et les transports en commun et ainsi pris plus de temps à me rendre, j'organiserais rapido ma journée avec le temps qu'il me restait.


Constatations
Non, mais... suis-je en beau maudit???

On nous prend pour de beaux sans-desseins ma foi!

La CSDM a, finalement et après tout le boucan de l'an passé, fermé ses écoles et ses services de garde.

Je compatis avec mes collègues des rives qui eux, connaissant tous les faits précédents, ont fait des pieds et des mains (lire partir très tôt avec tout ce que ça comporte de risques sur la route) pour arriver à 7h pour ne pas être pris pendant des heures comme certains l'avaient été en décembre 2005, et apprendre, en mettant les pieds finalement dans l'école, qu'entre-temps la radio avait annoncé aux personnes qui étaient en train d'ouvrir l'école que... faudrait la refermer. Bon voyage de retour les amis!

Finalement, ce fait imprévu m'arrive de même en pleine face, comme une belle boule de neige bien fraîche. Faut croire que les avis de fermeture n'avaient pas passé tous en même temps dans les différents médias. Ça a ben l'air, puisque je suis partie après eux et après que l'avis ait été diffusé à la radio.

M'enlignais pour finir la semaine en beauté, pour triper un peu dans ma semaine pas tripante du tout (grand-papa et autres tuiles qui n'arrivent jamais seules, et ce, en trois jours!).

Coudon... je chiale vraiment pour rien moi là, suis (encore, car pour le décès de mon grand-père j'ai eu trois jours en début de semaine, qui m'ont servis à autre chose que le repos suite au triste événement, vive les familles fuckées et les autres tuiles) en congé!!!

Enfin presque pour rien. Vous ne trouvez pas que l'illogisme des décisions, c'est barbant à la fin?!?

Une chance que c'est beau, la neige... :)

Et que c'est la VRAIE relâche la semaine prochaine!

26 février 2007

Silence radio, de retour après la pause

Un autre petit silence radio, comme je me plais à les appeler.

Mon grand-père est décédé en fin de semaine, alors congé, trucs à régler et à aider ma famille, fatigue, alouette.

Ne vous inquiétez pas, mon grand-père désirait ardemment que le bon Dieu vienne le chercher, pour diverses raisons que je garderai pour moi, depuis qu'il est venu au monde je crois. Il est bien maintenant, nous sommes tristes mais bien heureux que ses voeux se soient exaucés.

De retour bientôt!

P.S: quitte à avoir l'air très impoli, laissez tomber les "condoléances" et les "sympathies". Je n'a jamais été à l'aise moi-même pour le dire, alors de l'entendre ou de le lire... J'ai eu ma dose aujourd'hui. Ne le prenez pas mal ;).

21 février 2007

Une semaine...

Un peu plus qu'une semaine...

Dans un peu plus qu'une semaine...

Ça sera la semaine de lâches!!!

Euh, de relâche...

À moi les journées à RIEN faire!

Me semble ouais!

Mais au moins ce sera pour prendre soin de moi. Entraînement, petites sorties, lecture, me lever tard, un bon bain, alouette!

En attendant, je continue à travailler fort.

;)

19 février 2007

J'ai un caissier pour me ramasser

Bon, Madame Dobby a ramassé encore une fois les pots cassés dans une école. Celle de la mort-qui-tue. Verdict : les collègues n'ont jamais vu la classe d'une telle docilité depuis le début de l'année. Pourtant, les élèves sont de bonnes graines, et encadrés, aimés, avec les interventions bien placées, c'est le bonheur. Vous voyez le topo de ce qui fait que c'est le bordel à chaque jour. Pourtant, ces mêmes élèves, ou enfin une moitié d'entre eux, avaient été de vrai... grr je ne trouve pas les mots... diablotins pour être fine, à la fin de L'année passée. Mais ils avaient des "excuses": j'arrivais après qu'ils aient pu foutre le bordel pour la 38e fois de l'année avec le suppléant qui faisait un jour semaine (la prof m'avait averti qu'elle-même avait de la difficulté avec eux au retour).

Bref, ils savent comment profiter de LA faille, surtout cette année, à leurs dépens cependant...

Sauf que là, la madame Dobby, ils la connaissent. Se souviennent de la douleur d'avoir quitté la classe 20 minutes après tout le monde... lol elle n'en a pas de faille la madame qu'ils se disent, pire elle connaît les nôtres. Peuvent pas en profiter.

En plus, ils ont failli s'en rappeler de la douleur, car il y a eu une gaffe en début de journée, monumentale, et ils ont su. On ne monte pas dans sa classe seuls, en fous, sans attendre son prof... tk pas sans attendre Madame Dobby qui les a cherché un bon 5 minutes. Jamais faire ça à Madame Dobby, surtout pas à cette école. Manu militari (joke là!!!), ils se sont retrouvés en rang (sans trop savoir d'où la Dobby était sortie pour leur tomber dessus d'une phrase bien sentie et sortie du gorgoton, du genre un caverneux "Comment ça, vous êtes montés?!? En rangs pis ça presse!". Direction: on refait le trajet... presque au complet (au grand bonheurs des déjà déshabillés, on n'est pas allés dehors). Remise au point, calme (mais d'un calme d'une vibration pouvant péter le 2x4 d'un karatéka à distance) et hop on remonte, en silence, et avec des airs contrits. Ils viennent de réaliser que la Madame Dobby connaît bien leur univers et qu'on ne lui en passe pas, et qu'ils ont intérêt la prochaine fois de rester là où ils doivent attendre le prof. Probablement qu'à date, personne ne leur a dit, même pas leur prof.

Le reste s'est bien passé; j'ai annoncé mes couleurs, et à chaque transition je les avertissais d'avance. bref.... tellement de douceurs qu'ils en étaient doux comme des agneaux. Travail, silence, calme, respect, douceur. 3 profs les ont félicités, tellement qu'un a dit "han.... c'est ben le fun", l'autre "ouain ça serait bien que ça soit toujours comme ça", et un autre ne croyait pas que rien de désagréable n'avait été dit. Malheureusement pour eux, les trucs désagréables ce ne sont pas à eux qu'ils s'adressent... sauf qu'ils en reçoivent pareil en devenant des diablotins pas par leur faute.

Des élèves m'ont dit des choses, enfin tous ces quelques élèves séparément, m'ont dit la même chose. Je ne peux pas le dire ici, mais jamais je n'aurais pensé qu'un prof pourrait dire ça à ses élèves pour essayer d'en venir à bout. Sauf que, là, je sais. Et mautadine que ça me fait ruer dans les brancards.

Belle journée, me suis sentie vraiment utile, et senti que les élèves ont reçu beaucoup autant académiquement que moralement.

Et j'ai même pu avoir ma première perle d'écriture. Oui oui, une belle récompense pour leur beau travail.

Hector (appelons-le Hector) m'arrive avec sa mini composition de 5 phrases où il décrit l'invention qu'il a inventée pour l'aider à faire une tâche dans laquelle il a de la difficulté (lenteur et suceuse d'attention et de concentration). Il me dit que l'invention est faite de métal et a 5 caissiers pour mettre dedans tout ce qui traîne quand faut faire le ménage.

... Ayant un ami caissier dans une caisse populaire, j'avais envie de lui dire... pas sûre que 5 caissiers comme mon ami voudraient se mettre dans ton invention pour ramasser tes cochonneries..... pis se les fourrer où tu penses.

Je l'ai bien ri intérieurement. L'élève lui, quand je lui ai fait remarquer qu'un caissier travaillait à la caisse... "Oups... me suis trompé". Hihihi. Vive les casiers!

18 février 2007

Juste...

Juste envie d'écrire, pas d'enseignement pour une fois.

Juste envie de m'auto-lire me plaindre, ego-trip.

Juste envie de dire ce que j'aime dans un vidéoclip de Linkin Park, From the Inside.
J'aime voir le garçon crier comme il crie, faire vibrer tout son univers, changer les choses. Il crie, on voit les vibrations, ça détruit, ça fesse, ça ramasse tout.

J'aurais envie de crier comme ça là, crier ce que j'ai à l'intérieur, ou plutôt ce qui me manque présentement, qui me pourrit la vie et le coeur de temps en temps, comme là. Que ça arrête de me faire mal à chaque fois que je désespère qu'un jour ça va m'arriver, à moi aussi.

Juste que j'ai envie POINT. J'ai presque 30 ans, je n'y étais pas ouverte jusqu'à il y a quelque années, quand mon estime de moi a repris le dessus, que les gars ont arrêté de me niaiser et qu'enfin c'était quelque chose que je voulais dans ma vie. Jusqu'à ce que je commence à régler, et que j'ai presque résolu, un autre problème, relationnel-trop-long-à-expliquer, encore en chantier, la majorité des barres sur les T et des points sur les I enfin mise, mais qui ne se résoudra vraiment que lorsque ça m'arrivera.

Juste tannée d'attendre que ça arrive et de pas trop savoir quoi faire pour que ça arrive.

Juste tannée que, maintenant que j'y suis ouverte, que je ne sache pas trop où me jeter pour que ça m'arrive, totalement inexpérimentée la fille et tellement pas sorteuse, avec certains mauvais plis de retrait, tellement nouille, j'en ai envie de crier. Contre moi et contre le reste.

Juste tannée de faire quelque petits pas dans ce sens-là, quand j'ai une chance par pur hasard, pis que ça donne rien

Juste envie de le crier publiquement, pour une fois, me regarder le nombril sti.

Juste tannée de me sentir comme ça depuis quelques jours.

Calcicatados que la Saint-Valentin cette année m'a fait chier.
Calcicatados de SPM*.
Calcicatados de microbes qui font que j'ai envie juste de me faire dorloter encore plus et d'avoir une chaufrette à côté de moi qui ronfle pendant que je dors pas (maudit tylenols rhume qui créent de l'insomnie).
Calcicatados de profession où il n'y a à peine 5% de mecs au total, et que un de ces pourcents est trop vieux, l'autre pourcent gai, le troisième pourcent juste inintéressant et un dernier juste déjà pris. Les miettes de pourcent qui reste... je les ai pas encore rencontrées faut croire, s'il y en a.

I take everything from the inside
And throw it all away...


*PS: Pas SP4M là, lol partez pas de rumeurs...

17 février 2007

Allez lire...

Un autre prof vient de poster deux sujets de réflexion.

Les chouchous

Les parents-rois.

J'aime bien. Je vous invite à aller y mettre votre grain de sel.

Moi je retourne à mon végétarisme poussé et à l'entretien de mes salsifis de virus ou microbes (ça va me lâcher oui ou m...!)

14 février 2007

Comme ma classe

J'ai passé 3 jours dans une classe où le prof a dû momentanément, ou peut-être pour longtemps, quitter. Bonne nouvelle pour la prof, qui est enceinte, alors retrait préventif en attendant de savoir si elle peut continuer sans danger pour le bébé. Pas chanceux par contre les élèves, cette prof remplaçait justement leur prof du début d'année qui a fini par accoucher. Par contre, chanceux parce qu'ils vont avoir quelqu'un dès lundi, une grosse "luck" dans les présentes circonstances, quelqu'un qui est déjà dans l'école et qui termine ailleurs. Une belle expérience...

J'ai appris quelque chose sur moi aujourd'hui. En fait, je pense que je le savais déjà, sauf que je l'ai remarqué encore plus. J'ai compris pourquoi je pouvais arriver à reprendre n'importe quelle classe, que ce soit à court ou long terme. Je fais comme si.

Comme si c'était ma classe. Et en cette St-Valentin, j'ai compris que même si ce n'est que pour une journée ou trois, j'apprécie et "j'aime" ces élèves comme s'ils étaient les miens, et j'agis comme tel, en leur donnant ce que je donnerais aux miens. Je donne un lien (dans la mesure du possible) je me fais un plan de classe dès mon arrivée pour apprendre leurs noms le plus rapidement possible (par chance, j'ai hérité de la mémoire de ma mère et que de fois en fois je m'en rappelle d'une grosse partie). Je mets mes règles, mes manières, je tiens compte du fait que même avec moi ils doivent apprendre, etc.

Ça donne des résultats. Ils sont en confiance, ça roule, pas de diguidi-ha-ha de niaisages, on se comprend vite. Là, en trois jours, c'était encore mieux pour le voir. Il y a même un enfant, un peu turbulent, qui m'a écrit un mot où il me disait: "Je sais que j'ai eu un comportement pas agréable, je m'en excuse, je ne le ferai plus". Bon, il m'a écrit ça aujourd'hui, dommage je quitte, mais j'étais contente de l'avoir. Il n'était pas si pire sauf qu'il était un peu drainant, sans mauvais fond. Je lui ai répondu le soir avec un Post-it que j'ai mis sur son pupitre. J'aime bien cet idée que j'ai piquée à un prof, les Post-it en petit message personnel.

Je planifiais tout (avec indices des collègues de cette école) pour les trois jours. J'ai même planifié les suppléances de demain et vendredi (même le contrôle) comme si c'était ma classe que je quittais. Lol... les premiers mots qui me venaient à l'esprit en faisant ça, ce sont "Service après-vente" hihi. Pas obligée, mais j'aime bien rendre la vie facile à mes collègues... bien que certains suppléants n'aient pas la même délicatesse. Et puis, après tout, c'est pour moi que je le fais. Je déteste faire les choses à moitié.

Tout ce "comme si" me redonne le goût. Ça me redonne envie, disons, de tout faire pour avoir une classe à moi l'an prochain... même si ça va être de la job, plus que deux jours ne le sont. Je m'ennuie un peu du quotidien, de tous les jours de la semaine, de la stabilité, de ma classe, de faire tout ce que je fais en comme si pour moi. Juste pour moi. J'aime beaucoup donner aux autres en suppléance, et je ne le regrette pas (bon bon bon, notez ça, car dans les 3 dernières semaines d'école je vais vous dire tout le contraire hihihi), sauf que... je m'aime bien aussi lol.

D'la neige!!!!!

Ouuuuuiiiiiiiiii!!!!!

Mon ptit coeur est tout heureux et tout content!!!

De la belle neige pour mon coeur d'enfant.

Devinez c'est kisski va aller se rouler dedans avec les enfants demain matin?!?!?!?!

C'est mooooâ!

12 février 2007

Tague pas de tague

J'ai volé le questionnaire à Ptit Rien, ça me tentait quelque chose de léger pour débuter la semaine!

1. OÙ VIS TU? Canada, Québec, quelque part dans Montréal.
2. QUEL LIVRE LIS-TU PRÉSENTEMENT? Les livres de Fred Pellerin.
3. QU'EST-CE QU'IL Y A SUR TON TAPIS DE SOURIS? Un repose-poignet et un tapis en caoutchouc mousse noir. C'est un tapis ergonomique en plastique.
4. TON JEU DE SOCIÉTÉ FAVORI? Scrabble et Monopoly, les seuls que j'ai en fait :D.
5. MAGAZINES PRÉFÉRÉS? La semaine, l'Actualité.
6.a) SENTEUR PRÉFÉRÉE? ZE parfum du livreur de chez Bureau en gros que je ne epux identifier (le parfum, pas le livreur!), car j'ai été assomée par son parfum (ma mère en a oublié de lui donner un tip, il a fallu qu'elle courre le lui donner)... maudine qu'il sentait bon, je l'aurais suivi n'importe où!!!!!!!
6.b) SENTEUR QUE TU DÉTESTES LE PLUS? Le ppppppooooooootttttttt (ça me donne des hauts-le-coeurs).
7. SON FAVORI? Le vent dans les arbres.
8. SENTIMENT LE PLUS HORRIBLE? L'angoisse.
9. A QUOI PENSES-TU EN PREMIER QUAND TU TE LEVES LE MATIN? Faut je me lève, faut pas je manque l'autobus!
10. COULEUR PREFEREE? le rouge.
11. COMBIEN DE SONNERIES AVANT QUE TU RÉPONDES AU TÉLÉPHONE? Deux, c'est comme ma limite de politesse, même si j'ai l'appareil à côté de la main.
12. NOM DE TES (FUTURS) ENFANTS? Cendrine, Daphnée, Danaë (prononcer Danaé), des noms qui me frappent au gré des suppléances, Ludovic, Félix, Laurent... je ne sais pas trop pour les gars, j'ai jamais d'idées!
13. C'EST QUOI LES CHOSES LES PLUS IMPORTANTES DANS LA VIE? Ce ne sont pas des choses, mais mes parents, mes amis. Choses: mon piano, mes flûtes.
14. PLATS FAVORIS? Pâté chinois, sauce à spaghetti maison, tout ce qui se fait avec du fromage, poitrines de canard de ma cuisson, dinde à RicAAAAAArrrrdOOO (elle est vraiment bonne lol).
15. AIMES-TU CONDUIRE VITE? Non, j'aime rouler oui mais pas dépasser les limites. Au yâble les autres qu'ils me dépassent!!! J'ai mon permis temporaire, 4 points seulement stie! Quoique même quand j'aurai mon permanent, oubliez-moi pourla vitesse.
16. TA PREMIÈRE VOITURE? Une Echo de chez Communauto!!!!
17. SI TU AVAIS UNE PERSONNE À RENCONTRER MORTE OU VIVANTE CE SERA QUI? Anne Frank...
18.QUI VOUDRAIS-TU VOIR ET GARDER CONTACT TOUTE TA VIE? Les gens que j'aime.
19. BOISSON ALCOOLISEE FAVORITE? Tout sauf la bière et le vin. J'aime les ptits drinks comme le Pina Colada, sucrés, un peu alcoolisé, les crèmes comme l'Amarula et le Baileys...
20. SIGNE DU ZODIAQUE? Poisson.
21. MANGES-TU LES TIGES DE BROCOLIS? Bah oui, j'aime les brocolis de la tête au pied!
22. SI TU POUVAIS AVOIR N'IMPORTE QUEL JOB CA SERAIT? Enseignante dans les hôpitaux... j'aimerais beaucoup... un voeux que j'ai pour plus tard, pour aider...
23. DE QUELLE COULEUR TE FERAIS-TU TEINDRE LES CHEVEUX SI TU POUVAIS? Rouge.
24. FILMS PRÉFÈRES? Gadjo Dilo, Harry Potter, Lord Of The Rings, V for Vendetta, The Corpse Bride, et d'autres.
25. QU'Y A-T-IL EN DESSOUS DE TON LIT? Rien, c'est une base de lit fermée avec matelas mousse dessus. Ah si, ya quelque chose, ils font bêêêêê jusqu'au ménage du printemps!!!
26. CHIFFRE PREFERE? 22... maintenant Monica, tu ouvres la valises :P
27. SPORT PREFERE A REGARDER A LA TV? Patinage artistique, saut à skis, descentes de bosses, sports extrêmes.
28. VOTRE SOUVENIR LE PLUS DRÔLE? Avoir été pognée dans les toilettes chez une amie, ado, sans papier de toilette. Pognée à crier pour lui dire de m'amener du papier... et on était une gang de filles... Crampées je vous jure, Ado Dobby pognée sur le trône pis toute la gang en train de rire à me regarder, piteuse, ouvrir la porte pour avoir le salsifi de rouleau!!!
29. VOITURE DE RÊVES? Une Coccinelle originale.
30. DESTINATION DE RÊVES? Angleterre moi aussi, mais surtout les Pays-Bas.

Je rajoute des bouts d'un autre questionnaire encore volé à ptit Rien... Coudon elle a juste ça des questionnaires sur son blogue :P

31. VILLE DE NAISSANCE: Verdun-on-the-beach.
32. COULEUR DES YEUX: Bruns sale!
33. COULEUR NATURELLE DES CHEUVEUX: Brun, et au soleil j'ai des reflets roux et argent.
34. TAILLE: 5'3’’.
35. GAUCHER OU DROITIER?: Droitière, mais je suis capable de faire tout de la main gauche, à force de montrer au gaucher quoi faire en maternelle et en 1ere année (ambidextre pour beaucoup de mes tâches quotidiennes)
36. J'AI DES ORIGINES: irlandaises, française et néerlandaise.
37. MON LOOK : Je passe du "propret" au casual ou plus destroy d'une journée à l'autre, au gré de mes humeurs.
38. UNE PHOBIE: Les hauteurs... je déteste, j'ai un méga vertige même sur la 4e marche d'un escabeau.
39. LA PIZZA PARFAITE POUR MOI: Celle que je fais chez moi... elle est super épaisse avec plein de piments, d'oignons, de champignons, pepperonnis, fromage, viande hachée, sauce maison...
40. LA PHRASE QUE J'UTILISE TROP SUR MSN: plus un mot... le mais...
41. UN ASPECT DE MON PHYSIQUE QUE J'AIME: Mon beau cul, un beau callipyge!!!
42. UN ASPECT DE MON VISAGE QUE J'AIME: Mes yeux avec mo sourire.
43. CHOCOLAT OU VANILLE: Chocolat, surtout de bonne qualité, noir, de 55 à 85%.
44. CAPPUCCINO OU CAFÉ: Toutes les sortes de bon café, bien goûteux.
45. JE SACRE?: Yesss... alors en classe j'ai développée le truc de TABlette, TABleau, TABouret... CALCICATADOS (cherchez-le celui là lol)
46. JE CHANTE: Tout le temps... dans les corridors, en classe en préparent mes affaires, dans la douche, à l'ordi, je chante tout le temps. J'adore chanter et je chante bien, et j'aimerais bien un jour chanter sur une scène.
47. DOUCHE OU BAIN CHAQUE JOUR?: Chaque jour? OUIIIII!!! Douche ou bain? Douche pour la vitesse, surtout la semiane, mais bain quand j'ai besoin de relaxer... avec douche pour rincer la crasse lol…
48. L'ÊTRE DÉSIRÉ DOIT AVOIR CETTE QUALITÉ: Des yeux dans lesquels on peut tou voir: son âme, son côté coquin, son humour, sa colère... des yeux qui parlent comme les mieux.
49. UN DÉFAUT QUE JE TROUVE SYMPATHIQUE CHEZ L'ÊTRE DÉSIRÉ: un peu grognon, un gros nounours mal-léché!
50. J'AIME LES ORAGES: PAS PANTOUTE!!! Je déteste, j'ai peur, je tremble par en-dedans. Je suis moins pire maintenant, je me contrôle, mais ça en pends pas gros, quelque chose de plus violent, pour que ma peur d'enfance revienne. Je regarde, j'apprécie les éclairs quand c'est loin, mais sinon le coeur me pince.
51. JE JOUE D'UN INSTRUMENT: Du piano et aussi de la flûte à bec, alto et soprano. Là j'ai une guitare qui m'attend…
52. ORÉO OU CHIPS: Chips sel marin et poivre de Lays... Menoum!

Bon bien, maintenant à votre tour si ça vous chante!

08 février 2007

Bonne semaine de bitchage!

Coudonc, stu moi ou...

À date, cette semaine, j'entends plus souvent les médias "bitcher" sur l'enseignement en sortant différentes histoires de leur contexte et en faisant du sensationnalisme avec, que de média dire que cette semaine est la semaine des enseignants et faire, pour une fois dans l'année, une série de reportages "cute" sur les enseignants?

Deux histoires cette semaine... à deux jours d'intervalle. On a l'air d'une vraie bande de pas de tête, d'odieux personnages, de trou du c** qui ne connaissent pas leur boulot (mais que moi ô parent sachant tout sur mon enfant, je pourrais faire parce que JE connais la méthode grâce à mes 12 ans avec MON enfant gentil et agréable qui saute partout). Je sais que ce n'est pas l'opinion générale, mais c'est l'opinion de plusieurs et ils en rajoutent avec de telles histoires. Je sais, ce ne sont pas les dernières, sauf que, cette semaine, ça fait chier.

Cas 1: Deux enfants de 5 ans se font une fellation à l'école.
L'enseignante a permis à un d'aller à la toilette, alors que toute la classe était au vestiaire pour le départ à la maison, et un autre a dit qu'il avait oublié un brico en classe. N'ayant pas de nouvelle de ni l'un ni l'autre, elle est allée voir et les a découverts. Les parents crient parce qu'ils n'ont pas été avisés avant 9 jours suivant les événements.

Oui, je suis bien d'accord, plus qu'une semaine c'est trop long pour aviser des parents que leur enfant de 5 ans a eu ou a été victime d'attouchements sexuels de la part d'un autre enfant de 5 ans. Deux ou trois jours après, les parents auraient pu être avisés, apprend-on dans les articles suivant le gros show. Bien d'accord.

Sauf que là, les médias en ont fait leurs choux gras et surtout ne disaient pas, sur le coup (et ils n'en reparlent presque pas depuis), c'est qu'en se référant à la DPJ, il y a quand même un certain protocole d'enquête général qui dit qu'on doit d'abord enquêter pour ensuite voir avec les parents pour éviter une possible contamination du genre "t'es mieux de la fermer sinon...". Ça, ils ne l'ont pas dit, et madame monsieur Tout-le-Monde crient au scandale. Les médias en rajoutent en montrant le parent insulté, hors de lui, qui juge que l'enseignante n'a pas bien supervisé les enfants, que c'est la faute de l'école et blablabla.

Allo?!?!? C'est quoi là, je devrais prendre toute ma marmaille en train de s'habiller, suivre le ti-cul qui a envie de pipi avant qu'il ne le fasse dans son pantalon de neige enfilé et attendre qu'il quitte le trône pour retourner à la digne tâche de l'habillage qui avec 21 enfants, prend minimum 15 minutes (et que j'aide un, et que j'aide l'autre et que l'autre enlève sa salopette pour aller faire pipi, et que l'autre niaise pour pas s'habiller et alouette!)

Finalement, il paraît que l'école n'aurait peut-être pas dû faire appel à la DPJ, que ce n'était pas grave, que le protocole n'existe pas en cas où ce sont de jeunes enfants impliqués, mais bon... Avec tout ce qui se passe, vaut mieux des fois pêcher par excès de prudence. J'aime mieux finalement apprendre qu'il a vu un film porno par inadvertance chez lui que de me dire qu'un agresseur a abusé de lui.


Cas 2: Un élève en prison dans une école de Shawinigan (Reportage TQS).

Raison de l'ire générale: un garçon de 8 ans a été mis en retrait, dans la classe, derrière un panneau "quadrillé" (ce genre de truc acheté pour les jardins là, en treillis de bois). Les parents crient que leur fils a été mis en prison, et que depuis 5 semaines ils n'ont pas été avertis de ça, au mieux je pense qu'ils ont été avertis qu'il était en retrait. Le petit dit qu'il a été pendant 55 minutes la main levée et que l'enseignante ne l'aurait pas vu. Sur ça, la mère outrée, clame que ce ne sont pas des méthodes de pédagogie ça!

Aaaaallllllooooo?!?!?!? Le retrait est une stratégie pour éviter qu'un enfant continuellement se lève, agace ou achale les autres de manière très excessive, qu'on en arrive là souvent en dernier recours. Il faut ça pour certains enfants, malheureusement. Bon d'accord, disons que le treillis de jardin, ce n'est pas génial comme idée, mais ça a le mérite d'être plus joli qu'un meuble haut et au moins on voit ce que fait l'enfant (comparé à une armoire ou un classeur). Oui il ne voyait pas au tableau. Sauf qu'un moment donné... Évidemment, encore, on met monsieur et madame tout-le-monde en beau joual vert "voyons donc qu'est-ce que c'est ça?!?!?!?!" en faisant planer le doute sur les compétences et les interventions des profs..

L'histoire ne dit pas si le petit de 8 ans de toute manière faisait ou pas le travail ou était attentif avant (ce qui m'étonnerait, alors dans ce cas au diable le tableau), s'il lève la main pour dire n'importe quoi (ou dit n'importe quoi dans lever la main) et que là après plusieurs commentaires on fini par pratiquer l'ignorance intentionnelle, quelles sont les interrelations dans la classe avec ou sans le panneau (et peut-être c'est bénéfique pour l'enfant et les autres). Ils oublient aussi de dire qu'à 8 ans par expérience et selon les recherches, on commence à peine à être conscient du temps qui passe, alors on peut douter beaucoup des 55 minutes calculées par le petit, qui ne calcule pas nécessairement avec la montre, mais avec ses émotions; de toute manière... il n'avait pas d'autre chose à faire que regarder sa montre, parents chéris?

Bref, histoire incomplète, même moi je suis sûre que j'oublie des hypothèses. Peut-être que l'enseignante est due pour la retraite aussi. Ça arrive. Plate, mais ça arrive, et alors là je dirais aux parents de continuer à se battre.


Réflexion:
Comme toujours, les médias ne donnent qu'un côté de la médaille. Ça a toujours été comme ça, quelle que soit l'histoire, et toujours j'ai dit "Ben là, minute on va attendre ls autres développements et voir de quoi il retourne vraiment". Mais depuis que je fais régulièrement les manchettes à cause de ma profession, je suis encore plus critique en me disant "ils sont qui pour discuter de la situation, de situations du genre, sans vraiment se renseigner ou en ne présentant qu'un bout, celui qui leur amènera le plus de téléspectateurs ou de lecteurs?". Montrez tout, ou ne montrez rien, ces histoires-là sont toujours plus profondes que ce qui est montré, que ce soit d'un côté ou l'autre de la médaille. Je sais, c'est leur "game", mais sont-ils obligés de la jouer?

Et je réalise aussi que souvent les "follow-up" ne suivent pas et laissent la mauvaise impression dans les mémoires. Qu'on parle d'un prof assez salaud pour abuser d'enfants qui est formellement accusé, ça va. D'enseignantes qui attachent leurs élèves, ça aussi. Il en existe, il faut les dénoncer, et dire aux parents que c'est inacceptable. Ce sont des fautes professionnelles graves. Mais le reste, la petite cuisine du genre "papa pas content parce que fiston s'est fait punir injustement" mais qui ne dit pas que fiston de seulement 10 ans a pété la gueule à 13 élèves à la douzaine sans remords et surtout sans intervention parentale (voire du déni des parents), ça, ça me pue au nez.

Venez passer une journée, seuls avec 30 élèves de 3e année dont 2 cotés (donc en valent théoriquement 2, mais physiquement 4) et 10 pas cotés (parce que no more quotas de cotes, qui en valent 20 autant orthopédagogiquement que comportementalement) ... Z'allez voir que finalement, votre 5, 9 et 15 ans d'expérience avec fifille ou ti-gars, il va vous rester loin dans la gorge. Juste la discipline va faire fuir en courant, et vous n'oserez imaginer la tâche de montrer comment accorder les adjectifs avec les noms et les déterminants (pourtant ça fait 2 ans qu'ils en font couramment et ils n'y comprennent que dalle).

Bon, on va se consoler. La Nouvelle, hebdo de la région de Victoriaville, parle de la semaine des enseignants ici.. Il y a aussi l'Express de Drummondville. Il s'agit en fait de la reprise du communiqué de presse du gouvernement repris sur les fils de presse. L'intention est là au moins. Et j'ai eu des surprises du service de garde de mon école... pour revenir ce soir et entendre l'histoire de la prison de treillis. SOUPIR!

Demain vendredi, dernière journée de la semaine des enseignants. Pensez-vous qu'on va y avoir droit à nos reportages "super mignons" finalement?

06 février 2007

Espérance que...

... plusieurs personnes qui m'en parlent, souvent même plusieurs par hasard dans une même journée, comme aujourd'hui dans 2 conversations qui ne menaient pas à ça, mais je n'ose espérer et prendre ces "parlotteries" comme des signes.

Vous dirai pas quoi!!! Non, c'est pas un mec aux mollets musclés, roux aux yeux bleus avec des mains qui ont du caractère qui est en jeu ici, quoique si vous connaissez, prière de m'envoyer le CV s'il vous plaît!

J'ose "dés"espérer un brin sur quelque chose qui serait très inattendu, mais tellement le rêve de ma vie.

Si jamais, après toutes les embûches qui doivent survenir avant, ce rêve se réalise, eh bien je crierai de joie, sur tous les toits!

Sinon, ne vous inquiétez pas, il me reste 30 ans d'enseignement pour pouvoir réaliser ce rêve... ;)

Espérance que donc! :)

Jamais 2 sans 3!

Deux jours dans mon école...
Me restait demain...
Finalement, une prof a besoin de repos et prend congé...
Trois jours dans mon école yé!

Je suis gâtée han... Mais j'aime ça. C'est une autre dynamique. Que la classe soit superbe ou plus difficile, les interactions ne sont pas les mêmes. Ils sont habitués à moi. Ça ne prend pas grand temps pour que tout soit clair. Je peux lâcher certaines blagues ou déconner en sachant prendre le pouls de leur perte de contrôle pour savamment (hoo wow quel beau mot!) les reprendre en main ensuite. Je peux même m'amuser en remplaçant les spécialistes et faire de l'éducation physique, de la musique, de l'anglais, alouette. Je peux en faire ailleurs, remarquez, mais disons que c'est... plus... euh sportif!

3 ptits bonbons, et ensuite mes deux grosses gâteries avec mes ti-pous (même si quand un barbouille les autres au crayon-feutre en niaisant au lieu de terminer son travail, pendant que je suis très occupée à faire des bulltins avec d'autres élèves, je vire bleu marine!!!).

Mais en même temps, je pense à cette classe qui, je le sais, n'a toujours pas de suppléant attitré. Mais je n'y peux rien non plus. Ça me chicote, par contre. Que je sois là au lieu d'être à mon école, il y a des élèves qui écopent.

03 février 2007

Ma descente aux enfers...

Gros titre han... mais lorsque les événements que je vais décrire se sont déroulés, c'était pour moi pire que tout. Une grosse souffrance. Je l'ai surpassée évidemment, sinon je ne serais pas en train de faire un doigt d'honneur dans une direction géographique bien précise.

Tenez-vous bien, le récit est long, mais ça explique pourquoi je suis heureuse aujourd'hui et pourquoi je fais tout pour conserver ce bonheur. Et surtout, j'ai besoin de l'écrire d'une traite en résumant le plus possible, car c'est la première fois que je l'écris. Une sorte de finale à l'épisode quoi. J'en ai souvent parlé, je le raconterai probablement encore... mais écrit, ce sera la dernière. Écrire fait, disons, ressortir les émotions encore plus. Grosses émotions. Je vous l'avais dit que je le ferais, mais je réalise que ça brasse même si c'est un "case solved" pour moi. Pas oublié, pas oubliable, alors ça explique.

Quand le tout s'est déroulé, j'étais certaine d'être la plus pourrie, la plus poche et la plus nulle des nullardes. J'étais sûre de ne pas avoir ma place en éducation. Bref, j'avais l'égo en poussières. Et c'était le premier échec de ma vie, même si par la suite j'ai vite découvert que ce n'était pas un échec dont j'étais responsable, ou à tout le moins où la part de responsabilité qu'on m'attribuait n'était pas la bonne.

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Mes trois premiers stages s'étaient bien déroulés. Pour le quatrième, je voulais me spécialiser au préscolaire. C'est ce que je voulais, et j'y étais bonne. J'avais même fait un remplacement de 2 mois en fin d'année dans une classe où tous les élèves avaient des bulles grosses comme des camions, des chicanes de filles avant l'âge, une élève qui se promenait sous les tables lorsqu'en crise et un enfant dysphasique qui avait les émotions à fleur de peau (et c'est normal puisque pour lui communiquer autrement qu'en criant et en fessant n'était possible). J'avais passé au travers de l'expérience d'avoir ma classe pendant 2 mois, sans personne derrière de moi pour m'observer, avec brio.

J'ai obtenu pour mon 4e stage une place dans une classe de maternelle dans un décor de rêve, dans un milieu on ne peut plus favorisé, avec un maître associé génial, des enfants allumés, un enseignant qui travaillait en projet pur et dur (sans cordes ni filet, partant des enfants, sans rien de préparé d'avance), approche que je voulais explorer. Bref, la totale. Or, le rêve s'est vite changé en cauchemar. Je vous épargne les détails, mais un des enfants a viré bout pour bout dès que le maître associé a quitté la classe pour me la laisser en main à 100%. Il avait fait des crises en début d'année, mais ça avait été mis, lors de mes observations, sur le compte de l'adaptation, car tout s'était résorbé, au grand bonheur de l'enseignant qui trouvait qu'il avait travaillé fort pour ça. Plus de démarches auprès des spécialistes, et celles entâmées ont été abandonnées.

Donc, il faisait, une semaine après le début de ma prise en charge totale, des crises à n'en plus finir, des délires, courir partout, etc. Pour couronner le tout, sa petite voisine et grande amie entrait, elle aussi, en transe (et quand je dis transe, c'est qu'elle en prenait vraiment l'allure, yeux fermés, bouche ouverte et danse de Saint-Guy) et l'encourageait carrément et ouvertement à délirer encore plus. Enfin, un 3e élève, voyant les autres s'amuser follement, s'est inclus dans la danse.

Je ne savais plus quoi faire, j'ai épuisé tous les trucs que je connaissais. Je ne pouvais faire appel à la direction, car y envoyer un élève était mal vu par celle-ci. Je demandais de l'aide à mon maître associé, mais il me disait qu'il ne pouvait pas me donner ses trucs, car "ce ne sont pas les tiens, et ils ne réussiront pas avec toi peut-être". Pire que ça, il semblait que les interventions que je tentais faisaient grossir le problème, un peu à la "Cinquième élément", comme le vaisseau qui s'est fait engloutir par le mal. Une fois, je suis allée carrément porter l'enfant à la salle des profs, où était mon maître associé qui a ri devant l'enfant pour ensuite se resaisir et prendre l'enfant avec lui. Disons que je me sentais d'autant plus seule, mais que je me disais, ouais c'est drôle à première vue, une chance qu'il s'est ressaisi par contre.

Et ça continuait à mal aller. Pire, tout a pété au moment où mon superviseur était en classe, les trois courant partout et jetant tout en l'air. Le drame alors: on parlait de me faire reprendre un minimum de 5 semaines de stage dans cette classe, que j'avais un problème de gestion. Mon superviseur m'a même dit que la direction voulait me rencontrer parce qu'elle trouvait ça dangereux, puisque j'avais crié et étais allé porter l'enfant chez l'enseignant, mais quel la direction m'avait intercepté au passage (sortant de son bureau pour une des rares fois depuis le début de mon stage). Mon maître associé a proposé (enfin) qu'on rencontre les hogues, qu'il ne pensait pas que le petit en aurait besoin finalement. Moi qui n'osais pas le faire ni en parler, surtout après la fin de non-recevoir précédente à mes appels à l'aide qui sonnait comme un "débrouille-toi toute seule, c'est toi le problème".

J'ai passé alors une fin de semaine affreuse. Mes collègues d'Université m'avaient vu finir la semaine, dans notre cours stage, complètement détruite, en questionnement, même qu'un collègue (et merci à lui) m'avait secouée pour que je puisse finir la journée en évacuant le tout de mes pensées et m'a amené au bar de l'Université Je n'ai rien bu, je ne bois jamais, quoique l'envie de prendre ma première brosse à vie me séduisait de plus en plus, d'où finalement mon départ. Ça faisait trop mal, et je ne voulais pas en arriver à cette solution de me saoûler. J'ai passé la fin de semaine à pleurer, à me questionner, à chercher dans mes livres de gestions de classe et d'élèves en difficultés tous les moyens possibles, que j'ai notés, planifiés, intégrés, me disant que je ne me laisserais pas faire.

Le lundi, mon maître associé a recommencé à être dans la classe. Les élèves en question se sont calmés. Sauf que, moi, j'avais toujours la peur, dans le fin fond de moi, qui grondait. J'ai fait la matinée, qui s'est bien passée, sauf que je n'étais pas seule.

Dans l'après-midi, pour la relaxation, mon maître associé a décidé de me laisser seule; pas de troubles, vu que l'enfant faisait sa relaxation dans le vestiaire. Il est parti... et l'enfant s'est levé, en criant et riant il niaisait dans le vestiaire. Je suis allée pour le calmer, il est parti en vadrouille dans la classe, courant parmi les enfants couchés, accrochant les meubles qui tanguaient. J'ai arrêté le repos et fais lever les enfants voyant que ça devenait dangereux. J'ai pu attraper au vol l'enfant, en faisant un arrêt d'agir (enfin, l'entourant de mes bras sans même le toucher, seulement en barrière). Il s'est retourné, et m'a craché au visage.

J'ai ouvert les bras, il est parti en courant. Et moi, sonnée, je me suis levée et suis sortie de la classe au même moment où mon maître associé entrait en classe. Il m'a regardé, m'a demandé si j'allais, j'ai répondu non, et lui ai expliqué et je suis sortie. J'ai dû faire 2-3 fois le tour du corridor, pour finalement m'arrêter à la porte, ma décision prise, tremblante, l'envie de vomir à l'idée de retourner "là-dedans". En fait, je réalisais que depuis une semaine et demie j'avais envie de vomir chaque matin dans l'autobus, les tripes à l'envers. Je devais me sauver... je ne voyais pas comment j'aurais pu faire encore 5 semaines supplémentaires aux deux qu'il me restait à faire dans ce contexte, seule et pognée dans quelque chose que je ne comprenais même pas.

J'ai annoncé la nouvelle à mon maître associé, qui m'a encouragé dans cette voie, à prendre soin de moi. Ça me déchirait, car les autres enfants étaient géniaux, j'avis du plaisir, ils étaient sensibles. Ils me supportaient carrément, et même une était venue me faire un câlin après un épisode de crise de l'enfant, comme ça, spontanément, en me disant de ne pas m'en faire (mot pour mot). Le lendemain de mon abandon, j'ai rappelé mon maître associé, qui m,a dit que tout allait bien et que le petit lui avait dit que "je te l'avais dit quand on se'st parlé que je redeviendrais gentil quand tu reviendrais".

J'étais trop démolie pour réaliser que je comprenais ce que ça voulait insinuer. Mais avec tout le reste, appris plus tard, j'ai compris.

Donc, j'avise mon superviseur. On s'entend pour que je reprenne le stage avec lui l'année suivante. Pas très optimiste semble-t-il, il dit qu'on aura beaucoup de travail, mais qu'on va y arriver. Je retourne le jeudi après-midi faire mes adieux aux enfants. L'élève est envoyé dans une autre classe, mais le maître associé finit par me laisser avec les deux autres pour partir avec un demi-groupe au gym... Ai-je besoin de dire que la petite fête que je prévoyais a tourné au cauchemar et que je n'avais même plus la force psychologique d'intervenir. J'ai seulement attendu que ça passe et que le prof revienne.

Vous rappelez-vous que je vous ai dit que la direction voulait absolument me voir, selon mon superviseur? Hey bien, pendant tout ce temps je n'ai jamais eu de nouvelle de cette direction. Aucun mémo, aucun rendez-vous, rien. Et bien honnêtement, je n'avais ni la force d'aller quémander l'audience, ni même l'envie. Quand on veut voir quelqu'un, on s'arrange alors que la direction me convoque, me disais-je. Je n'ai eu de ses nouvelles qu'à la toute dernière minute, alors que je m'apprêtais à quitter l'école le jeudi après être allée voir les enfants pour mon adieu. Mon maître associé m'avait proposé un "lift" et, au moment où je l'ai rejoint à la sortie, il m'a dit que la direction voulait me voir. Vlan bang, et ensuite nous nous sommes séparés, moi allant au bureau de la direction.

Et c'est là que, 3 jours après avoir abandonné mon stage, la direction m'a fait un beau discours sur les "qualités certaines personnelles et professionnelles pour enseigner", qu'on m'a dit que j'étais froide et distante, qu'on m'a reproché de ne pas me mêler aux autres. J'ai répliqué que je n'étais pas d'accord. "Ah oui? ah... bon..." m'a-t-on dit avant de continuer. Finalement, je suis sortie de là. En maudit, enragée, à donner des coups de pieds dans le ciment de l'abribus, à me dire que c'était injuste, que je participais à tout ce qui se passait à l'école, que je jasais avec tout le monde, que je ne pouvais pas lui parler puisque jamais là, ou enfermé dans son bureau et qu'on faisait affaire avec l'adjoint pour toute la popote de l'école.

Finalement, au fil du temps, j'ai repris confiance en moi, j'ai arrêté d'angoisser en me disant que l'enseignement n'était pas toute ma vie, mais bien une partie de ma vie et que si jamais je ne pouvais plus enseigner je pourrais aussi faire autre chose de ma vie. J'ai refait ma santé mentale, j'ai refait de la suppléance pour arrêter d'avoir peur. J'ai eu la chance de me faire demander de faire une suppléance à long terme dans une classe très très difficile, en fin d'année, une classe de 2e année où les couteaux volaient bas, où tout était un terrain miné. Une chance que la direction m'a demandé de le faire à brûle pourpoint, sinon je ne crois pas que je me serais lancée dans telle aventure, encore un peu ébréchée j'étais. J'ai réussi pourtant. Haut la main, avec toute l'aide espérée des intervenants, avec les félicitations de tous. Quoi de mieux pour l'égo, pour me faire réaliser que ma personne était faite pour l'enseignement. De l'enfer, je suis retournée vers la lumière.

Plus tard, j'ai appris des choses qui m'ont fait réaliser que toute la situation avait été tissée autour de moi. Premièrement, j'ai réalisé que, si l'enfant avait juré d'être plus gentil, c'est que l'enseignant l'avait rencontré; pourtant, je n'ai jamais été mis au courant de cette rencontre et de cette explication. Et surtout... l'enseignant avait gardé ça pour lui, sans intervenir, et s'en vantait. Ouch. L'intervention de la direction aussi m'a finalement apparu sous son vrai jour, dégradante et tellement en retard.

Mon superviseur devenait plus positif avec moi plus les mois passaient. Trop même que je me disais. Jusqu'à ce que je lise le rapport de stage remis par l'enseignant avec, à l'intérieur, des phrases que je n'oublierai pas, des situations qu'il déformait.

"Madame Dobby dit toujours qu'elle ne sait pas quoi faire" normal non?!? Je te demande de l'aide, je n'ai plus de moyens, je ne sais plus où me jeter, m'exclamai-je devant mon superviseur, qui me regardait en hochant la tête pour me signifier qu'il m'écoutait.

"Madame Dobby n'a aucune préparation de travail, aucune activité de planifiées" Hey ho!!! Il me faisait expérimenter le projet pur et dur, avant Noël tout était déja`planifié et je devais faire ce qu'il y avait, et en janvier je n'ai pas pu rien planifier vu que le projet n'était même pas décidé, et que donc je n'avais rien en main. Je planifiais à la journée en attendant, et je me suis défoncée tous les soirs des 3 semaines et demie suivantes pour planifier le projet décidé ensuite!

"Madame Dobby s'habille de manière dépenaillée qui n'avantage pas sa taille corpulente, il a même fallu que je l'accompagne pour qu'elle aille se changer chez elle"... WWWOOOOOOOHHH MINUTE! ai-je dit... pauvre superviseur a fait le saut et c'est là que j'ai compris qu'il s'attendait à ça. J'ai continué: "Cette personne est qui pour dire cela?!? Je m'habille toujours correctement, proprement, et ce que cette personne dit ce n'est pas vrai. Elle oublie de dire que c'est parce qu'elle tenait à ce que j'ai un veston pour rencontrer des parents qu'elle m'a amenée chez moi en un voyage éclair pour que je me change, alors que j'étais convenablement vêtue". Et surtout.. de quoi je me mêle, ma taille c'est ma taille et elle m'empêche pas d'enseigner?!?!... un chance que j'en étais rendu à m'aimer de ce bord là sinon, attention la descente!

Le superviseur n'a rien dit, il me connaissait assez pour voir que cette affirmation était gratuite. Pour le reste aussi d'ailleurs. Par chance, puisque j'avais abandonné le stage le rapport n'a jamais été déposé. Le mot abandonner est ici important. Je n'étais pas une ratée. J'avais abandonné, pour m'épargner, pour éviter d'y perdre toutes mes plumes, pour éviter de perdre ma santé.

Et moi, j'ai appris que j'avais le droit à mon intégrité et de me respecter dorénavant dans tout ce que j'allais entreprendre, quitte à lâcher prise et abandonner une chose, pour les bonnes raisons évidemment, après m'être battue comme je me suis battue dans ce stage et après malgré toute ma peine et mon désarroi. Mais j'ai aussi appris que je n'avais plus à me détruire comme ça, et que je devais frapper à toutes les portes pour avoir l'aide à laquelle j'ai le droit, et ne pas hésiter à y faire appel le plus vite possible, sans me fier aux autres. Et j'ai appris à ne plus me laisser faire comme je m'étais, inconsciemment, laissée faire, ne plus me refermer sur moi-même, d'agir avant, car j'y étais si mal. J'ai appris que je valais tellement plus, que j'étais bonne, fine, belle et capable.

Et j'ai passé par-dessus l'épisode, pour ne m'en rappeler que comme d'un moteur pour aller toujours plus loin et plus fort.

Ah oui... et j'ai refait mon 4e stage, haut la main, avec une excellente note et d'excellents commentaires. Un an de perdu professionnellement, mais j'ai beaucoup appris n'est-ce pas? ;)

Et j'oubliais. J'ai eu des nouvelles de l'enfant du stage précédent: hyper encadré et contrôlé, par tous les "hogues" possibles et impossibles; tout d'un coup, comme ça, on avait découvert que quelque chose clochait, et au surplus, on demandait de mes nouvelles! Au diable oui!

VLAN!!!

30 janvier 2007

Victime de mon succès

Hey oui!!

Je suis victime de mon succès. Trop populaire et efficace!

On s'arrache ma personne... c'est juste pour dire que je n'y laisse pas ma petite culotte! Si ça arrivait, j'en serais traumatisée, déjà que le jour de mon anniversaire quand j'étais moi-même en maternelle, j'avais oublié d'en mettre tellement j'avais hâte de montrer à mon papa ma belle nouvelle robe "rouze"!

Bon, trève de secrets honteux... j'ai encore mes vêtements et je suis en un morceau. Soyons sérieuse! Il y a tellement un manque flagrant de bons ou suffisamment bons suppléants que les excellentes comme moi(OUCH, fait mal une bretelle! Pis arrête de te vanter, tu vas frapper ton Waterloo!!!) se font demander de toute part. Et là... dilemme... est-ce que j'assure le suivi pour les classes comme celles où j'ai essayé les contrats la semaine passée (qui ont encore eu leur effet aujourd'hui) pour 2 jours, pauvres enfants qui n'ont toujours pas de suppléant fixe, où je vais à mon école d'appartenance?

Je dois choisir selon mon éthique et selon "l'ordre" d'arrivée des demandes. La semaine passée, j'ai fait la classe aux contrats deux jours même si on me demandait à mon école, car la demande a été faite avant et que mon éthique me le commandait. Par contre... cette semaine, mon éthique est un peu à l'épreuve. En fait, aujourd'hui je ne devais pas être dans cette classe, mais dans la voisine. Or, la direction est venue me voir, air piteux, pour me demander d'aller dans l'autre, car la classe où j'avais été appelée était plus à même de supporter un RU. Ça ne me dérange pas du tout, je les tiens ces petits, et ça fonctionne avec moi. Aux dires des profs, je suis la seule qui les a.

Ils m'ont redemandé pour demain, sauf que depuis la semaine passée je sais que j'ai été demandée dans mon école. Les bonzes de la suppléance ne veulent plus le confirmer, mais quand je le sais d'avance... je reste fidèle. Alors... bye bye les petits d'aujourd'hui. Bref, mon coeur balance, entre cette partie de mon professionnalisme qui me dit d'être fidèle à mon école et cette autre partie de mon professionnalisme qui en d'autres circonstances m'aurait fait rester avec la classe d'aujourd'hui. Par chance, toutes les parties impliquées comprennent (même si elles aimeraient 100 fois mieux m'avoir) les décisions et dilemmes. Faut dire que ni la fâcheuse manie et décision des bonzes du bureau de la suppléance, qui ne veulent plus fonctionner en bookant les gens d'avance et fonctionnent à la dernière minute, ni le manque de suppléants ne nous aident pas (élèves, écoles et moi-même).

Sinon bien... ça fait un vrai beau velours de me faire demander à ce point! Et surtout... j'ai pu faire un beau doigt d'honneur à la maître associée qui m'avait callée dans mon stage de 4e année (elle n'avait pas pu avoir les vacances qu'elle espérait, je vous expliquerai), en visant bien géographiquement la place où elle continue je crois d'enseigner (ou sévir avec les stagiaires, car j'ai su ensuite ce qui s'était passé avec d'autres). I AM THE BEEESSSSSSSSSST sti! :D

29 janvier 2007

Je suis en amour...

... avec l'oeuvre de Botero.

Je connaissais de nom, une peu de réputation, mais je n'avais jamais vu.

...

C'est tellement.... beau!!!

C'est tellement... moi!!!

Faute d'avoir une vraie sculpture ou un vrai tableau... croyez-moi que je vais chercher à avoir des reproductions!

24 janvier 2007

Vive les contrats! Vive le support!

Le contrat

Nenon, je ne parle pas du contrat me liant à la commission scolaire. Ça... disons seulement que j'ai la chance d'être bien renseignée sinon je me ferais fourvoyer assez solide.

Je parle plutôt d'un moyen que j'utilise pour plus ou moins momentanément obtenir le comportement voulu d'un élève. En fait, c'est un moyen que j'ai utilisé 2 fois aujourd'hui, dans une classe où je vais souvent et où j'étais, depuis 2 jours, au grand bonheur de l'équipe-école qui aurait voulu me garder (j'ai eu de très beaux compliments et je m'en tape la bedaine de fierté hihi), en attendant qu'une suppléance à long terme soit trouver (départ maladie indéterminé).

J'ai fait deux contrats avec deux élèves. Petit bout de papier, où sont inscrites les choses que j'attends de lui dans la journée. Dans le premier cas, l'élève est une victime oui de quolibets et autres (il est bien dodu, porte des lunettes, a un air baveux de viens me frapper et il a un nom qui peut être apparenté à un mot de la faune québécoise en un mauvais jeu de mot), mais il se complaît et recherche aussi le rôle de victime et souffre-douleur. Il commente les faits des autres, vient se plaindre à tout bout de champ quand on voit qu'il est allé titiller et picosser l'autre ouvertement. Bref... excusez-la, mais... ça tape sur les nerfs de toujours régler ses conflits ou les conflits qu'il a causés.

Sur son contrat, j'ai écrit "Je m'engage à éviter d'aller achaler les autres, à éviter les commentaires aux autres et à éviter de leur répondre" ou quelque chose du genre. Je lui ai présenté ça à lui seul, à mon bureau, le matin. Il a signé. J'ai ensuite tourner le papier et j'ai inscrit: "En retour, Madame Dobby s'engage à t'aider dans les conflits" ou environ. Bref, je lui ai dit que j,allais l'aider pour les vraies affaires que je ne le laisserais pas tomber. Il m'a dit ce qu'il allait faire pour respecter son contrat.

Toute la journée, je n,ai eu qu'à le nommer et à dire "Contrat" quand il allait commencer à picosser ses "tortionnaires" et quand il ne se mêlait pas de ses affaires. Vlan, il s'assoyait, "ah oui c'est vrai". Plus un mot!!! Yeeeeeeeeessss... Contente de mon coup! Ce n'est pas une grande avancée dans les techniques d'enseignement, d'autres y ont pensé avant moi là. Sauf que... ça a beaucoup aidé à calmer les autres aussi et j'en suis très contente. Je ne sais pas combien de temps ça aurait pu tenir.

Le deuxième contrat contenait plus de chose, du genre rester à sa place, garder le silence et lever la main, faire le travail demandé, etc. Il y avait plus de choses, car disons qu'il a pas mal d'affaires à surveiller. Ça a aidé lui aussi, surtout que deux fois j'ai dû briser le contrat... et ça l'a calmé. En effet, en retour de son bon comportement je le gardais en classe et lui permettais d'apprendre. Il a été confus sur la deuxième partie, ça l'a interpellé un peu tout en le questionnant. En le sortant, il savait ce qui se passait. Et revenait quand il voulait travailler. Bon ça a été moins efficace dans son cas, mais c'était mieux que la veille.

J'ai pensé en écrivant ce billet... et si j'avais plutôt mis une récompense "en retour"? Ouais, c'est une idée que je me suis dit. Je ne viens d'y penser que pour la simple et bonne raison que je ne suis pas très "récompense", enfin je veux dire récompense monétaire ou "bonbon". Je suis plus sur l'honneur, ou sur quelque chose qui donne de l'attention ou des privilèges. Peut-être que si j'avais pu rester avec cette classe pour plusieurs jours encore, j'aurais pensé à une récompense du genre privilège ou à quelque chose de plus tangible dans le 2e cas (il est du genre monnayable, malheureusement). Ça aurait été facilement réalisable, car la direction est très participative et supportante.


Le support

Parlons-en du support. Je suis aux anges quand la direction est assez supportante pour me dire, quand je lui ai dit que 4 élèves ont des travaux à terminer à la maison et que 3 d'entre eux ont aussi un mot aux parents à faire signer, car cela n'avait pas été signé la veille lors de l'écriture (et que les comportements ne ce sont pas améliorés, tiens tiens, mais que l'appel possible aux parents fait peur...), de lui donner la liste, et ce, devant les élèves, qu'elle s'en occupera demain.

Les élèves savent à qui ils ont affaire. Un regard suffit. Jamais rien qui vient à l'encontre d'une intervention de ma part, mais plutôt en support. Classe difficile, mais dans ces conditions je retourne m'importe quand!

Des directions en or comme ça, à date, j'en ai 3 en tête. Sur une vingtaine d'écoles visitées. 15%, pas beaucoup han. Les autres sont soit nuisibles et d,aucune efficacité (3-4 environ), certaines se foutent un peu de ce qui se passe avec un suppléant (3-4), et le reste navigue entre le support et le laisser-aller. Ces dernières sont déjà mieux que rien, mais bon.

Allez, je m'en vais me coucher, assez divagué!. Au plaisir de vous lire!

19 janvier 2007

Les dinosaures!

Hiver: Yoooooooupppppi de la neige pour mes sciences!!!

Hier j'ai fait mes sciences avec les élèves, selon la vraie de vraie démarche scientifique (abrégée là on s'entend). L'an passé, ça a été une vraie farce. À chaque jeudi et vendredi où je prévoyais faire mes sciences (qu'arrivera-t-il à un verre de neige dans la classe, dans le frigo et dans le congélateur?), bang le mardi ou le mercredi il pleuvait, où il y avait un redoux, ou d'autres trucs qui m'empêchaient de les faire pendant notre thème de l'hiver. Finalement pu finir par y arriver avant le mois de juin. Cette année, je ne l'avais pas prévu et mercredi j'ai profité de ma présence à l'école pour arranger mes flûtes et prendre mère Nature d'avance.

Cette année, devinez quelle est la thématique du mois de janvier, après cette très courte incartade du côté du thème de l'hiver qui a pris le bord dans l'horaire de l'année à cause du "pas d'hiver" qu'on avait?

Les gros lézards méchants!!!

J'aime ça embarquer dans ces trucs-là. J'aime surtout monter les ateliers, trouver des idées qui les intéresseront, trouver des livres et des histoires, aborder des connaissances.

Donc voilà; si jamais je chante "Les dinosaures, dinosaures/ Les dinosaures, dinosaures/ Les dinosaures, dinosaures/ Moi j'connais les dinosaures!"... ben... étonnez-vous pas.

Changement de sujet. J'ai eu tout un sourire hier. La raison? Mon Ti-Prout. Il découvre l'ordinateur. Rien de bien anormal, plusieurs enfants dans la classe n'ont pas d'ordi à la maison ou n'ont pas le droit d'y toucher. C'est correct. La différence entre eux et mon ti-Prout c'est qu'ils ont vu pleuvoir; ils ont été assez stimulés ailleurs et sur d'autres sujets pour que l'émerveillement soit normal, qu'ils découvrent et soient contents d'apprendre. Mon Ti-Prout, lui, c'est différent: on dirait qu'il vient de décrocher la lune en réalisant que c'est sa main qui, en bougeant la souris ou en pesant sur les touches, fait apparaître les nombres de 1 à 20 à l'écran. Le sourire de cet enfant... wow et ouf en même temps!!! Je n'ai pas pu m'empêcher de trouver ça beau, et de sourire de voir la lune dans ses yeux.

Ça a rattrapé le reste, ses difficultés conceptuelles, son incapacité à reconnaître les chiffres et tout. Je lui ai donné du "tutorat" pour l'activité; enseignement par les pairs, j'ai deux fillettes qui se battent pour l'aider sans faire pour lui. Au moins ça, pauvre chou. J'ai fait une sorte de portrait sociologique (demander à chaque élève les 2 personnes avec qui il voudrait être pour les ateliers et idem pour ceux avec qui ils ne veulent pas être). Constatation: Ti-Prout est rejeté ouvertement par le tiers des élèves, et aucun ne l'a nommé dans ses choix positifs. Et la maman continue d'angoisser (elle ne sait pas ça et il ne faudrait pas qu'elle le sache, en tout cas pas raide comme ça), mais ne retourne aucune des offres d'aide. Grrrr.

16 janvier 2007

Aaaaah la belle semaine

Je suis à la meeezon!!!

Non non, pas ma maison, mais mon école maison, mon école à moi toute seule. Je remplace trois jours dans une classe, avec des petits que je connais, que je vois apprendre comme des assoiffés et grandir depuis la dernière fois que je les ai vus (l'an passé), dans les bébelles d'une prof que je connais depuis longtemps. La belle vie quoi, pas peur de déranger, pas peur de toucher à quelque chose de pas correct. Je sais où je m'en vais. La belle vie quoi! J'ai même demandé à mes autres collègues des autres niveaux, qui veulent prendre une journée because les yeux cernés jusque là (vive les classes de 30 avec je ne sais trop combine de cotes pas comptées ou pas officielles) de se planifier leurs journées de maladie la semaine prochaine pour me donner une autre semaine à la mezzon.

Toujours spécial de revoir de mes anciens, ou des élèves que j'ai déjà vus. Je revois les élèves de telle classe d'accueil dispersés dans toutes les écoles du coin, je revois les élèves d'un remplacement, que ce soit de deux mois ou un an; certains sont déjà rendus en 6e année! Et je les avais en maternelle... Hallucinant comme le temps passe vite, me semble que c'était hier!

Autre avantage ( ou désavantage c'est selon): je peux faire mon 2e quart de travail direct à l'école après mon remplacement. Je descends dans la classe de mes ti-pous, je fais mes trucs, je planifie avec ma collègue le prochain thème (vive les gros dinos!!!), je fais mon matériel. Désavantage? Ouais ben... avantage pour l'avancement de la classe évidemment, mais côté temps, j'en donne plus que mes deux heures de TNP. Folle je suis, travailler en double. Bof, je travaillerais tout autant jeudi et vendredi, alors avantage de pas tout faire en même temps.

Bon, au dodo, si je veux pouvoir faire mes 2e quarts sans bâiller!

13 janvier 2007

Eh bin... voilà...

Jeeeee suiiiiiiis MALAAAADEEEEEUUUUUUHHHH
Complètement
MALAADEEEEUUUUUUUHH!!!!!!


... une semaine après le retour au boulot. Clap clap clap, félicitorchon. Fièvre vendredi pendant tout l'après-midi, mes élèves ont été super fin par contre surtout que je devais ramer beaucoup pour faire mes ateliers d'ordi (je suis en train de leur montrer à utiliser Word, alors c'est un accompagnement de tout instant pour plusieurs!).

Tout ça pour dire que, fièvre hier, fièvre aujourd'hui, gorge douloureuse.

Coudon il y en a combien des variantes de ce virus là?!?!?!

10 janvier 2007

De tout et de rien, étoiles en vrac

Je n'ai pas de sujet précis. Alors... 3...2...1... GO!

  • Qu'est-ce que j'adore m'entraîner... Il y a des jours où je pourrais y aller à reculons et que ça me tente moins; entre ça et la douceur d'un sofa où on s'évache, le choix serait facile. Sauf que... voilà... finalement, on se sent bien à s'entraîner, à faire près de 9 miles de vélo stationnaire en 30 minutes (wah ça va être trippant cet été!!!) et à avoir fait avant 60 minutes de poids et autres appareils sanguinaires. OUaip, je me sens bien. La fatigue de la journée s'est évacuée ailleurs, et là j'ai une autre sorte de fatigue. Mais surtout... ça paraît (légèrement, mais ça paraît!!!) sur le tour de taille, et sur la forme que j'ai. 4 étages à monter? Pas de problème!!! Dobby va vous faire ça sans trop s'essouffler 12 fois dans la journée, pis elle ne le sentira même pas.


  • Les classes combinées. J'en ai remplacé cette semaine. Combinée 3e-4e, ça va. 5e et 5e aussi. Ils ont une "certaine" maturité ou à tout le moins un minimum d'autonomie. Mais 1re-2e. Je lève mon chapeau bien haut et sur le bout des pieds à la prof, elle l'a l'affaire. Les 1res ont besoin de tout plein d'attention, ils ne sont pas si autonome que ça pour tant d'apprentissages. Et 2e, bien plus autonomes, mais pas encore assez pour rouler complètement tout seuls. Ce qui fait que.. pendant que je m'occupais d'une partie de la classe, l'autre finissait toujours par se désorganiser ou avoir besoin de quelques trucs pour comprendre. Bref... me semble que j'aurais lâché un cri viscéral pour ensuite aller m'accroupir sous une table en suçant mon pouce. M'enfin, pas pour de vrai, mais c'était mon sentiment intérieur. Faut dire que la prof est tellement très organisée que c'est quasiment impossible d'entrer dans cette routine, alors tous les ptits pépins qu'elle n'aurait pas m'arrivent. Et, aussi, je crois fermement qu'elle a développé depuis septembre certains clones de ses membres et organes d'enseignement: 4 bouches, 6 paires d'oreilles, 4 bras et 2-3 têtes de surplus!


  • Le sommeil... dur à reprendre mes habitudes de sommeil. Franchement dur. J'ai encore le beat des vacances. Et je baille, pas aux corneilles cependant. Je viens d'apprendre grâce à Antidote qu'on ne "baille" pas aux corneilles, mais qu'on "baye" aux corneilles. Cela veut dire "perdre son temps en regardant en l’air, bouche bée; avoir la bouche ouverte." Je ne regardais pas en l'air, je ne perds pas mon temps, mais j'ai la bouche ouverte. Un sur trois, pas assez pour mériter l'expression! Faut vraiment être fatiguée pour déblatérer un paragraphe complet là-dessus! Baaaaaiiiiiiillllle!


  • New York ne prend PAS de trait d'union. Dans une annonce de Michel Lauzière à la télé (celui qui invente plein de gogosses et d'instruments à partir de n'importe quoi), on voit un grrroooooos NEW-YORK apparaître entre Paris et MOntréal ou je ne sais plus quelles villes. Je dis ça à ma mère qui me dit, bien oui, c'est comme Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse. Je lui dis non, le trait d'union est une règle de français lorsqu'un nom de lieu est composé de plusieurs parties. Mais, pas sûre de mon affaire, je suis allée vérifier dnas mon Larousse côté droit des pages roses. Et chanceuse la fille: tombée directement sur une page avec une carte de l'Amérique du Nord en ouvrant. SCHLAK hihi. Et j'avions raisin!!!!!! Si j'en parle, c'est que c'est une faute assez courante, et de voir cette faute à la télé, bien, ça me les scie un ptit peu. Alors, rappelez-vous chers lecteurs: New York est anglais, et un nom propre, alors il reste comme à son origine. (surtout qu'il n'a pas d'équivalent français).


  • J'aime voir qu'on me désire pour mes talents de suppléantes... bon j'ai hâte que ce soit pour mon corps, mais bon ça va venir un jour! Et j'aime encore mieux voir que, effectivement ils ont raison de me vénérer. Ce n'est pas très gentil pour les suppléants concernés, mais quand je vois que j'ai le contrôle d'une classe comparativement à ce que je vois lorsqu'ils sont avec une autre suppléante pourtant supposé de faire la route depuis un bout... fierté mal placée! Et ici, je le dis tout de suite, quand il s'agit de suppléants à leurs premières armes, je ne compare jamais, ni quand moi-même j'ai trouvé la classe affreuse. Dans ces temps-là, je compatis à cent milles à l'heure! Mais sinon... méchante Dobby! Péché d'orgueil!!!


  • Un ours qui tousse en suçant son pouce.
    Un écureuil qui m'fait un clin d'oeil
    Une marmotte qui ferme la porte!

    07 janvier 2007

    Les ptits bonheurs

    Il me reste un peu plus que 24 heures avant le retour au boulot. Une chance, je retourne en pédagogique! Le temps qu'il faut pour planifier avec ma collègue, ramasser les décorations de Noël, faire le ménage de ce qui a été laissé en plan because trop pressée de partir. Qui a dit que les pédagogiques ne servaient à rien... soupir.

    Et maintenant, comme promis, je copie Unautreprof avec sa liste des petits bonheurs. La voici :)

    • Trouver ENFIN des jeans taille forte 24-26 qui ne sons PAS taille basse. Oui les amis, ça a l'air qu'il faudrait que je réussise à porter élégamment, malgré mes "quelques" kilos en trop, quelque chose qui m'arrive sur le bord de la ... et me fait la craque du déménageur même debout, parce que c'est la mode et qu'il n'y a quasiment rien que ça 98% du temps que je gagasine. Alors, quand je trouve le jeans rêvé, à 25$ au surplus chez Walmarde(comparé aux 50$ de chez Pennington)... j'en prends 4!!!!
    • Taquiner mon père
    • Me faire dire que je suis belle, que j'ai de belles rondeurs, que.. bref, vous voyez le genre!
    • Me faire dire que mon prénom est beau et original
    • Me faire dire que je fais du bon boulot, que la classe a jamais été aussi calme (des fois, je me demande qu'est-ce que ça doit être quand ce ne l'est pas), me faire dire qu'on est content de me voir arriver.
    • Un gros câlin de mes élèves lorsqu'ils partent dîner ou en quittant à la fin de la journée
    • Chanter, juste chanter pour chanter.
    • Mettre plein de cd de musique (de Grégory Charles et Pierre Lapointe à Jamiroquai en passant par System of A down, Nickelback et Linkin Park) en pédago pour travailler en dansant, chantant, trashant, name it.
    • Avoir les larmes aux yeux tellement le spectacle de fin d'année est ... tellement les enfants qui font le "pestacle" sont... (snif) !!!!!
    • Aller voir un film, qu'il soit fort en messages, léger, divertissant, magnifiquement fait, bien ficelé, etc. Idéalement en bonne compagnie, mais bon... Et étonnamment, même en très bonne compagnie je me rappelle tout le film.
    • Lire un Harry Potter qui vient tout juste de sortir sur les tablettes, et lire compulsivement... surtout si mon père est allé le chercher et qu'il revient tard avec, genre 23h, et que je le lis jusqu'à 1h du matin, que je travaille le lendemain, et que ',amène le livre le lendemain pour faire pour UN dîner dans l'année mon antisociale (qu'est-ce que mes collègues ont ri!) en restant avec mon lunch dans ma classe pour continuer ma lecture... et finir les 900 pages en 3 jours! Yeaaaaah baby!!!
    • Lire tout court, confortablement installée.
    • Terminer un sudoku en moins de 10 minutes.
    • Embrasser... se coller... la tendresse de...
    • M'effoirer dans une piscine et me laisser flotter sans efforts aucun (dans ce temps-là je me félicite de mes quelques kilos en trop), les oreilles dans l'eau et les yeux fermés.
    • M'entraîner 3 fois par semaine (vive la solitude d'être dans sa bulle tout en se faisant du bien).
    • Manger une vraie bonne palette de chocolat, noir, corsé, avec différents effluves (Vive les Madagascar, les Equador et autres chocolats fins et noirs de Lindt à plus de 55% de cacao!)
    • Cuisiner et, ô grâce, réussir une recette que j'ai improvisée en consultant plusieurs recettes.

    Je crois que c'est tout.

    06 janvier 2007

    Bonbon, ti-prout et compagnie!

    Je reviens bloguer, la petite pause a été bénéfique. Eh oui, c'est vrai, ce n'est pas toujours le bonheur le temps des fêtes. Ça a été un petit peu down pour un de mes proches (en fait, le down vient d'avant, vive l'accumulation), ça a été un peu dur pour tout le monde, mais finalement, on remonte et ça va mieux.

    Donc maintenant, résumé de ma semaine avant les vacances, rapido prestone pour ne pas non plus que ça soit plate et laborieux, surtout avec le retard.

    • La dernière semaine en suppléance a été so-so. C'est normal, mais ça rentre dedans pareil. J'ai déjà vu pire, sauf que quand déjà on n'a pas le goût de se faire "pitcher" et plutôt le goût de prendre ça molo, ce n'est pas joyeux. Par contre, petit cadeau: j'ai passé un après-midi dans mon école de travail, car on n'avait rien à me donner pour ça. J'ai donc pu participer à une des grosses activités des festivités de Noël, un jeu à la grandeur de l'école, avec mes ti-pous et avec les plus vieux qui m'aiment bien (et qui aime bien déconner de manière contrôlée!)!
    • Deux dernières journées avec mes ti-pous. Excités vous dites?... À peine... J'ai réussi quand même à tout emballer et terminer pour le traditionnel cadeau aux parents, et ça, en un après-midi. Faut dire que j'avais passé les deux semaines précédentes à tout bricoler dans mes deux jours (je suis folle... folle à lier et le pire c'est que je recommence à chaque année!!!) Le matin, c'était party pyjama à la grandeur de l'école avec film et déjeuner. Vendredi, spectacle de l'école. Pièce de théâtre profs élèves, avec incorporation des numéros des élèves (danse chant, art dramatique, musique). Vraiment génial. Mes ti-pous et ceux de l'autre classe ont fait une belle chanson d'ouverture. L'après-midi, c'était devant les parents... qui ont eu tous un aaaaaaaahh à la bouche... :)
    • Mon Ti-Prout... deux fois dans la semaine sa mère est arrivée avec 1h15 de retard. La première fois, passons (quoique...): l'excuse était qu'elle était à la clinique avec le plus jeune... mais qu'il n'y avait pas de téléphone pour avertir. Sauf que le jeudi, la deuxième fois, je ne l'ai pas trouvé drôle. Encore 1h15 passé, le petit a faim, il est souriant, mais en même temps qu'il se résoud à la situation, on voit qu'il a hâte, qu'il attend, qui veut maman... L'excuse? En train de magasiner. Déjà que j'étais pas de bonne humeur, là... j'aurais voulu péter ma coche, mais la direction d'école a fait le message à ma place (nous nous relayions auprès du petit) ce qui m'a permis de respirer. AAAAARRRGGGHHHH franchement!!! Le petit est super anxieux, toujours en train de se déprécier, insécure au coton... no wonder!!! Je veux bien croire, je comprends, maman a pas de moyens, de ressources, de manière de faire autrement, sauf que... zut! Des limites!!! Je comprends le désarroi, je l'ai vu dans la figure de la maman, qui faisait tout pour éviter de nous regarder... Quand même, je veux crier "laissez-vous aider bordel"!!!

    Et ces deux jours, plein de cadeaux de mes élèves. Des cartes, des chocolats (et d'excellents), une recette en pot (ceux qui écoutent Clodine comprendront le principe), des trucs mignons et utilitaires qui sont allés rejoindre mon trousseau de cuisine. Pas de bibelots, pas de chandelles, rien du Dollorama. Lol... oui, je sais, c'est cheap de ma part, et des fois les parents n'ont pas de moyens, et c'est correct là. J'aime les bibelots (ramasseuse!!!), mais au moins qu'ils soient mignons (et il y en a des mignons au Dollaramoune!). Et les chandelles, idem. J'aime mieux ne pas en recevoir que recevoir des gogosses qui puent. Je devrais faire comme ce prof que je connais, qui utilise une activité parue dans un ancien livre de français intitulée "Le cadeau idéal à mon prof".... et il fait passer son message gniark! "J'aime mieux rien recevoir que de recevoir des gogosses ou des affaires cheaps!". Quoique... j'aimerais mieux rien recevoir du tout point, surtout que des fois je sais combien ça coûte; déjà que les élèves soient là et m'apportent tant c'est assez... mais c'est sûr que ça fait chaud au coeur ;).

    Finalement... je n'ai pas respecté mon "ça sera pas assommant". Au diable!

    Prochain message: je copie Unautreprof avec sa liste des petits bonheurs.

    28 décembre 2006

    De retour... en janvier probablement

    Je voulais écrire, écrire sur mes deux dernières journées de bonbons à l'école, sur l'esprit de Noël, sur ce ti-pou "Prout" dont j'ai déjà parlé dont la vie me chavire, m'a chaviré justement dans ces derniers jours. Écrire aussi sur le beau Noël calme et tranquille, super simple mais pour lequel j'ai cuisiné les "plusssses meilleurs poitrinde de canard du monde entier" pour moi et mes parents, me vanter de mes cadeaux...

    Mais là, je n'ai pas envie, juste pas envie d'écrire (à part pour vous dire que je n'ai pas envie). Différents événements m'ont chamboulée dernièrement, quelqu'un dans ma famille immédiate a besoin d'aide, de support, de présence.. de je ne sias pas quoi en fait vu qu'il ne nous dit rien, qu'on découvre petit à petit... alors l'école, les réflexions sur l'enseignement et le blogue prennent un peu le bord. Vous m'excuserez ;)

    Joyeuses Fêtes à vous tous!

    08 décembre 2006

    Le plusse beau pestacle!

    J'ai été choyée ce matin...

    J'ai assisté à la plus belle représentation de théâtre de marionnettes que j'ai vu de toute ma vie. Deux enfants, dont une petite assez gênée habituellement, ont monté pendant les ateliers un petit spectacle avec les marionnettes de Noël. C'était le but, remarquez, leur donner la chance de le faire, ils adorent ça.

    Mais c'est quand j'ai vu ma petite D., qui de toute gênée est devenue à l'aise à faire évoluer sa marionnette, qui "entertainait" les autres enfants qui lui répondaient, à elle et à son copain de jeu. Ils avaient vraiment organisé leur spectacle, les répliques, les situations, géraient leur espace mieux que des étudiants au bac en éducation au cours à option "Jeu et marionnette 101". Bon d'accord, ils ont un peu copié ce que j'ai fait pour leur montrer comment ça fonctionnait la veille, mais pas grave, car c'était encore plusse mieux que moi. Version améliorée. Et ensuite, la plus belle récompense pour eux ont été les applaudissements. Et ma récompense, pour avoir couru autant pour organiser ma part d'ateliers, ça a été son sourire à D. Surtout quand je lui ai dit qu'elle avait du talent, qu'elle était bonne avec les marionnettes. Le méga sourire! Avec un gros merci et quelques sauts de joie avant de partir d'un pied léger au dîner. Wow! Ça a fait ma journée tout ça.

    Elle a du talent, vraiment. Ce sont les premiers balbutiements probablement, mais oui je suis sûre qu'elle en a. D'où vient cette certitude? De pas grand-chose: du fait que j'ai vécu, pendant quelques secondes, ce genre de moment rare où il y a un flottement dans l'air ou un rayonnement dévoilant qu'on est devant un futur phénomène. Peut-être que je me trompe, elle n'a que 6 ans, mais... non... je suis pas mal sûre de ma shot. Cosmiquement sûre hihi.

    Je vous l'ai dit, Noël c'est magique!

    03 décembre 2006

    Le Père Nouel il est magique!

    Mise en situation.

    Pour "fêter" la fin d'un mois de novembre on ne peut plus sombre, j'ai commencé à ENFIN parler de Noël (je dis enfin, car j'adore cette fête et j'ai toujours hâte au 1er décembre, car c'est ZE date pour débuter la vraie de vraie féérie, capitche, pas le 31 octobre à 19h!). Bref, le 31, pour émoustiller mes ti-pous (qui étaient déjà très émoustillés par la pression atmosphérique!!!), j'ai débuté une carte d'exploration (on écrit sur la feuille toutes les idées qui sortes en rapport avec Noël).

    On en vient finalement au lien Père Noël et cheminée. Je demande aux enfants ce que le Père Noël devra faire s'il n'y a pas de cheminée.

    -Élève Je-sais-tout: Ben il va passer par la porte! (air de dire ben là tout le monde sait ça!)

    -Élève imaginative: NON!

    -Moi: Han? Comment non?

    -Élève imaginative: Ben, il fait de la magie pour entrer où il veut et faire ce qu'il veut faire!

    -Moi: Aaah... c'est une option. La cheminée, la porte ou la magie (remarquez ici la tentative de corroborer toutes les versions explicatives de tous les parents de ma classe).

    - Élève membre des sceptiques du Québec: Ben là, ben non ça se peut pas.

    - Moi: Ben, non ça pourrait être possible. Écoute, à la largeur qu'il a de fesses... (me montrant en exemple), tsé, faut bien qu'il fasse quelque chose, surtout si la cheminée est pas plus grosse que ça. Non.. moi je dis que ya qqch qu'il fait. Ou bien il est fait en caoutchouc et il peut s'étirer pour pouvoir passer...

    - Élève membre des sceptiques du Québec: ...

    -Élève Blondinet: Regard l'air de dire je suis crampé intérieurement...


    J'adore rentrer là-dedans avec les enfants, n'en déplaise à bien des psys de cette terre.

    Les enfants sont rendus trop terre-à-terre justement à cause de vous zautres.

    Laissez-les rêver et croire en quelque chose. Bientôt, ils ne croiront plus en grand-chose, sauf en eux si on leur en laisse la chance. Et je me dis, comment croire en nous quand on n'a pas pu croire à bien d'autres choses comme étant des possibilités.

    Food for thoughts!

    29 novembre 2006

    Vais m'essayer...

    Bon, ya du monde qui s'en ennuie, et moi-même je m'ennuie de mon modèle tout de lune vêtu.

    Donc, la prochaine affaire que j'essaie de faire, ça va être de personnaliser mon template en jouant avec un des templates ben simple de Blogger. J'ai mon ancien template en main... vais m'arranger pour retrouver ttttooooouuuuuuuuuus les trucs visuels.

    C'est kiiissski va gagner????

    MOUAH!

    23 novembre 2006

    Bulletins et larmes

    La remise des bulletins de cette semaine est enfin passée. Wah... 13 heures en ligne. Une chance que ce n'est pas à tous les mois les bulletins.

    Une chance aussi que je partage le poste, car comme ça la collègue que je remplace a écrit une partie des bulletins et moi l'autre. Pour la soirée de rencontre, on a travaillé les deux ensembles. mais à la fin, pour simplifier les choses pour certains, on a rencontré séparément 3-4 parents.

    Bilan de cette rencontre? Du soulagement pour certains qui appréhendaient pour diverses raisons cette première année de scolarité, pour d'autres de la frustration (bien quoi, les enfants n'apprennent rien au préscolaire, on devrait mettre leur enfant en première année, on ne devrait pas avoir à vouvoyer à l'école, alouette!).

    Mais ce qui m'a le plus touché, et pourtant j'en ai vu des gens démunis, j'ai travaillé dans des milieux défavorisés.... Une maman monoparentale qui comme on dit varge dans le tas, mais qui n'a pas les moyens ni humains ni intellectuels ni monétaires d'aider son ti-pous à aller plus loin, à aller chercher tous ces acquis qu'il n'a pas et qui lui manquent pour pouvoir ne serait-ce que suivre les autres. Elle est à bout, avec ses enfants, elle trouve ça difficile, elle sait qu'elle a besoin d'aide, mais... l'idée d'aller la demander est insoutenable pour elle, c'est un gros dilemme. Elle sait qu'elle en a besoin, sauf qu'elle a probablement peur d'être jugée, bien qu'hier nous ayons tout fait justement pour ne pas le faire en passant par le peu de désir qu'elle a déjà exprimés. Faut dire qu'elle a aussi peur de se dévoiler, une pudeur qui fait qu'elle est réticente à se montrer. Quand elle échappe une information sur un pan de sa vie, on voit qu'elle voudrait la ravaler, alors imaginez hier elle devait se dire qu'elle aurait dû se la fermer. Bref, elle demande, mais quand on offre ouf, dur dur.

    Et l'émotion qui va avec tout ça est sortie hier, calmement, silencieusement. Alors qu'on lui parlait de son enfant, un enfant merveilleux, battant, souriant et agréable, mais qui se retrouve souvent au tapis sans le bon équipement pour faire face à la vie. Une chose est sûre, elle l'aime son fils. Ma description est à des kilomètres de ce que j'ai vu dans ses yeux hier, de l'amour au découragement, de la force à la fragilité. Une chose par contre que je peux dire sans problème: depuis hier, je crois sincèrement que les larmes silencieuses sont les plus crève-coeur et les plus criantes, les plus vibrantes de vérités. Surtout lorsqu'elles sortent toutes seules malgré nos deux mains dans les yeux...

    18 novembre 2006

    Aaaatcchh.....beurk!

    Laissez-moi vous parler d'un des avantages du travail d'enseignante.

    Les microbes
    Les virus.
    Les bactéries.
    Toutes les bebites microscopiques qui nous collent à la peau dès qu'on passe le pas de la porte.

    Je les imagine très bien ces bestioles, attendant sur le bord de la porte.
    "Regardez les boys!!! Un prof!!! Ça va nous changer des p'tits morveux!!! Hooooooooo les gars on a frappé le gros lot!!!!! C'est une suppléante, toute neuve et toute naïve, et en plus, toute jeune dans sa carrière. On va faire le paaaarrrrtttyyyyyy!! À l'aaaaatttaaaaaaaaaaque!!!!!"

    M'enfin, j'exagère un peu, mais c'est à peu près le topo. On dirait que ça nous saute dessus dès qu'on met le pied dans une école. BANG on est malade. Bon d'accord, je généralise peut-être, mais ça s'applique au moins à mon cas.

    Selon une amie, prof à la retraite, qui y a goûté pas pire au début de sa carrière, j'en aurais pour 5-6 ans avant de pouvoir être immunisée. Et il semble bien que le risque décuple selon le nombre d'écoles visitées. Depuis le début de l'année, j'ai enfilé rhume, sinusite, rhume pour en être rendue à la gastro. Et la gastro, je sais que je l'ai choppé à l'école où j'étais mardi, car il y en avait eu des tonnes de cas la veille (pauvre concierge...). Malheur... quand je pogne une gastro... je la pogne très solide.

    Non mais j'ai-ti hâte d'être immunisée. J'hais ça être malade. Mais surtout j'hais ça m'absenter, ça tombe toujours au mauvais moment. En plus, avec la situation actuelle, quand la suppléante s'absente ça va mal. Il n'y a personne pour remplacer la suppléante, alors mes ti-pous ont eu la ronde des RU (remplacement d'urgence). Une chance que mes collègues sont géniaux par contre, alors je sais que ça a bien été.

    En tout cas, je vais penser positif. Au moins, j'ai eu la marmicelle (avec complications) quand j'avais 11 ans, et la scarlatine version adulte alors que je faisais mon deuxième stage. Me reste donc moins de maladies infectieuses à attraper, plus les 52000 versions du rhume et de la gastro. Mon système immunitaire va être top shape.

    Sur ce, je vous laisse pour mieux avoir mal en éternuant ma fin de rhume. Ouais, une gastro ça me fait pas, j'ai mal partout à force de... bah je vous épargne les détails ;) Mais c'est violent dans mon cas.

    Bon restant de fin de semaine!

    08 novembre 2006

    Vive la pouésie!!!

    Voici un pouème (appelons ça comme ça, je n'ai pas la prétention de faire des poèmes hihi) que j'ai eu la chance de "cogiter" dernièrement. Beaucoup d'inspiration disons!
    Voici l'oeuvre


    Au yâble les enfants, perdons pas d'argent!!!

    D'une classe barouettée
    D'un suppléant à l'autre au gré des journées
    L'histoire laissez-moi donc vous raconter!
    Certes, il y a une grave pénurie de suppléants qui a été créée,
    Pauvres enfants qui doivent en écoper!

    Mais de cette question il ne sera pas (ou presque pas) traité
    Car contre cela il est difficile de lutter
    Surtout que d'un autre problème complexe cette pénurie a été héritée.
    Non, il sera plutôt ici traité
    Des gens de bonne volonté.

    Alors que depuis les jours derniers,
    Des élèves avaient vu arriver
    Un suppléant pour la semaine suivante prêt à rester
    Malgré qu'ils l'avaient un peu terrorisé
    Voilà que d'un coup ils ont dû se taper
    Un autre visage peu familier.
    Un énième suppléant qui leur casserait les pieds.

    En effet, quelque part il avait été décidé
    Que nul suppléant contractuellement lié
    Ne saurait être à rien faire payé
    Aussi coût(e) que coûte fallait-il le placer
    Comme si aux enfants il ne fallait surtout pas penser!!!

    Alors au suppléant prêt pour la semaine entière à se présenter
    Un "reste chez toi" a été dit sans hésiter.
    Au suppléant contractuel on a expliqué
    Tout simplement qu'il fallait le placer
    Et pour le tout finaliser
    Il aurait été dit à la direction qui l'a gobé
    Que le valeureux suppléant des jours passés
    Ne pouvait juste pas se présenter
    Telle journée.

    Morale de cette histoire sans moralité?
    Au diable la stabilité
    SHOW US THE MONEY!!!
    Non mais de kossé???!!!???
    Déjà qu'il y ait une pénurie de suppléants, faudrait peut-être commencer à penser
    Et le bal des suppléants arrêter
    Quand on en a la possibilité!!!

    Les enfants sont tannés...
    Bafoués...
    Barouettés...
    Mal aimés...
    Dans leur développement arrêtés

    Les parents sont écoeurés
    Ils ne savent plus à quel saint se vouer.
    Les directeurs d'écoles n'en peuvent plus de se rebeller
    Et de bord se faire virer.

    De son côté
    Un suppléant de son contrat est écoeuré
    Et à la limite il pourrait se considérer désillusionné
    Si sur les hauts placés
    D'illusions humanitaires il avait déjà été habité.
    Il a envie de sacrer et de gueuler
    "Coudon, je suis pas supposé être un boulet monétaire à placer,
    Mais plutôt être là pour enseigner et les élèves faire avancer
    Pendant que leur enseignant régulier
    A à s'absenter.
    Je ne suis pas là pour au yoyo faire jouer
    Des enfants qui ont saprément hâte de reprendre pieds
    Et qui du cash à dépenser
    Pour y arriver
    N'ont rien à glander!!!
    Bon sang quelle estime démontre-t-on de mon métier
    Si à un compte en banque à gérer
    On n'arrête pas de me comparer!!!"

    De son autre côté
    Un autre suppléant bien intentionné
    Par la situation est probablement démotivé
    Démoralisé
    Lui aussi est tanné
    De se faire jouer
    Et comme un bouche-trou se faire traiter
    Alors que lui aussi veut enseigner
    Et aux enfants son meilleur donner.
    Aussi depuis peut-être n'arrête-t-il pas de se demander
    "Mes collègues qui de commissions scolaire ont changé
    Devrais-je imiter???
    Ailleurs serais-je mieux traité?
    Ou la profession à la limite faudrait-il abandonner
    Pour ailleurs retrouver
    Ce sentiment d'une plus grande utilité???"

    La situation n'en finit plus de se complexifier
    Et avec toute cette histoire on risque d'en rajouter.
    Au diable les valeurs et ce métier.
    Au diable les personnes impliquées .
    Au diable la reconnaissance et la validité
    Pour ce si beau et humain métier.
    ALL WE WANT IS MONEY!!!